‹ Voyage scientifique dans l'Archipel Malais (volume 2)Chapitre 165 sur 218 · Calamaria Picteti n. sp · texte numérisé non relu

Calamaria Picteti n. sp

PI. XXV. Fig. 1 à 3.

Kostrale aussi haute que large, visible en regardant la tête d’en haut. Frontale à six pans, aussi large que longue, plus courte que les pariétales, dépassant légèrement en longueur la distance

M.-CJ. PEKACCA

qui la sépare du bout du museau. Plaque sus-oculaire très petite ne dépassant pas en largeur le quart de la largeur de la frontale. Une plaque préoculaire et une postoculaire. Labiales supérieures au nombre de six, dont la 5me est la plus grande et la 3me et 4ra,i sont en contact avec l’œil. Plaque mentonnière séparée des plaques intersousmaxilJaires par les deux premières labiales inférieures qui se touchent sur la ligne médiane. Deux paires de plaques intersousmaxillaires en contact sur la ligne médiane; celles de la première paire dépassent, presque du double, la longueur des plaques de la 2me paire. Six labiales inférieures dont les trois premières en contact avec la première paire des plaques intersousmaxillaires. Œil très petit dont le diamètre est compris environ trois fois dans la distance qui sépare l’œil de la narine et est plus court que la hauteur de la lèvre au-dessous de l’œil. Ecailles dorsales en 13 séries longitudinales; gastrostèges 157 ; anale simple ; urostèges 22 (sur deux rangs). Queue très courte, très peu atténuée à son extrémité, à bout subconique.

D’un brun clair presque uniforme (plus sombre sur la tête) en dessus et en dessous. Sur les parties supérieures on remarque à partir de l’occiput une série de 31 taches noires transversales, plus développées dans le sens antéro-postérieur sur le quart antérieur du corps où elles occupent en moyenne de 4 à 6 séries successives d’ écailles, très étroites en arrière (2 — 3 écailles). Sur la queue on remarque de 3 à 6 taches transversales, plus ou moins fondues entre elles de façon à former sur la partie postérieure de la queue une bande longitudinale à. bords irréguliers. On voit quelques petites taches noires sur la lèvre supérieure, une tache noire oblongue qui occupe la plus grande partie des 4me et 5me plaques labiales et des taches irrégulières sur la région temporale. Sur les lianes, on remarque une sorte de ligne longitudinale noire, entrecoupée, très irrégulière, formée par des petites taches noires contiguës, qui, sur la partie antérieure du corps, occupent la ligne de jonction entre les gastrostèges et la

REPTILES ET BATRACIENS

série externe des écailles dorsales et se relève en arrière sur les flancs en passant entre les deux séries externes d’ écailles longitudinales. Les gastrostèges de la partie moyenne du corps sont d’un blanc sale. Un certain nombre d7 écailles dorsales se présentent colorées de même en blanc, sans former entre elles des dessins réguliers.

Longueur du corps : mm. 154 ; longueur de la queue mm. 15.

Un seul sujet, de Sarawak (Bornéo).

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