‹ Voyage scientifique dans l'Archipel Malais (volume 2)Chapitre 24 sur 218 · fju · texte numérisé non relu

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0,25 millim.

largeur, totale :

CAMILLE PICTET

est beaucoup plus large et évasé en forme de trompette. Les hydranthes sont aussi plus gros et présentent un étranglement bien marqué au-dessous de la zone tentaculaire. On remarque sur les hydrophores la couronne de petits points caractéristique de ce genre.

On pourrait croire que cette espèce n’est qu’une forme jeune d 'Halecium halecinum L. var. minor , mais cela n’est certainement pas le cas, la forme des hydrophores étant très particulière chez Halecium Immile et beaucoup plus évasée que chez B. halecinum.

Cet Hydraire vit sur de vieux pilotis, des Éponges, etc., à la limite des basses mers ; elle est excessivement grêle et molle, très transparente et échappe facilement aux regards de l’observateur. Ses tiges sont tantôt simples, tantôt portant une ou deux courtes branches terminées chacune par un seul hydranthe. La hauteur totale de la colonie ne dépasse pas un demi-centimètre.

Les gonophores n’étaient pas développés dans les exemplaires que nous avons récoltés.

Famille Campanularidae.

Obelia Péron et Lesueur.

Obelia geniculata Linné.

Sertularia geniculata Linné, Syst. Nat., édit. Gmelin, p. 3854, nu 21.

Obelia geniculata Hincks, Brit. Hydroid Zoophytes, p. 149, pl. fig. 1.

La méduse de cette espèce ( Obelia lucifera H.) est très commune dans la baie d’Amboine. Nous en avons trouvé une seule fois le polype sur des Algues, à quelques mètres de profondeur. Il était absolument identique au type européen et cette espèce est trop connue pour que nous ayons à la décrire ici. Elle se trouve répandue dans la plupart des mers du globe.

HYDRAIRES d' AMBOINE.

Obelia bidentata Clarke, var.

PI. I. fig. 20 et 24.

Obelia bidentata Clarke, Trans. Connecticut Acad. vol. H. 1870. p. 58, pi. 0, fig. 2.

Trophosome. Hydrorhize rampante, fi li forme , réticulée; hydrocaule simple, mince, plus ou moins ramifié, portant 3-6 anneaux au-dessus de chaque nœud.Pédoncules des hydrothèques courts, annelés sur toute leur longueur ou seuleme.pt sur une partie; hydrothèques profonds, assez étroits, souvent striés longitudinalement; bord garni de 10 à 12 dents à deux pointes.

Gomsome. Gkmothèques en forme d’entonnoir profond, naissant sur la tige à la base des pédoncules des hydranthes. Ils renferment une rangée de 4-6 bourgeons médusoïdes plats, à nombreux tentacules.

Dimensions. Hauteur totale :

Hydrothèque, longueur :

diamètre :

Gonothèque, longueur :

diamètre :

0,5 millim.

0,25 0,30 millim.

0,5 millim.

0,22 millim.

Habit. Port d’ Amboine, zone des Laminaires, sur une Clavellina. Long Island (Clarke).

Couleur. Blanc jaunâtre.

Quoique les exemplaires récoltés à Amboine ne concordent pas exactement avec la description de Clarke, nous ne croyons pas cependant qu’il y ait lieu d’en faire une espèce distincte. La principale différence réside dans la taille ; en effet, les colonies récoltées à Amboine sont très grêles et ne dépassent guère un centimètre, tandis que Y Obelia bidentata de Clarke atteint jusqu’à 15 centimètres de hauteur et sa tige est fasciculée. Il est très possible cependant que cette différence de taille soit due à

CAMILLE PIC-TET

des circonstances climatériques, comme cela arrive pour beaucoup d’autres Hydraires tropicaux de petite taille, ou bien encore que nous ayons affaire à de jeunes colonies.

La forme d’Amboine ressemble aussi beaucoup à la Campa nulariaÇ?) spinulosa deBALE1 et cet auteur dit lui-même que son espèce n’est peut-être qu’une variété ou une forme jeune de VObelia bidentata Clarke. Cependant, comme il n’a pas observé les gonophores, il est impossible de se prononcer avec certitude, car on trouve souvent chez les Campanularides des espèces dont le trophosome est presque identique, mais que la conformation des bourgeons sexuels oblige à placer dans des genres distincts.

VObelia O ) bifurca Hincks2 se rapproche aussi beaucoup de Y O. bidentata Clarke et nous paraît devoir être probablement réunie à cette dernière espèce, car elle ne s’en distingue guère que par ses hydrothèques un peu plus allongés. Mais l’absence des gonothèques nous empêche également de les réunir pour le moment. Lorsque nous connaîtrons mieux les organes reproducteurs de toutes ces formes voisines, il est à espérer que le nombre des espèces pourra être considérablement réduit.

Glytia Lamouroux (in part.).

Trophosome . Tige simple ou ramifiée, quelquefois fasciculée. Hydrothèques campanulés,pédonculés, avec la cavité del’hydranthe distincte de celle du pédoncule, généralement à bord dentelé, sans opercule. Hydranthes allongés, rétractiles, avec hypostome en trompette entouré d’un verticille de tentacules filiformes.

Gonosome. Gonothèques naissant sur la racine ou sur la tige,

1 WM. B ait:. Ou some new and rare Hydroida In the Australian Muséum collection. Proc. Lion. Soc. N. S. Wales, vol. 3, 2e sér. p. 756. pl. 12, fig. 5-7.

2 Th. IIincks, Hydroida of the Merqui Àrchipelago, etc. Journ. Unn. Soc. London, vol. 21, 1887, p. 133, pl. 12, fig. 1.

HYDRAIRES D'AMBOTNE. 27

renfermant une ou deux rangées de gonophores produisant des méduses en forme de cloche profonde, du type Eucope.

Ce genre se rapproche beaucoup du genre Obelia par la forme du trophosome et ne s’en distingue guère que par les méduses, qui, au lieu d’être aplaties, sont en forme de cloche profonde déjà dans rintérieur des gonothèques. Il y aura très probablement lieu d’établir des divisions nouvelles lorsque l’on connaîtra mieux le développement des différentes espèces dont certaines méduses rentrent dans les genres Eucope et Eucopium, d’autres dans les genres Tiaropsis, Epeuthesis , etc. Usera bon alors de réserver le nom de Clytia pour les espèces dont la forme médusoïde appartient au type Eucope .

N’ayant pu observer les méduses libres et complètement développées chez les espèces décrites ci-dessous, nous les réunirons toutes provisoirement dans le genre Clytia. Chez toutes ces espèces, le développement des gonophores était suffisamment avancé pour reconnaître, par la forme des bourgeons médusoïdes, qu’il ne nous était pas possible de les placer dans aucun autre genre de la famille des Campanulaires.

Le genre Clytia , dont on ne connaissait jusqu’à présent que deux ou trois espèces de petite taille et peu ramifiées, se trouve ainsi beaucoup agrandi et nous y rencontrons maintenant des formes bien ramifiées, comme dans les genres voisins Obelia et Campanularia. Remarquons que chez toutes les espèces de Clytia décrites jusqu’à présent, les hydrothèques possèdent un bord dentelé.

Les gonothèques naissent tantôt sur les racines, tantôt sur la tige et renferment des bourgeons médusoïdes disposés, soit sur un rang, soit en verticilles de deux, alternant à angle droit. Ces bourgeons en forme de cloche se distinguent à première vue de ceux du type Obelia qui sont aplatis.

Le développement ultérieur des méduses n’a. pu être étudié.

ÜAMIL.LE PICTET.

Clytia Johnstoni Aider.

Campanularia Johnstoni Aider. North. Durham Catal. Trous. Tynes. K. C. v. 5, p. 12ti; pl. 4, fig. 8.

Clytia Johnstoni Hincks, Brit. Hydroid Zoophytes , 1868, p. 143, pl. 24. fig. 1.

Les exemplaires de cette espèce récoltés dans la baie d’Amboine,sont en tous points semblables au type habitant l’Europe, sauf que les tiges sont généralement moins annelées. Dans les exemplaires provenant de la Méditerranée, la tige est quelquefois annelée sur toute sa longueur, tandis que chez ceux d’Amboine, il n’y a, dans la règle, que 19-20 anneaux à la base de la tige et 3-6 au sommet. Du reste, dans la forme européenne, les anneaux de la partie médiane sont toujours moins marqués qu’aux deux extrémités et souvent même ils manquent complètement. Cette espèce peut être regardée comme étant cosmopolite. Elle habite toutes les mers d’Europe et nous la retrouvons sur les côtes des États-Unis, dans l’Alaska (Clarke) et aux Moluques, ce qui prouve qu’elle s’adapte facilement à toutes les températures.

Clytia longicyatha Allman.

Pl. Il, fig. 22 et 23.

Ohelia longicyatha Allman, Mem. Mus. C. Z. Harvard Coll., vol. d. n» 2. 1877, p. 10, pl. 7, fig. 4-d.

Trophosome. Hydrorhize iiliforme, rampante. Hydrocaule simple où quelquefois fasciculé à la base, généralement non ramifié ou émettant deux à trois rameaux secondaires. Tige et rameaux annelés au-dessus de chaque joint. Pédoncules des hydranthes courts, plus ou moins annelés. Hydrothèques allongés, presque cylindriques au bout et s’amincissant à la base; bord dentelé portant 16-18 dents profondes.

Gonosome . Gfonothèques à parois unies, naissant sur la racine

HYDRAIRES d’aMBOINE. 29

ou sur la tige, renfermant des bourgeons médusoïdes en forme de cloche profonde groupés autour du blastostyle en verticilles de deux, opposés les uns aux autres.

Méduse libre ?

Dimensions. Hauteur totale : 15-20 millim. Hydrothèques, longueur :

diamètre :

Gonothèques, longueur :

diamètre :

0,9-1 millim.

0,4 millim.

Habit. Port d’Amboine, sur des tiges de Pennaria Cavolinii Ehrbg. Profondeur :1 mètre. Florida Reef, 90 brasses (Allman).

Couleur. Blanc jaunâtre.

La diagnose ci-dessus est empruntée en partie à Allman et complétée par la description du gonosome. Cet auteur n’ayant pas trouvé de produits sexuels, avait placé cette espèce provisoirement dans le genre Obelia , mais la forme des bourgeons médusoïdes nous oblige à la transporter dans le genre Clytia. Elle se reconnaît aisément à ses hydrothèques très profonds, presque cylindriques et s’amincissant graduellement à la base; le bord est armé de 16- 18 dents très profondes. Les pédoncules des hydranthes sont de longueur variable , tantôt courts et annelés sur presque toute leur longueur sauf à la base, tantôt plus allongés et dans ce cas portant deux rangées d’annenux, une à la base et une à l’extrémité, avec la partie médiane lisse. Ce caractère que l’on voit représenté sur la figure d’ Allman, se retrouve sur les exemplaires d’Amboine. Ces derniers sont tout à fait semblables au type, avec cette seule différence que les hydrothèques sont peutêtre un peu moins profonds. Si l’on considère seulement le trophosome, la Clytia longicyatha a beaucoup de ressemblance avec Y Obelia (?) bifurca Hincks; cependant cette dernière espèce se distingue par le bord des hydrothèques, dont les dents ont deux pointes.

CAMILLE PICT El’ .

Clytia serrulata Baie.

PI. H. fig. 24-25.

Campanularia (?) lerrulata Baie, Proc. Linn. Soc. N. S. Wales, vol. 3. 2« sér , p. 757. pl. 12, fig. 4.

Trophosome. Hydrorhize filiforme, rampante, réticulée. Hydrocaule très grêle, simple, peu ramifié; pédoncules très longs et grêles, portant 10-15 anneaux à leur base et 2-8 au sommet. Hypothèques grands, campanules, resserrés à la base puis s’élargissant graduellement par une courbe régulière, à bords munis de 1 2 grandes dents triangulaires.

Gonosome . Gonothèques naissant soit sur la racine, soit sur la tige, à la base des rameaux, allongés, à bords lisses, supportés par un très court pédoncule, renfermant une seule rangée de 4 à 6 bourgeons médusoïdes en forme de cloche profonde.

Méduse libre ?

dimensions. Hauteur totale :

Pédoncules, diamètre :

longueur :

Hydrothè jues, longueur :

largeur :

Gonothèques, longueur :

largeur :

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