‹ Voyage scientifique dans l'Archipel Malais (volume 2)Chapitre 28 sur 218 · HYDRAIRES D ’ AMBOINE · texte numérisé non relu

HYDRAIRES D ’ AMBOINE

Hydrothèques, longueur :

diamètre à la base :

diamètre à l’ouverture :

Gonothèques, longueur totale :

diamètre maximum :

0,55 millim.

0,15 millim.

0,45-0,5 millim.

1 millim.

0,2 millim.

Habit. Port d’Amboine, sur pilotis, bouées.

Couleur. Blanc transparent; tige jaunâtre.

Cette espèce se distingue des autres du même genre, principalement par sa forme arborescente et l’épaisseur de sa tige fasciculée. Les derniers rameaux et les pédoncules des hydre thèques sont plus épais et le segment basal de ces derniers est aussi un peu plus large que chez les autres espèces. Les hydrothèques s’écartent de la forme campanulée ordinaire ou cylindrique et sont plutôt coniques.

Les gonothèques sont très allongés et très étroits, supportés par un pédoncule annelé et se distinguent de ceux des espèces voisines par le fait que les bourgeons médusoïdes naissent toujours sur une seule rangée. Nous n’avons pu suivre le développement ultérieur des méduses; cependant la forme des bourgeons permet de classer sans hésitation cette espèce dans le genre Glytia.

Lytôscyphus nov. gen.

Trophosome. Hydrocaule simple ou ramilié, formé d’une série d’entrenœuds portant chacun un hydrothèque alternant diehotomiquement avec le suivant. Hydrothèques subcylindriques, abord entier dépourvu d’opercule, supportés par un pédoncule très court, souvent rudimentaire ; cavité du pédoncule séparée de celle de l’hydranthe par un diaphragme. Hydranthes possédant

CAMILLE PICTET

un hypostome conique, entouré d’une couronne de tentacules filiformes.

Gonosome. Gonophores naissant isolément sur la tige à la base de chaque hydrothèque, renfermant un sporosac fixe dont les produits mûrissent dans l’intérieur du gonophore.

Nous établissons ce nouveau genre pour la Campanuiaria juncea Allm. et probablement aussi quelques espèces voisines dont on ne connaissait jusqu’à présent que le squelette. L’examen d’une série d’échantillons bien conservés de cette première espèce nous a montré que l’hypostome est conique et non en trompette comme dans le genre Campanuiaria . En outre, l’aspect général des colonies est assez différent de celui des Campanulaires et se rapproche beaucoup du genre Thyroscyphus Allm. Le nouveau genre Lytoscyphus se distingue de ce dernier, principalement par l’absence d’opercule sur les hydrothèques.

Les gonophores naissent sur la tige, vers le point d’insertion des hydrothèques et sont formés chacun d’un gros sac ovoïde dans l’intérieur duquel les produits sexuels se développent sans former de bourgeons médusoïdes.

Si nous considérons soit le trophosome, soit le gonosome de ce genre, nous voyons qu’il établit une sorte de terme de passage entre les Campanulaires et les Sertulaires. Il suffirait en effet que chez le Lytoscyphus junceus Allm., les pédoncules déjà rudimentaires des hydrothèques disparussent complètement T pour que l’on se trouvât en présence d’une Sertularella typique.

Il est très probable que les Campanuiaria fruticosa Esp., marginata Baie et rufa Baie devront être transportées dans le genre Lytoscyphus dès qu’on en connaîtra les hydranthes et les gonophores.

H Y BR AIRES d’aMBGINE.

Lytoscyphus junceus Ailnian.

PI. II. fig. 32 et 33.

€ampanularia juneea Allmaii. Jourri. Linu. Soc, London, vol. 12. 1875. p. 260. pi. H, fig. 3-4.

Campanularia thyvoscyphif'ormis Marktanner-Turjieretscher, Annal, k. k. naturhist. Hofmnsemn Wien. Panel 5, 1890, p. 206, pi. 3. fig. 4.

Trophosome. Hydrorhize filiforme, rampante, réticulée. Hydrocaule allongé, droit, généralement non ramifié, ou avec une ou deux branches au plus, épais et rigide. Hydrothèques alternant régulièrement diclrotomiquement le long de la tige, cylindriques au sommet et arrondis à la partie inférieure, supportés par un très court pédoncule; bord des hydrothèques droit, entouré d’une double ligne. Hydranthes avec 24 tentacules filiformes entourant un hvpostome conique.

Gonosome. Gonophores en forme de grosses capsules ovoïdes eloses, naissant isolément sur la tige, immédiatement audessous du point d’insertion de chaque hydrothèque. Chaque gonophore renferme un seul gros sporosac rempli de cellules sexuelles, œufs ou spermatozoïdes, qui se développent entièrement dans l’intérieur de la capsule.

Dimension*. Hauteur totale : 3-4 centimètres.

Diamètre de la tige : 0,4-0, 5 millim.

Distance entre la base des deux

hydrothèques d’un même côté: 3 millim.

Hydrothèques, longueur : 1,3 millim.

diamètre : 0,65 millim.

Gonophores, longueur : 1,25 millim.

diamètre : 0, 75 millim.

Habit. Près de Batou-Mera (baie d’Àmboine) sur du sable grossier. Zone littorale. Ceylan (Allman).

Couleur. Brune.

CAMILLE PICTET

Les échantillons que nous avons récoltés appartiennent certainement à la Campanularia juncea Allm., mais ils diffèrent un peu de la forme typique de cette espèce, d’abord par les dimensions un peu plus faibles, soit des hypothèques, soit de la colonie entière, puis parla plus grande rareté des ramifications, qui est sans doute une conséquence de la faible hauteur des tiges. Néanmoins ces différences sont loin d’être suffisantes pour justifier l’établissement d’une nouvelle espèce. Les tiges sont droites, rigides et portent des hydrothèques tantôt sur toute leur longueur, tantôt seulement à partir d’une certaine hauteur. Ces derniers ont tout à fait la forme d’une pipe en terre, et alternent régulièrement les uns avec les autres. Leur bord est entier et entouré d’une double ligne formée par un repli du périsarc. La cavité de l’hydranthe est séparée de celle du pédoncule par un diaphragme perforé au milieu. Les hydrothèques jeunes, c’est-à-dire ceux qui se trouvent au sommet de la tige, ont un pédoncule excessivement court et presque rudimentaire, tandis que les hydrothèques placés plus bas en ont généralement un plus long.

La racine est filiforme et entourée, comme les tiges, d’un périsarc rigide. Elle rampe sur du sable grossier ou du petit gravier à de faibles profondeurs, dans des flaques d’eau, parfois presque à sec à marée basse.

Cette espèce avait été placée par Allm an dans le genre Campanularia, sur l’examen du squelette seul. Cependant l’aspect général de la colonie est assez différent de celui d’une vraie Campanulaire. En outre la connaissance de l’hydranthe nous oblige à la placer dans un nouveau genre, grâce à la forme conique de l’hypostome, toutes les espèces de Campanularia ayant un hypostome en trompette.

La Campanularia thyroscyphiformis Markt. - Turn. paraît n’être qu’une variété du Lytoscyphus junceus. Elle se rapproche en effet beaucoup de la forme d’Amboine. Dans la figure qu’en

HYDRAIRES d’âMBOIîTE. 39

donne Marktanner ( loc . cit. pi. 3, fig. 4) la tige est formée d’un seul tube continu, sans nœuds. Nous pensons qu’il y a là une erreur et que ces nœuds doivent exister comme chez les autres Campanulaires. Peut-être cette figure est-elle faite d’après une tige vieille, où ces nœuds sont beaucoup moins visibles et disparaissent même souvent. Dans tous les cas, ce caractère ne nous paraît pas suffisant pour motiver la formation d’une espèce, car on retrouvera toujours au sommet des tiges la séparation en entrenœuds.

La Campanularia fruticosa 1 Esper est certainement aussi très voisine, mais elle parait bien constituer une espèce distincte par l’épaisseur de la tige comparativement aux hydrothèques et par son genre de ramification tout à fait différent. Démarquons que cette dernière espèce forme avec le Lytoscyphus junceus un lien entre les Campanulaires et les Sertulaires et a même été placée par Thompson d’ÂRCY 3 dans le genre Sertularella , avec lequel elle a, en effet, les plus grandes analogies. Ce n’est guère que le pédoncule, très rudimentaire du reste, des hydrothèques, qui nous autorise à ranger ces deux espèces parmi les Campanulaires. On peut se convaincre des affinités de ces deux familles par l’examen de la fig. 33 (pl. II) qui représente l’extrémité d’une tige de Lytoscyphus junceus. Si, dans cette figure, l’hydrothèque inférieur porte encore un pédoncule assez distinct, les autres n’en possèdent qu’un rudimentaire et sont presque complètement construits sur le type des Sertularella. Ceci nous prouve qu’il existe une parenté étroite entre ces deux familles.

La Campanularia rufa ! Baie se rapproche aussi beaucoup

1 Marktanner-Tubneretschkk, Annal, naturhist. Hôfmns. Wïen, Bd. 3. 1890, p. 205.

* Thompson d’Arcy, Ann. Mag. N. H. (5.) vol. 3, 1871), p. 100, pl. 16, fig. 2, 2 a

9 B ale, Catalogue of the A mtrahan Hydroid Zoophytes. 1884, p. 54. pl. I,

CAMILLE PICTET

du Lyümyplms junceus; elle ne s’en distingue guère que par ses dimensions plus petites et par les hydrothèques un peu plus étroits et allongés. En outre le genre de ramification, d’après la description de Bale, serait aussi un peu différent et se rapprocherait plutôt de celui de Campanularia fruticosa Esper.

Rebella Allman.

Rebella lata nov. sp.

PI. Il, fig. 34 et 35.

Trophosome . Hydrorhize filiforme, simple, rampante, supportant les hydrothèques à des distances variables. Hydrothèques larges, courts, évasés en forme de coupe, souvent légèrement asymétriques, supportés par un pédoncule gros et court dépourvu d’anneaux.

Gonosome ?

Dimensions. Hauteur totale des hydrothèques,

pédoncules compris : 1-1,5 millim.

Diamètre de l’ouverture : 0,6 -0,7 millim.

Diamètre du pédoncule : 0,15-0,18 mil.

Habit . Port d’Amboine, sur des troncs de Lytocarpus philip pinus Kchp.

Cet Hydraire fait partie du nouveau genre Rebella ^ établi par Allman pour séparer du genre Lafoea les espèces à tige simple. Il se reconnaît facilement à la forme des hydrothèques qui sont très larges et très évasés, avec un gros pédoncule court et non annelé, tandis que chez les autres espèces du même genre les hydrothèques sont plus ou moins cylindriques et profonds, et supportés par un mince pédoncule annelé.

Le bord des cloches est entier, non dentelé; les parois sont légèrement ondulées transversalement, mais cela tient peut-être ii l’action des réactifs fixateurs. La cavité de l’hydranthe est

HYDR.AIRE8 I> AMBOINE.

séparée par un mince diaphragme de celle du pédoncule. Les colonies sont formées d’une série d’individus d’aspect très robuste, rangés les uns à la suite des autres, à des distances variables, du même côté de 1a. tige qui est parasite sur d’autres hydraires.

Nous n’avons pu trouver de gonophores sur les exemplaires recueillis à Amboine.

Rebella cylindrim v. Lendenfeld.

pi. h, %. m.

Lafoeu cytindrica v. Lendenfeld. Proc. Linn. Soc. N. S. Wales, vol. 9. 1884, p. 912, pl. 40, fig. 4-5.

Hebella cylindrata Marklaimei-Turneretscher, Ann. naturh. Uofnnis. Wien, Bd. 5, 1890, p. 214, pl. 3, fig. 15.

Hebella contorta Marktanuer Turneretscher. Ami. naturb. Hofmus. Wien. Bd. 5. 1890, p. 215, pl. 3, fig. 47a et b.

Lafoea smndens (?) Baie, Proc. Linn. Soc, N. S. Wales (2). vol. 3. 1888. p. 758, pl. 13, fig. 46-19.

Hebella scandens (?) Marklauner-Turneretsclier. Ann. naturli. Hofinus. Wien. Bd. 5, 1890, p. 214. pl. 3, fig. 16.

Trophosome . Hydrorhize filiforme, rampant sur d’autres

hydraires, portant les hydrothèques à de courts intervalles. Hydrotlièques supportés par un très court pédoncule généralement non annelé, cylindriques ou subcylindriques, arrondis à la base, de longueur variable; cavité de l’iiydranthe séparée de celle du pédoncule par un mince diaphragme. Bord des hydrothèques circulaire, entier, tantôt presque droit, tantôt plus ou moins évasé en trompette, quelquefois formé de deux ou trois segments emboîtés les uns dans les autres. Hydranthes avec environ 16 tentacules entourant un hypostome conique.

Gonosome: Gonothèques allongés, recourbés en forme de corne d’abondance, à parois lisses, renfermant trois bourgeons médusoïdes en forme de cloche, disposés sur une rangée.

Méduse libre ?

CAMILLE PICTET

Dimensions . Hydrorhize, diamètre :

Hydrothèques, longueur :

diamètre :

Pédoncules des hydrothèques, longueur :

Gronothèques, longueur :

diamètre :

0,06 millirn.

0,5-0, 7 millirn. 0,2 -0,3 millirn.

0,08-0, 12 mil.

1,2 millirn.

0,35 millirn.

Habit . Baie d’Amboine, sur Sertularia Vegæ Thompson (zone des Laminaires) et sur Sertularia tubitheca Allm. (profondeur : 70 mètres). Nouvelle-Zélande (Lendenfeld). Adriatique; Singapore (Marktanner).

Les exemplaires récoltés à Amboine se rapprochent, par la forme du trophosome, de trois espèces qui sont les Rebella cylindrica Ldf., scandensR&le et cylindrata Markt., etnous trouvons sur une même colonie des hydrothèques coïncidant exactement avec la description de ces trois types. Ces hydrothèques sont, en effet, tantôt assez courts et en forme de cloche, tantôt très profonds et cylindriques. Les uns sont formés d’une seule pièce, les autres composés de deux ou trois segments emboîtés; en outre leur taille est aussi très variable. Tous ces caractères sont loin d’avoir une valeur spécifique et il nous paraît évident que l’examen du trophosome ne permet pas de séparer ces trois formes les unes des autres.

Nous réunirons donc en premier lieu, dans une seule espèce, les Hebella cylindrica Ldf. et cylindrata Markt. qui ne diffèrent que par le bord plus ou moins évasé des hydrothèques. Quant à l’ Hebella scandens Baie, nous sommes convaincu que ce n’est aussi qu’une variété de la même espèce, mais un mot d’explication à ce sujet est nécessaire.

Le trophosome n’offre que des différences insignifiantes, consistant surtout dans la longueur des hydrothèques et leur division fréquente en deux ou trois segments du côté buccal ; mais

HYDKAIRES ü’amLîOÏNE.

le gonosome décrit par Bale paraît être, à première vue, très différent de celui que nous avons observé. Dans cette espèce, en effet, les gonothèques contiendraient deux gonophores renfermant chacun trois à quatre œufs et surmontés d’un gros blastostyle en forme de trompette, tandis que sur les exemplaires récoltés à Amboine, les gonothèques renferment trois bourgeons médusoïdes en forme de cloche, très facilement reconnaissables.

Il nous paraît probable que Bale aura pris les deux bourgeons inférieurs pour des groupes d'œufs et le gros bourgeon supérieur pour le blastostyle élargi en trompette. Cette erreur se comprend très bien si l’on examine au microscope des gonophores dont la conservation histologique laisse un peu à désirer. Ajoutons encore que nous avons observé sur les exemplaires d’Amboine des gonothèques un peu moins larges que ceux figurés par Bale. Si, comme nous le croyons, la description de cet auteur était due à une fausse interprétation et si V Rebella, scandens Bale possédait aussi des bourgeons médusoïdes, rien ne nous empêcherait plus de la réunir aux deux autres espèces dont nous avons parlé plus haut. Cependant, nous attendrons pour nous prononcer à cet égard d’avoir pu examiner nous-raême des exemplaires bien conservés à7 Rebella sccmdens. Si, d’un autre côté, cette espèce renfermait réellement dans ses gonothèques des œufs au lieu de bourgeons médusoïdes, il y aurait lieu, non seulement de la conserver comme espèce distincte, mais aussi de la transporter dans un nouveau genre.

I j Rebella conforta Markt. ne diffère de notre type que par ses dimensions légèrement plus petites et par le fait que la plupart des hydrothèques sont plus ou moins contournés et pliés d’un côté. L'auteur nous dit que ce plissement n'est pas accidentel, mais général dans la colonie et se montre sur la plus grande partie des hydrothèques. Nous ne pensons pas cependant qu’il y ait lieu d’en faire une espèce distincte, car ce n’est évidemment qu’un phénomène pathologique provenant, soit d’une mauvaise méthode de conservation, soit d’une autre cause inconnue.

CAMILLE PICTET

De toutes les espèces que nous venons de réunir, V Rebella eylindrica Ldf. étant la plus ancienne en date, nous conserverons ce nom spécifique pour ces différentes variétés. Il n’est pas impossible cependant que l’une ou l’autre d’entre elles ne doive être séparée plus tard, si ses gonophores se trouvaient être différents de ceux de notre type; mais tant que ces derniers ne sont pas connus, nous ne nous croyons pas autorisé à conserver toutes ces espèces qui ne diffèrent que par des caractères de très peu d’importance et très variables d’un individu à l’antre sur une même colonie.

Le développement des méduses libres chez les exemplaires recueillis à Amboine n’a malheureusement pu être observé.

Famille Skrtularidae Sertularia Linné (in part.)

Sertularia Vegœ Thompson d’Arcy.

PI. IL fig. 37 et 38.

T huiaria veyæ Thompson d’Arcy,. Yega Exped. Velenskap. Arbeten, Bd. 4, 1887. p. 397, pl. 20, fig. 18, 20, 21, 22.

Dynamena tubuliformis Marktanner-Turneretscher. Annal, naturh. Hofnms. Wieri. Bd. 5, 1890, p. 238, pl. 4, fig. 10.

Trophosome. Tige simple, peu élevée, plus ou moins ramifiée, à rameaux alternants. Hydrothèques subopposés, quelquefois presque entièrement opposés, appliqués contre la tige sur les deux tiers, quelquefois même sur les trois quarts de leur longueur ; généralement au nombre de deux paires sur chaque internœud, plus rarement de trois paires; il y a un hydrothèque seul dans l’angle interne à la naissance de chaque branche. Ouverture des hydrothèques coupée obliquement, à deux pointes, formée par un opercule composé de deux minces pellicules.

Gonosome ?

HYDRAIRES D’aMBOINE.

Dimensions. Hauteur totale :

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