C. ÉMERY
peu arrondis, rappelle surtout punctiventris Mayr et rudis Émery, dont l’espèce nouvelle s’écarte du reste beaucoup. Elle est surtout remarquable par ses yeux fort petits, n’ayant guère qu’une vingtaine de facettes chacun et ses mandibules courtes, fortement élargies avant l’extrémité, puis brusquement rétrécies avant les dents apicales, qui sont longues et aiguës; la subapicale unie à l’apicale jusqu’à la moitié de la longueur de celle-ci. Les antennes sont relativement courtes, le scape n’atteint pas les angles postérieurs de la tête, mais seulement les '/* environ de l’espace qui les sépare des yeux. La tête est couverte d’une ponctuation assez serrée en avant, éparse en arrière sur fond lisse, luisant; le front est striolé et mat. Le thorax est un peu déprimé en dessus, avec le dos du pronotum et du mésonotum fort lisse et luisant; ce dernier est transverse et très court; la suture pro-mésonotale bien marquée, la méso-métanotale enfoncée; le dos du métanotum courbé d’avant en arrière et terminé par deux dents fort grandes et mousses. L’écaille est haute, ovale, un peu rétrécie vers le haut, transversalement convexe par-devant, à profil antérieur assez droit, postérieur plus courbé. Abdomen sans gros points enfoncés, mais seulement avec quelques fins points piligères.
Genre Odontomachus .
Les tableaux analytiques ont le défaut inévitable de ne servir à faire reconnaître que les espèces qui y sont comprises, taudis que les espèces nouvelles ou même des variétés que l’auteur n’a pas connues, conduisent facilement celui qui se sert du tableau à des déterminations fausses ou du moins incertaines. Peu après la publication de mon tableau des Odontomachus \ je suis venu en possession de deux formes pour lesquelles le caractère dont
i Annales de la Société entoraolog. de France, LX, année 1891, p.
FORMICIDES.
je me suis servi pour la première division du genre, donne lieu à des doutes.
L’une de ces deux formes provient de Manille et m’a été envoj^éepar M. Mayr; je crois devoir la considérer comme une race de O. papuanus Émery, auquel elle ressemble beaucoup par l’aspect général, tandis qu’elle en diffère par les fossettes latérales striées et par la forme de la tête un peu plus allongée et plus rétrécie en arrière. Je donne à cette race le nom d ephilippinus n. st.
L’autre est représentée par un Odontomachus Q de Ferak qui, par la forme de la tête, se rapporte exactement à O. latidens Mayr; néanmoins les lobes occipitaux, tout en étant très luisants, offrent des traces de stries, la partie supérieure des fossettes latérales est striée plus distinctement et sur une plus grande étendue, le sillon occipital médian est moins profond que chez latidens , mais sans suture élevée. Les mandibules ont la forme de celles de latidens , mais le bord interne est garni de 8-9 dents distinctes, inégales, La taille est aussi plus avantageuse. Longueur avec les mandibules 16 mm.; tête 4,4 X 2,9; mandibules 2,3. Les ailes sont très obscures, plus que chez laQ de latidens de ma collection (provenant de Java). Je regarde cette forme comme une nouvelle race de O. latidens que j’appelle procerus n. st.
Monomorium brevicorne , n, sp.
<5 . Testacea , capite cmtiGe obscuriore , mcmdibulis f&rrugineis , nitida, copiose pilosa. Caput subrectangulare , postice laie emarginatum , anguUs posticis rotmidatis, disperse fortins punctatis , fronte, vertice genisque prmterea subtiliter longitrarsum striatis, opacis , elypeo lœvi, obtuse bicarinato et bidentato, mmidibulis haud latis , 6-dentatis , nitidissimis , vix punctatis , acutis , depressis , parvis , antennarum scapo brevi, marginem capitis posticum non attingente , funiculi articulis 2-8 brevissimis. Thorax subdepres-