‹ Voyage scientifique dans l'Archipel MalaisChapitre 51 sur 97 · L. ROULE · texte numérisé non relu

L. ROULE

rent simples et isolés ; d’autres s’implantent à la file, par trois, quatre ou cinq, sur le bord libre d’un repli. Tous sont cylindriques, et se terminent par un sommet obtus, arrondi. Leur diamètre habituel est de 5 à 8mm. Leur hauteur varie de quelques millimètres à 4 ou 5 centimètres. Tous s’assemblent, cependant, avec une certaine régularité, de manière à donner à la totalité de la colonie l’allure d’un dôme surbaissé. Cette espèce acquiert, par tous ces faits, une allure caractéristique.

La colonie possède des autozoïdes et des siphonozoïdes, peu différents parfois. Sur certains lobes, tous les polypes se ressemblent, ou peu s’en faut. Sur d’autres, la distinction est plus nette, mais on observe des passages entre les grands et les petits polypes. En somme, la différenciation des zooïdes paraît moins franche, et moins complète, que chez les Pennatulides.

Les spiculés sont caractéristiques. Leurs dimensions moyennes ne s’écartent pas de la règle habituelle de la plupart des autres espèces ; mais il n’en est pas de même au sujet de leur aspect, qui accentue la disposition offerte ailleurs. La présence, sur les spiculés des Sarcophytum et Lobophytum, de chatons spinulés, semblables à de larges mamelons couverts de fines épines dressées, est fréquente. Ici, dans L. candelabrum, et quant à ceux du stipe, elle est poussée à l’extrême. Les chatons sont grands et serrés, leurs épines fortes et saillantes ; ils s’assemblent avec régularité en quatre ou cinq bandes transversales, que séparent de profonds sillons annulaires, entièrement lisses. Les deux extrémités du spiculé ont l’aspect de têtes volumineuses, parfois égales et parfois inégales, mais toujours couvertes d’épines. Par contre, les spiculés du connus, plus étroits et fusiformes, sont inermes ou faiblement spinulés, et se terminent en pointe mousse, simple ou bifide. Les chatons y sont remplacés par des mamelons coniques, assez élevés, tantôt irrégulièrement distribués, tantôt groupés plus ou moins nettement en bandes transversales.

AL.CY OX AIRES d’aMBOINE

Diagnose différentielle. Autant qu’il est permis d’en juger d’après les descriptions des auteurs, L. candelabrum se distingue aisément des autres espèces par l’allure que lui donnent les digitations de son connus, et par la conformation de ses spiculés. On ne peut le confondre avec la vai'iété validum établie par Marenzeller (28) dans L. pauciflorum Ehr,, où cet auteur place un jeune exemplaire recueilli à Amboine.

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