‹ Voyage scientifique dans l'Archipel MalaisChapitre 63 sur 97 · L. ROULE · texte numérisé non relu

L. ROULE

ment leur alternance est peu prononcée. Les inférieures se placent sensiblement au même niveau et s’affrontent d’une rangée à l’autre, formant presque, autour de la tige, des bourrelets annulaires. Les supérieures se disposent à des hauteurs peu différentes, s’affrontent comme les précédentes en empiétant sur les aires médianes dorsale et ventrale, et forment à leur tour des bourrelets légèrement obliques.

Les dimensions des parties sont les suivantes :

Longueur totale : 1 62mm.

Longueur de la partie nue (pédoncule compris) : 46mm.

Longueur de la partie munie de lames rudimentaires : 30™“.

Longueur de la partie munie de lames complètes : 86mm.

Nombre des lames rudimentaires dans chacune des deux rangées : 95 environ.

Nombre des lames complètes dans chacune des deux rangées : 34 environ.

Diamètre du pédoncule : 3mm,5.

Diamètre de la tige au niveau des lames complètes : lmm,5.

Longueur du bord ventral des plus grandes lamés : 4mm.

Cette espèce a été mentionnée, sans doute, par Kolliker, qui ne lui accorde aucun nom spécial. A mon avis, il. faut classer parmi elle l’individu décrit, par l’éminent, naturaliste, à la page 518 de son mémoire (18) et dessiné dans la fig, 101. Cet exemplaire fût recueilli aux « Indes Orientales. » La provenance serait donc identique.

Diagnose différentielle. H. tenue est à H. parvifolium ce que cette dernière est à H. magnifolium. Elle marque le dernier degré, et le plus bas, dans la série de taille décroissante des lames, ou le premier dans la série remontante. Elle possède les lames les plus petites. Un peu moins, et l’on obtiendrait une Virgulaire. Pourtant, elle se place nettement dans le genre Halis ceptrum , en raison de la brièveté en longueur des deux rangées de lames rudimentaires, et du grand nombre des polypes atta-

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chés au bord dorsal des lames complètes. Ce dernier fait, et la disposition presque opposée des lames, créent, à leur tour, une relation des plus nettes avec Svctvopsis. La présente espèce est donc une forme transitionnelle, toutefois assez bien caractérisée par elle-même pour se distinguer de ses voisines.

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