‹ Voyage scientifique dans l'Archipel MalaisChapitre 65 sur 97 · L. ROULE · texte numérisé non relu

L. ROULE

de Ternate. L’opposition n’existe plus maintenant. Les études ultérieures ne feront que préciser la démonsti ation, désormais acquise, de l’abondance et de l’unité, dans l’archipel des Moluques, de la faune des Alcyonaires.

Cette faune n’est point spéciale à ces parages, et son aire de répartition a une plus vaste amplitude. Elle s’unit largement à celles que les récentes explorations ont retirées de l’Océan Indien, et que Pratt (36), Thomson et Henderson (42, 44) ont décrites. On y trouve les mêmes espèces, ou des formes affines. Aussi peut-on la considérer comme aussi variée et aussi riche. Les auteurs anglais signaient un total de 86 espèces d Alcyonaires pour les dragages de « l’Investigator » dans l’Océan Indien, et un total de 109 espèces pour ceux de Herdman dans le Golfe de Manaar. Un chiffre aussi élevé n’est pas encore atteint, quant aux Moluques; cela tient sans doute à ce que les recherches n’ont pas encore été poursuivies aussi longuement.

La faune des Alcyonaires Indo-Pacifiques se signale, entre autres, par trois caractères : l’abondance des Alcyonidiens dimorphes ( Lobophytum et Sarcophytum ), qui lui fait une physionomie propre; l’abondance des Pennatulidiens, qui lui crée une affinité réelle avec celle des mers arctiques ; la présence de formes transitionnelles assez nombreuses, qui lui donne un cachet de centre général de dispersion. ,

ALCYON AIRES d’aMBOINE

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