SAVONS
cs que eur de fait en-
fûmes | d’une
ne L:toure glace
jusqu'à
rceaux e nous ie, un
jouer.
. teaux. Une cavité étroite se
«les rochers ; nous ÿ e
- l'abri, complétemeñt encavés , quand un bruit
qui nous était familier vint frapper nos oreill k a le bruissement d’un grand vol d'eiders. pas }
dr de nouveau. Nos bétesux furent radement
“endommagés par cette affreuse tem; pête ; nous
n'étions occupés qu’à vider nos et mots, qui
embarquaient des lames à. couler bas. «Vers
trois heures, à la marée haute, nous pûmes faire franchir la barrière de glace à nos. ba-.
fàâmes. Nous étions à .
‘étions dans la. retraite où ils faisaient leurs\ # nids, et quand nous nous ‘étendimes. pour / | dormir, épuisés de fatigué, mouillés jusqu'à / la peau, nous nous te à rêver œufs et
oiseaux. »
A la fin du sombre récit qu’on vient de ire,
ce dernier détail est charmant.
‘Le 11 août, la route fut fermée à nos nâvi-
DE sin JOHN FRANKEIN. . 165
entait ‘dans .
gateurs, qui se trouvèrent : pris “dans unie .
à moins qu'ils ne trouvassent un moyen de ce franchir la difficulté. Un étroit chenal, üne se simplefissureleur permit d'abriter teursembar- le cations SOUS des falaises escarpées. Cet affreux un séjour était égayé par la présence de nombreux ‘ - de oiseaux : plongeons-lummes “mouettes- tri- ga dactyles, etc. Kane, en grimpant: sur une att
. félaise, découvrit 4 au sud un immense océan ‘an .… de glaciers dirigés suivant l'axe principal du . po Ground. « Parsemgée d'iles, ceîte vaste mer | do empourprée se découpait sur l’aznr de l’hori- : “su
201 comme une ceinture de diamants dônt les’ lib
feux étincellent au soleil. » Son régard 8 'atta- on chait avec une douce surprise sur les talus des de
. rochers tapissés de fleers : renoncules, sxi- nn | ex
EE frages, portulacées ) mousses, lichens et gra- | - Ga minées. À cette latitude boréale (78), la vie tro
8 annonçait. Âbondante et plantureuse ; ‘ coch- pr léariadélicieux, œufsdélieats, lummesénormes, ‘au
gras et savouteux, tout était à profusion. Quel éden pour des scorbutiques affamés! » .
Le nom de. Providence donné par Kane à
‘en de
|, üne ‘
embar-.
ffreux
breux ’
s-trir une océan pal du le mer ’hori- :
mt les’
s'atta-
$ us des
Saxi-
Lgrala vie.
cochrmes, Quel
\ mn
n ‘ DE SIR 30m". FRANELIN. 157
ces lieux enchanté: s était. bien justifié par les secours qu’il y trouva. Toutefois la route vers
le sud était toujours barréé. Cet éden était . une prison. Kane et deux hommes seulement
de l'équipage le savaient ; e secret était bien
| gardé. Il y avait à choisiy entre deux partis : attendre la débâcle desglaces, si tardive cette année; quitter la côte, et, s enfoncer à l'ouest . pour y trouver une mer ouverte. On 5 'aban- donna à ce dernier parti. On suivit en traîneau sur la glace la trace/du chenal, qui devait être
libre sans doute ur pen plus loin, “Mais bientôt
on le perdit de vue. On errait au hasard sur
des plaines” saïs fin. On dut s'arrêter et examiner Je pays. Kane et son second, Mac- Gary, montèrént sur un Hanquise de plus de trois cents pieds de hauteur. «La vae, dit le. premier, était vraiment effrayante : nous étions
‘au plus pre ond d'une baie, de toutes parts
entourés pa d'immenses ice-bergs qui surgis-
ane à
vêtrés les
saient au milieu d'un chaos de Hkcons enchens dans les autres, Mon brave et "es
hardi second, peu impressionnabie de sa nature, habitué d'ailleurs et depuis longtemps à toutes les vicissitudes de la vie de baleinier, ne put s'empêcher de verser des larmes devant | cette désolation. » | | I n'y avait plus qu'à placer les embarcations
|. surles traineaux et à se diriger plus à l'ouest.
Trois jours après .on atteignait un chenal dé- | gagé de glaces. Il était temps ; les provisions baissaient sensiblement. La ration dut être encore réduite. Chaque homme n’eut plus ; droit qu'à cinq onces de poussière de pain, quatre onces de suif et trois onces de viande | d'oiseau. Plusieurs fois il avait été question de À sacrifier les chiens esquimaux si précieux, pour | l'attelage. Déjà quelques-uns avaient été im- / molés ; mais l'appétit féroce de l'équipage aux . abois s'arrêta devant les deux chefs d'attelage, 0 Toodla et Whitey, non sans peine de la pért du docteur Kane, qui s’opposa de toutes ses |
forces au massacre des deux survivants. La
minime nourriture des hommes diminuait | o +
be SIA 30mx. FRANKELIN. ” 159
à na- forces ; leur sommeil était troublé par la fièvre. ps à « Plus de sommeil, s'écrie Kane, plus d'espoir | . nier, de salut! » Les trois barques se trouvaientervant posées à un courant qui chassait R rlaces du
pôle vers l'Atlantique. Elles p Peau, et ions il fallait les vider à chaque 1 Mar les xest. empêcher de couler bas. « ‘Épuis de de fatigue, "1 | dé- &. mourants de faim, telle était notre triste forions di tune, quand nous aperçümes un phoque enêtre | dormi sur un glaçon qu 'emportait le courant. plus L. + C'était un veau marin, mais si ‘énorme, que je "5 | ain le pris d’abord pour un morse. Je fis un signal 14 | nde .. àl'Espérance; et, tremblants” d'anxiété, ‘nous. h ide / nous dirigeames vers l'animal dans un fiévreux ee | | | 7 silence, etPetersen, armé d’une carabine rayée, 4 1m- se mit à l’avant de l'embarcation. En appro- | aux chant, notré excitation devint télle, que | les | ge,” hommes ne pouvaient plus ramer ensemble. Ee ci
phoque n ’était pas endormi ; il leva la tête comme noué étions à portée de carabine: je me
Le LEA 4 [abDCLIC CHCOrE C pressi ACSCS
Gin qui se isa sur le Diued ‘have,
me
GCSOICC..-
amaigri, de mes matelots , quand ils virent le mouvement de l'animal : “à sa capture étai attachée la vie de chacun de nous, Le bateau ‘ vigourensement poussé par M ac-Gary suspendu
‘à son aviron, re semblait à bonne portée;.je
ferme convulsivement la main, signal convenu
. pour faire, feu ; étonné de ne pas entendré d'explosion, je me retourne : Petersen, pa-
ralysé par son émotion, ne pouvait tenir im-
mobile sa carabine. Le phoque se dressant sur ses nageoires antérieures, nous regarde d’on
air inquiet et curieux, en s’apprétant à plonger, La carabine résonne : frappé à moît, l'animal tombe étendu près de l'eau, si près’, que la mer mouillait sa tête penchée au bord du glaçon” » “LS
Comment décrire Ja scène qu'offritla véri-" table curée dé matelots affamés se ruant au- : tour de leur. proie ! Les uns léchaient leurs doigts couverts du sang de l'animal ; etes, |
es
Roug
| encoi
« ch:
« VÉs
et W
disait
Ric des m loupe ceux étaier au mn scher ;
| corve
LE d
sen, €
‘: en Sat
Un:
au no l'Espé
dévoraient la £ AISse des parties qu'ils décou-
vw
Rouge fut sacrifié ; et servit à cnire les restes . encore respectables de l'amphibje: EE
«.Ce fut notre derniêre: souffrance. « Le € ‘charme est rompu, et les chiens: sont sau- « vés, » s'écria Stephenson. — Pâuvre Toodla et Whitey! « c'était de la viande. au croe, » disait Mac- Gary. 7, : :
Rien ne peut peindre la ; joie de. 208 intrépides marins à la vue du mât solitaire >, d'ane chaloupe danoisél annoncé de loin per les cris de ceux qui là. montaient. Ces voix. humaines étaient les premières qui saluaiént leur retour au monde habitable. a C'est la Fraulein-Flaischer ; c'est Cale Massyn ; la Marianne, la | corvette attendue, est arrivée ! » s'écrie Petersen, qui, jusqu ‘alors : me et grawe, éclatait en sanglots en se tordant les mains. :,
Une heure après, Kane et ses compagrrons ; au nombre de quatorze, montés 2 da Foi et.
: Espérance, arrivaient à Upernawik *
__recuei
êæ;