RER
que 80
globe autant récits t con- , NOUS horète antait 8. (par pôle), :
ner la terre er les
DE SIR sos FRANELN. 165
; qu’ on est arrivé si près du pôle, que, de l'endroit où l'on est parvenu, on: distinguait parfaitement l'axe térrestre qui rattache notre.
planète au ciel. PR LI ons ' Aucun bomme ne s s'est approché du: pôle à
.une distance moindre de 180 lieues; s il est ici
question du: ‘pôle nord, car il s’ en- faut de beaucoup qu'on ait pénétré aussi loin’ vers le sud. Ce fat l'illuëtre Edward Parry qui, dans le mois de juillet 1827, osa former la périlleyse
entreprise W’âborder le pôle boréal par le nord du Spitzberg, au moyen de chaloupés süscep-
tibles d'être traînées sur les glaces, loïsqu’ elles
‘ne pouvaient être mises à flot. Après des. tra "Vaux surhumains et des fatigues gouies at
milieu de ces régions inbospitalières, ÿ ne parvint qu'à une latitude de 82 degrés a.
minutes ; il lui restait donc. 7 | degrés 15 mi-. nutes à franchir pour érriver à l’ eñdroit du pôle. L'approche de ce lieu est si bien dé-.
fendue par les 8 faces et les nei yes accumulées,
à —ra-— fait, -
ue. s at: és au pe? Nul ‘ne le :
n.. | et on est obligé de. ‘renoncer à l'appren- | : ‘de On connaît infiniment : mieux ce qu’il y a | N, | dans Yhénisphère de Ja Lune tourné vers 0 “hous, que. ce qu il y a dans les régions avoi- 7 | Slantes de nos deux pôles. — Seulement dk — athédrie nous indique: pour ces contrées ina- . Brdables à des phénomènes qui, s'ils ne sont pasà Ÿ exacts, sont au moins bien près de la vérité à pour le point polailä90 degrés de latitull me deux nine, ‘eelke du fo 13 et celle d
suit, chkeune de six mois, — le saison à
BE ain JOHN FRANKLIN. F
un oment, des équinores, est minoncéé se M mé ne période à de crépuscules de plus en : plus '. “fésqu'à ce que le soleil rase l'horiron et en montrant une partie de. son disque
rpge à à travers la brume (4; 5; la longne puit
a) Un voyageur, dans une e lettre datée ‘de à Hammerfot, ; Ville située. qe, us par 71° de lâtitude, près du Cap e Nord, décrit ainsi qu’il suit le. «premier lever drxoleil, at-* quel assistent chaque année les ! habitanis dé cette ville, la plus septentrionale de D après uné nuit non intern rompue de plus de trois mois : È ro ” ne 16: US «Versa findejanvier, dit. à, ils commencent à chercher à l'horizon les premières liurs du soleil qui les a fuis pen.-! pren . . dant si longtemps. D'abord on ne distingue dans la brume ya -sorabre qu’une teinte rougeâtre; mais c'est le signe que L-vèvs ° . chaçun connaît et dont chacun sévréôtht: C'estle signe pré. =, curseur de. ce soleil qui va raviver la terrè et les hommes. : avoi- «Le premier qui l'a vu. surgir l'an annonce à haute voix, et tout nt tar le monde accourt sur la colline, et ce jour-là. c 'est fôle dans Li tontes les familles. Peu à peu ha teinte rouge ( ti À . traveri les nuages, ét. auf soma à CA” R De plus longtemps àl Kizon, jusqu'à ce qu L Y reste s rité ‘ds À [= relâche des mois entier à (Letines sur le: Nord, La és er mer, t. LR ou « $
“Mais ai à gén Nat re gen naurs » hoxiz RE
de six mois n’est récréée que par de brillantes ,
aurores boréales qui éclairent le ciel presque
tous les j jours; — pendant la longue absence
du soleil , froid intense dépassant de beaucoup
“le. degré de congélation du mercure (40° centigrades au-dessous de zéro) ; ; Chaleur relati-
étaen vive pendant la présence du soleil ; et l'on soupçonne que la température moyenne :
, du pôle est d'environ 12° au-dessus de zéro.
{ Quant à la vie végétale, il n'y en a pas trace dans ces régions, et le soleil, malgré sa présence de six mois sur lhorizon, \ projette des rayons. trop obliques pour avoir la puissance de fondre Ja. couche de neige unifor-
Li a.
:-passé près de Tornéa| ; en | Suède, sous le cercle polaire: Le même auteur (p. 191) raconte qu’au bord du fleuve est la montagne d'Avasaxa, couverte de sapins et haute d'environ in +Cinq cents pieds. Son aspect n'est rien moins qu’imposant, |° | mais elle a été illustrée par les observations de Mauperj | tuis; et le 25 juin de chaque année elle est visitée par une | ‘foule de curieux. Au 66° degré de latitude, ce jour-là n’est ; Brut ni par la nuit.ni par le crépuscule, Do haut
- anim
mémel
la mer . l'équa haute:
del'O
. aux pt ‘donc :
‘que de
de la
“tante l
ter au ment
gra id ques, les ou:
nenda
+, + Axa -ON-Voit-à-nr
rrur 8"SsOIert S'INCIINEr hori-
ne pus se relever aussitôt et: pyaine sa route.
ù “DE SIR JOHN FRANKLIN. | illantes | mément répandue à la surface du 41 et ds l resque , la mer glacée, en sorte que les neiges qui à |! bsence | | l'équatei » ne sont perpétuelles qu'à une
aucOUp.. haoteur de 5, 000 mètres au-dessus du niveau 0° cen-
; .— te ns Lai Fr .
RD VRP RP ER PREMIER & we Dares \ | List RM Per TS
relati- nus | | | eil ; et - | À yenne : | que de ramollir un peu la ich supérieure | ro. . de la neige. — La vie animale, plus pèrsis- 0 trace - tante au froid que la vie végétale, parait ( exis à 6 | | a pré- ter au pôle ; la mer y est peuplée non-seule- il : rojette ment le coquillages, mais encore de grands Il | \ puis- ‘|: animAux et même de mammifères de la plus | ÿ l f nifor- grande po, tels que baleines, morses, pho- É [E | | ques, ete, Des mammifères terrestres, tels que À ; ; Tr, M aire. Le | | lesours blancs, pourraient ÿiyivre, au moins 1 | eest la | rene ÈS in pendant les saisons où la nourriture ne leur || environ | {0 posant, fdrs it pas défaut. . ‘114 lauper- He "à LA par une me ||: | là n’est 11 uhaut D
mt > ÿ Strat st DER PRE
et au troënland.
é Mndant l'été de l'année dernière une ex- | pédition sclentifique, sous les ordres du prince : Napoléon sf été dirigée, à bopd' de la corvette
En Reine-Hortense, vers les mers septentrio-
nées da g1ôbe, non pour renouveler les tenta- Ftivés faites pour aborder le pôle, mais simple- | ment pour “explorer les “terres glagiales ‘et ‘étudier les banggiset qu bands de’ see qu ‘encombrent la a mer. É :
4 existe une” de iront.
dont la pointé” sud aboutit a L190". degri LT (parallèle dés led lan saken Int Pélersbouïg).
pu Verre; ile, « ou presqu'ile, est séparée du “continent dnéricain par le “arrait de paris; |
‘ elle nivant [es chron iques-islandaises
+ découverte
en 982 par des aventuriers nor-
7 s 4 à Te és 5" TR ' ; ee 4 ESS USER © j ; ÿ ‘ R QU n
DE SIR JOHN. FRANKLIN. D 471 Mands exilés de la Norvége, leur patrie ; ils : ‘la trouvèrent si ravissante, si remplié de bois’ . et de prairies verdoyantes, qu'ils lui donnèrent . le nonséduisant de Groënland (terre mn * - Ce pays, déjà habité, requt de nombyeuses coa ex- lonies Se avec yn évèque, et ‘parvint
à un haut degré de prospérité.
prince :
rvette
ntriotentample-
“Deux nobles vénitiens, les frères Zeni, ayant
es et ve * donnèrent une relation: Confondant le Groën
land, appelé par eux Engrondland et Grolan- | biste= dia, àvec l'Islande, ils supposerit que ces deux | ré d dé” : a ‘pays sont séparés par la mer et des terres in-
eg 2 qui
‘ connues (mare et terrû incognitä et font de l'un et de l' autre ung sorte de paradis terrestre, où les montagnes enflammées, lei, fontaines thermales et se ruisseaux d'eaux cbshdes .
et entretiennent la végétation.
Ilest certain que l'Islande fut, à une épo
a , couverte de forèts de sapins, : : .
‘de bouleaux et d'autres arbres du Nord. Et ce- de pendant ‘un des - membres de l'expédition du
. scientifique de la Reine-Hortense a écrit ces je paroles (1) : « L'Islande n’a pas un seul arbre :
| le bouleau lui-même a disparu ‘de cette terre a balayée par un vent glacial, Elle n’a pour cou- | se
vrir la nudité de son sol volcanique que l'é- - Fe
ternel manteau de neige étendu sur ses mon- de
tagnes et la pâle verdure des graminées que le la
soleil de juillet fait apparaître au fond de ses du
vallées: Le ciel n'a pas toujours traité ces con- fo
trées déshéritées avec autant de rigueur. L'Is-
“lande a produit jadis d'épaisses forêts, dont les fai
| débris, à peine desséchés , frappent encore le
ÿ Î\ * regard du voyageur étonné; sous ‘un climat “ plus doux, la nature moins avare y a permis à de & L
. l’homme d’arriver au.plein développement de son activité, de son intelligence, de sa force ;
(1) Moniteur universel, 94 juillet 41856.
DE SIR JOHN ul. Ed na
et le modeste et paisible Islandais de'nos jours | rappelle avec une mélancolie naïve que le sang de ses fiers et héroïques ancètres s’est glacé | dans ses veines au souflle du-vent mortel que le nord déchaîne sur son pays. » ‘, Quant au Groënland, il a subi une trans-
Er formation plus radicale encore que l'Islande;
ad moyen êgé, il avait tellement séduit les
” imaginations scandinaves que, d’après le récit de Torfœus, un certain, Hollur- Geit alla de
la Norvége au Groënland sur la glace, con
duit par une chèvre; il.y avait de grandes forêts dont-les arbres produisaient des glands trouvés gros comme des pommes, et où l'on faisait la chasse aux ours de mer.
Aujourd'hui cette terre a l'aspect d' une masse affreuse de roches nt est’ immenses . glaciers ; d'énormes mon aghes le glace flottent le long de ses côtes et remplissent tous les détroits. Les ne np’ Y« connaissent
elles vivent de de Péste, et leur commerce con-,
siste à échanger des dents de alross et des : # es | peaux de veaux marins contre 18 bois- dont à elles ont besoin pour leur chauffage et pour la “construction de leurs habitations; la côte,n’ est | habitée que déns les endroits. où dé. -poifson abonde. Quant à l'intérieur du: pays, il ést 6 LR presque imipénétrable, à cause de l encombre i, i | ment ‘de:ses montagnes, séparées par des val ii “lées remplies de ‘glace et, dé neige. : * de: voyageur: ‘dont. nous Lens cité les, ; pa- | “potes à propos, de YIslande, | it qüe les chan- | gèmènts survenus dans la constitution ‘elima:jf térique du Groëaland “oùt été eneore plus RE | | sensibles, et leurs. effets dr. l’ancienne popu- : É “ssation, dé, ètte contrée, lus terribles, «.. Là une racé sitière, bloquée tout: à coup par les L
glaces ; Séparéo d reste. a monde 1.8 'affais- ue sai qous Jes rie urs d une température in ors, une rap entière, dis-je; a° änpai. Quelques siècles a tard, Je Dane- ji
mark a installé quelques chéti (] comptoirs. re
Ju Uhr occidentale du Groënland, i inais” la me
: . hu . De sm 1onn RE ie 175:
| sence ‘de ces rares et misérables établissements à côté des ruinés souvent. imposante qu ont. ; | lnisséès les anciennes éolonies.islandnises,. ne . . témoigne que trop de la révolution dont ces ‘ contrées ont été le théâtre, êt. vin pet.
| habitants les victimes. Erne É L « Cominent et à quelle époque, cette réto= lation ët-çlle eu lieu? Cest assurément l'une
des questions ‘les’ plus intéressantes qui puis pet être soumises aux méditations des savants et a réhéréies îles navigateurs; puisque .
S changement. ‘dans Vétat' physique,
du globe s'est accompli presque:
. de nos joûrs | puisque son: histoire est iati- : méient liée à l'histoire et aux malhéurs dt
me. er
OT TN de la fataille huinaine, digperséé sur Îg surface d de la terre. ;
«Jl esbécertain: quil y a énviron- quatre’.
| | siècles toute.le partié méridionale du, Groën- y
\ and, jusqu'ag, 70° degré de latitude ur W,
R : made, étape plétement libre de. glates: Que *
‘les colonies rangé qui ont fourni au shsible at 4 | #
2 0 PRE PNR TRS TN ER QT Po a
LU
6 DYAGES A LA RECHERCHE
si la? emière population européenne du Groën- jus . land êe soiént établies sur la côté orientale ou et
sur la‘ côte occidentale, où qu'élles se soient 8" répandues ur les deux côtes, questions’ que pui
° l'archéolog ex est pas encore parvenue à ré- res soudre d'ur ae manière satisfaisante, il n’en est. pi ce
pas moins avéré qu’à la fin du xrv° siècle ces À. du
L colonies cor muniquaient librement avec V'fs- mê lande, avec l’Europe et même -avec l'Amé- pe
; rique; de pluë, l'état de leur commerce et de qu leur navigation, l'étendue de leurs relations fais avec lés princi pat parts du nord de l'Europe, tra
‘ ne permettent pas de douter qu’à cette époque ee
le Groënland ne fût habité par un pe qui . Ja
trouvait. dans la constitution de n sol et de de
son. climat, et dans la nature äle mers qui . vag
1 ‘environnaïent, les éléments d’une prospérité, Qu véritable. 3 cet
| - « C'èst dâns PAT ANENF MES | rie k, | que des bancs épais de glacés, descendus ‘du ! F nord, semblent avoir fait leur première appa- Jéo
| rition le long: de la côte orientale du Groënland .
; Le DE SR JOHN FRANELIR. Us 477
jusqu’ au cap Farewell, et rendu plus difficiles et plus précaires les relations des colonies. ” groënlandaises avec l'Islande et l'Europe. Depuis cette époque, la ceinture de glace s’est resserrée chaque année davantage autour de |
ce malheureux pays'et l'a isolé de plus en plus
du reste du monde. En 1480 déjà, le souvenir même de la navigation du Groënland était.
perdu dans les ports de la Norvége, et, quel-
Le
PTE + 2: È s 4 Fe : 165 Pes ; fe RCE 2 M MARIE IS DR AN CP A MÉTRO CNRS
ques années plus tard, les rois de Danemark |
faisaient d’inutiles efforts pour en retrouve lg. r
, trace. »
Les historiens s'accordent à faire pre
[: Fi à LL
Ja chute des colonies scandinaves à l'apparition ?,7 |
de la sean peste noire qui, après oi rä-
vagé l’Éurope, dépeupla le Groënland en 4408.
Quant au refroidissement qui a détruit dans D -
cette contrée tonte végéiation, il parait, mn rieur’ à cetteréfoque. “a
Au retour de. son voyage;,:le princb Napo- ". d F léon fit exposer dans une salle du. Palais-Royal, cn ne somgotre graves donne: une ve. Arch nu
les curiosités rapportées du Nord par la cor- ee
vetté” Ja Reine-Hortense. Au milieu de ces R “collections oùfemarquait un échantillon d’arbre, bien propre à donner une idée du refroidissément subit. survenu au Groënland. I
; 8 'agit d’un tronc de saule desséché $ “quoique
ne ‘paraissant pas d'une époque: ancierme : il avait été trouvé Planté debout, à la place où il'avait vécu. Ce tronc, de la grosseur de celui de nos arbres fruitiers, forme un contraste étrange avec les saules qui croissent ‘aujourd’hui dans les mêmes parages désolés, au mili u de la glace et de la nôige ; leur taille. habituelle ne surpasse pas cœllè des groseilliers et des rosiers de nos jardins #— L’abaissement de la température a donc été tel au Groënland,
Fe qu il: lui a suflr de quelques siècles pour faire
pousser à l'état d'arbres: nains les Végétaux ‘qui croissaient auparavant à l'état de Lé:206 7 re
‘De la formation de la banquise es mers du Nord.
On fait coïncider le refroidissement de l’Islande et du’ Groënland , la destruction de leur végétation et la chute de leurs colonies, avec | l'apparition de la banquise ou banc de glace | * permanent qui isole ces deux contrées l’une de ss l'autre. Or, suivant le rapport du membre de
l'expédition scientifique de ka Reine-Hortense,
aujourd'hui la banquise, sous la forme d'une bande compacte d'épaisseur variable, règne tout le long de la côte orientale du Groënland, depuis le 70° degré de latitude nord jusqu'au
cap Farewell, double ce cap à une distance de vingt à trente lieues, et va se perdre le long . de la côte occidentale, qu’elle encombre sou- V vent de. ses glaçons détachés dans le détroit de
4 ‘Davis. Au. nord. de, l'Islpde, rien : n'êt plus de”
ee spé de Ft de la Vue ce 5
180 | VOYAGES A LA RECHERCHE s appuyant sur le cap Nord de cette île, elle me somplétement le canal qui la sépare du ”& Éénland. Tous les fords on golfes du nord , Sat, dans’ ce cas, obstrués par les glaces, mais
er plupart du temps l'Islande reste complé- | Age »
es tement libre. C'est alors l’île de Jean Mayen .
- qui sert, pour ainsi dire, de base à la bande | : glacée qui se projette dans la direction du nordouest, jusqu’au cap Farewell, sur une étendue
de plus de quatre cents lieues. L'ile, entourée .* d'une impénétrable ceinture de glacès, élève | au-dessus d'une mer immobile ses pics volcaniques, couverts d’une néige éternelle, tandis qu'une brume épaisse et noire enveloppe ses rivages de ténèbres que dissipe rarement un rayon de soleil du nord.
Depuis longtemps les questions de physique | | générale que soulève la formation de la ban-. -quise groënlandaisé ont préoccupé | les savants, Cependant aucun système n’a été formulé + pour en donner une explication complète, si ce Î a. n’est la théorie du refroidissement général de
T'hémisphère boréal, dént le premier symp-.
tôme serait la marche progressive des glaces À 5 polaires vers le sud. Bien que cette opinion
… puisse s’ appuyer sur l'abaissement bien a
7 staté de ‘la température , du Spitsberg, l
| géologues ne paraissent pas l'avoir adoptée, La |
: science voit, en général, dans l'invasion de la banquise groënlandaise un phénomène local et accidentel. M. Élie de Beaumont, sans pré- , tendre dohner une solution positive de la
question, a proposé aux recherctiès des navigateurs et des physiciens l'hypothèsé d'un
’ exhaussement sensible de la côt ‘orientale du Groënland et du fond du canal qui la sépare
de l'Islande. En effet, dans cette supposition, les glaces polaires, Loi, autrefois par les courants jusque dans l’océa Atlantique, où Ja. = chaleur provenant du a courant qui vient : du golfe des Antilles es faisait disparaitre ++ auraient pu, à un moment donné, se trouver arrêtées par des fonds récemment exhaussés,
et, s'accumulant sur l'espèce de bande où elles
182 ‘VOYAGES À LA RECHERCHE s'échouaiont, former la banquise permanente | H qui défend l'approche du Groënland. Peut-être ÿ ‘encore l'exhaussement de la ‘côte groënlan:
” daisSn aurait-il éloigné quelque courant dérivé du Guif-Stream qui, dans les temps antérieurs, aurait: suffi, par l'élévation de sa température, pour fondre les glaces menées du pôle par les courants. On voit, par la forme
sous laquelle ces solutions sont proposées et. ‘
par les réserves qui les accompagnent, que le
problème est -encore à résoudre, et que les . .
questions théoriques relatives à ces régions glacées sont enveloppées d'autant de ténèbres . . pour les savants qua leur exploration offrè de difficultés et de périls pour les navigateurs.
Des êtres ea ans les climats polaires!
NA
. Nous sjons ‘ii ait, Smibien le Nord pst pauvre eù êtres organisés vivants. Si Lon en
à “1 À Den) e \ { F à ; : | è ï ù ; :
\ L : j FRE à è se: MS :
225 ü dE .
nente
têtre lan:
t déemps de sa enées orme
es et ue le e les ..
gions
bres
e de
Dé SIA JOHN FRANKLIN. , 183
excepte les poissons et autres anifnaux de
toute sorte qui vivent dans les eaux, le règne. Le : “a
a aoplogique est réduit à à bien peu de: membres ; "
omme de ces contrées froides qn "est-il DE
lui-même auprès de celui- des régions tempé- | rées? — Par sa eerfformation physique, ilest . évidemment inférieur au ‘reste de la race O2
“maine; par son ‘intélligence, ; il est, s’il se
peut, placé plus bas. ‘encore dans” Téchelle.
Pour trouver des êtrés “humains assez dégradés 4 .
pour être comparés aux Esquimaus, il faut aller les choisir al autre extrémité de. J'hémi-® sphère boréal parmi les inbgres sauvagés qu”
— habitent: la zone torride ; c'est; ‘du inoins, ce”
que sésblent constater plusieurs ‘crânès tap*.
: portés. du. Groëntand par. l'expédition de 1, oi
Reine-Hoïtense, et que Jon. a vus exposés au. Palais-Royal, en présence de crânes de nègr
d'Afrique, de natufels d'Australie et d'Indiois | à. du Mexique. D eh Eee : Se Un squelette d'Esquiman et plusieur 3
traits et Les prenaient de retroux Me
étivlée, qui s'en va. On fait géèrelémént 6.
river les Esquimaux, ‘comme les Samoyèdes et autres-races du Nord, de la race mongole.
Leur taille est petite, leur buste est large et. . leurs jambes courtes ; ils ont la tête très-forte
relativement à leur taille, la figure large et
plate, les pommettes saillantes, le nez gros,
Ka la racine, la bouche grande ét.
Leurs traits sont grossiers et
tout ridés: in leur figure, sans expression x est hideuse à voir; ils ne paraissent être, à : vrai dire, que des ébauches d'êtres humains:
Quant à leur intelligence , elle semble Appropriée à leur corps. Voilà ceque le froid, dans les régions du Nord, a fait dé l'homme, qu on. proclame le dominateur de la nature! I est | juste d'ajouter. que la chaleur excessive n'a Buère mieux traité iles races originaires de : la zone équatoriale, Dans ce. cas, comme . dans beaucoup d’autres, la perfection n 'est donc pes aux poigts extrêmes. ee |
grie et ent déèdes et ongole.
arge et,
s-forte arge et z gros,
andeët
4 Q slers et ession ,
être, à :
mains. °,
appro-
|, dans qu'on.
Iest ve n'à | res de:
comme | n’est
DE SIR JOHN rANEUIN.
. Le règne végétal est endore moins
dans ces contrées que le/ règne anima
de grands arbres, mais un, petit nombre @ bustes chétifs, nains ; Æabougris et presque
jamais privés de verdure ; pour le reste, des ‘
plantes rampantes qui ne s'élèvent guère au-
. dessus du niveau du sol, des mousses, des Re.
lichens, mais jamais d'herbe verte, sauf dans
les endroits exceptionnellement exposés au
soleil.
Quant au règne minéräl, il est, flche e et sou-
. vent plus riche que dans certaines contrées plus
hôspitalières. Le Groënland surtout est re-.
nommé pour l'abondance de ses mines, dont |
quelques-unes renferment des métaux utiles
et précieux. C est cett@terre qui produit prin-
ie cipalement la cryolithe, dont on tire aujourd hui un si bon parti: dans a ‘fabrication de ‘
: aluminium. | La collection du Palis-Royal nous paraît
avoir de l'importance, en ce qu'elle constate
l'état présent des règnes de la nature dans les”
LE F b La