‹ Voyages aériens au long coursChapitre 36 sur 82 · N® 3. — FLEUVE AÉRIEN DE L'OGÉAN INDIEN NORD-OCCIDENTAL · texte numérisé non relu

N® 3. — FLEUVE AÉRIEN DE L'OGÉAN INDIEN NORD-OCCIDENTAL

Ce fleuve aérien du S.-W., continuation du régime aérien du précédent flux auquel il se soude dans la mer d'Oman, naît à hauteur de l'archipel des Comores, suit les côtes d'Afrique en remontant vers le nord, s'étale dans la mer d'Oman et aboutit en Asie où il vient rejoindre le fleuve aérien de môme orientation qui parcourt l'Asie centrale d'avril à octobre (n<> IV).

On constate, en effet, la prédominance des vents du S.-W. durant le semestre d'été de l'hémisphère boréal : dans l'archipel des Comores région de naissance du fleuve aérien, l»^ ces vents alternent avec les vents du S.-E. et du S.; le long des côtes orientales de l'Afrique et jusqu'à 250 kilomètres environ de ces côtes entre le 15® parallèle sud et l'équateur ' ; sur les côtes du Soraal ' (vents dominants) ; dans le Somal (vents dominants) où ils alternent avec les vents du sud moins fréquents (il est à noter qu'on retrouve aussi ces vents dans le Kordofan*, séparé cependant du fleuve aérien par le massif d'Abyssinîe

• Miihry et divers.

Moyennes d'observations (Meteorological reporter of the government oF India). « Pilot's Ctiarts ». Maury ; Labrosse, Larligues, etc. RcToil.

VExpUn-alion,

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OÙ les vents gont variables*; dans l'océan Indien entre les côtes d'Afrique et d'Asie, Féquateur et le 60^ E. * (vents dominants) ; en Perse ^; dans le Beloutchistan méridional, et enfin, auic extrêmes confins de la zone d'action proprement dite de ce fleuve aérien, en Afghanistan et dans le Seistan où l'orientation de la marche des sables indique nettement des vents de S.-W. dominants '.

Ce fleuve aérien nettement caractérisé dans la portion boréale de son cours, puisqu'au nord de la Ligne toutes les contrées qu'il traverse possèdent des vents de S.-W. franchement prédominants, Test moins au sud de l'équateur ; cependant l'ensemble des renseignements qui précèdent établissent de fortes présomptions en faveur de son existence telle qu'elle a été définie.

N» 4. — PLEUVE AÉRIEN DE L'APRIQUB MÉDIANE-ORIENTALK ET DE L'ASIE CENTRALE.

Ce fleuve aérien du S.-W. naît dans le Kordofan; dans sa marche vers le nord-est, il se trouve légèrement dévié de sa direction nor* maie de souffle par des causes locales dans la vallée du Nil, la mer Bouge et l'Arabie; il traverse ensuite diagonalement l'Asie jusqu^aux bassins de la Lena et du moyen Amour. Il est à remarquer que dans sa course> il suit en sens inverse en été l'itinéraire parcouru en hiver par le fleuve aérien n® 3 plus haut défini.

On constate, eu efiet, l'existence de vents prédominants du S.-W. en hiver dans le Kordofan ' où ils ont aussi parfois une tendance marquée à venir du S. ; à Khartoum *** où cette tendance, due à Torientation générale de la vallée du Nil, est encore plus marquée; dans la portion méridionale de là mer Rouge ** où il en est encore de même et pour des raisons semblables; dans le Nefoud" où la direction des dunes indique nettement l'existence de vents d'W. dominants, vents dérivés des vents du S.-W. déviés de leur route normale par le puis-

^ Antoine d'Abadie (Handerbuch der Klimalologie),

' Cartes du Dépôt de la marine française, Brault; « Pilot's Gbarts », Maury : Labrosse, Lartigoes, etc.

7 Bellew (Prom the Indut to the Tigri»), Mac Gregor (Narrative of a Joumey, etc.). • Venukoir.

" L'exploration.

" Beltrame.

*' Météorological Gouncil.

^* HUber (Bulletin de h SociUé de géogruphie de Parti),

sant appel d'air dû aux déserts intérieurs de TArabie; à Bagdad (vents dominants); dans la Perse intérieure *; sur la côte caucasique de la mer Noire'; en Afghanistan; dans le Seistan où la marche des sables les indique nettement comme dominants '; dans le Turkestan^ (vents dominants); (il est à noter qu*à Baîram-Ali prédominent des vents du N. et du N.-W., ils marquent la naissance de l'un des fleuves secondaires de TAsie (voir la seconde partie, chapitre !«') ; il est à noter aussi que dans le Caucase, par suite de l'orientation et de la présence des chaînes montagneuses, à Kobi, àTropezant et à Koutaïs ^ prédominent des vents locaux, généralement voisins du sud cependant (tandis qu'en Crimée • où rien ne contrarie leur souffle, les vents de S.-W. sont en été les plus fréquents); à Aulie-Ata dans le bassin de TAral où la présence des montagnes voisines les dévie au sud * ; à Atbassar dans la partie orientale du pays des Khirgiz, station située aux confins de ce fleuve aérien et de la région des vents du N.-W. (Sibérie septentrionale) et où ces vents alternent avec ceux du S.-W. •; à Semipalatinsk • sur Tlrtyche supérieur où ces vents de S.-W. sont généralement déviés à l'W. par l'orientation du cours du fleuve ; dans les environs du lac Tchani où la marche des sables les indique nettement comme les plus fréquents'; à Koliwan* près de Tomsk où ils sont déviés au sud par l'orientation du cours de l'Obi; dans les monts Altaï '; (il est à remarquer qu'à Tunka, station située dans le massif des monts de Sayansk, les vents d'été sont par contre des vents d'est, ils paraissent être vents locaux produits par le voisinage des monts qui couvrent Tunka des vents de S.-W.); sur le lac Baïkal où ils sont dominants'; (il est encore à remarquer qu'à Urga près d'Irkoutsk les vents d'été viennent du N.-E. et du N. ", ce paraissent être des vents locaux dus à la même cause que les vents

* Bellew, Mac Grégor (oavrage cité).

' Statkowski {Climatologie du Caueate), Ton Wrangel (Recueil météorologique de l'Académie des sciences russe).

' VenuJLoff.

* BorchtchoT.

* D'après Statkowski (ouyrage cité) et des moyennes établies au moyen des obseriations relatées dans « Annalen des pbysikaliscben central observalorium •.

* Moyennes d'observations (Annalen des pbysikaliscben central observa torium). ^ Basilevski et divers.

* Vcselovsky, Teplouchev.

* Hess, Karl Ritter, Basilevski, etc.

^^ Moyennes d'observations (Annalen des pbysikaliscben central observatorium).

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prédominants de Tunka); dans la vallée haute du fleuve Amour ^' où ils sont dominants ; à Kirensk *' sur la Lena supérieure où ils sont fréquemment déviés à TW.; à Olckminsk'*, sur la Lena moyenne, station située aux extrêmes confins de ce fleuve aérien, où ils sont encore déviés à l'W.

En définitive, d'après ce qui précède, ce fleuve aérien du S.-W. est loin d'être aussi bien caractérisé que le fleuve aérien du N.-E. qui souffle en hiver au-dessus des mêmes régions; aisément la direction de son cours se trouve modifiée par des influences locales; aisément aussi il est oblitéré par les obstacles importants; néanmoins la généralité des contrées qu'il traverse ayant des vents prédominants de S.-W. ou voisins du S.-W. il y a de fortes présomptions en faveur de la réalité de son existence.

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