‹ Voyages aux îles du Grand océanChapitre 62 sur 99 · MŒURS PRIVÉES · texte numérisé non relu

MŒURS PRIVÉES

I, Moeurs publiques.

. Quel que soit le degré de civilisation d'un peuple , sa vie publique se compose, nécessairement , des

relations réciproques , plus ou moins directes, des gouvernés avec leurs chefs, et des chefs avec les gouvernés; relations qui , en raison de leur nature, sont, alternativement, religieuses et politiques, suivant qu'elles se rattachent aux intérêts de la religion ou à ceux du gouvernement.

Chez des nations constituées comme celles dont nous nous occupons, où la religion est la première, pour ne pas dire la seule base de toutes les institutions, les relations du peuple avec ses chefs religieux ou prêtres , doivent prédominer sur toutes les autres; elles occupent le premier rang dans sa vie publique; et Tèxposé devra s'en trouver ici avant tout le reste; mais, en raison de leur intime liaison avec la religion, j'en ai déjà traité avec étendue, quand j'ai donné à ce dernier objet tout le développement qu'il mérite. Je ne rappellerai donc ici la vie publique religieuse ou les mœurs des Océaniens , dans leurs rapports avec la religion, que pour la forme et pour la régularité du travail.

A. Moeurs religieuses.

( Voyez tome ï , pages 462 et seqq. , la partie du chapitre de la Religion , spécialement consacrée au Culte. )

B. Moeurs politiques.

Je passe h l'exposé de la vie publique et politique

des Océaniens, ou de leurs mœurs , dans leurs rapports avec le gouvernement. La nature même des objets qu'embrasse cet article en détermine la division en deux sections distinctes, dont l'une traitera de l'administration et l'autre de la guerre et de la paix, les deux rapports les plus généraux qui puissent lier politiquement un peuple avec ses chefs , et des chefs avec leqr peuple.

SECTION PREMIÈRE

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