‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 2)Chapitre 33 sur 103 · MIRACLE DE CET IMÂM · texte numérisé non relu

MIRACLE DE CET IMÂM

J'avais un jeune esclave qui s'enfuit et que je retrouval en la possession d’un Turc. Je résolus de le retirer des mains de celui-ci; mais le cheïkh me dit : « Cet esclave 8© te convient point; ne le reprends pas. » Or le Turc était disposé à un accommodement. Je m “arrange avec lui, moyef” nant cent dinàrs qu’il me paya, et je lui laïssai l'esclatt- . Six mois s'étant écoulés, ce dernier tua son maître. On l'amena au sultan, qui prescrivit de le livrer aux enfanë de la victime, lesquels le massacrèrent. Lorsque j'eus témoin de ce miracle de la part du cheïkh, je me retirai près de lui, et me consacrai à son service, renonçant 8

D'IBN BATOUTAH. 161‏ الفقرآء والمساكى واقت sais‏ مدة فكنت ot‏ يواصل عشرة pli‏ وعشرين Lan‏ ويقوم أكثر الليل ولم ازل معه حتى بعث عى السلطان ونشبت & الدنيا Rat‏ وائله تعالى خم بالخير وساذكر ذلك فها بعد أن شاء الله تعالى وكيغية رجوي

الى s BOT‏ | العلامة تاضى القضاة œigll‏ والسندك كمال الدين ur X‏ Ce |‏ ايدى UT‏ فى سنذة أربع وتماذيجى loue‏ وقد قرات آنا ذلك مكتوبًا على حراب لجامع الاعظم بها واخبرق ايضا انها

monde, et donnant tout ce que je possédais aux pauvres et aux malheureux. Je séjournai près de lui un certain temps, et je le voyais jeûner dix et vingt jours de suite, et rester debout la plas grande partie de la nuit. Je ne cessai de demeurer avec lui, jusqu’à ce que 16 sultan m'envoyèt chercher. Je me rattachai alors au monde. (Puisse Dieu m'accorder une bonne fin !( Si Dieu le veut, je raconterai cela par la suite, ainsi que les détails de mon retour au siècle.

RÉCIT DE LA CONQUÊTE DE DIHLY ET NOTICE SUR LES ROIS QUI S'Y SUCCÉDÈRENT.

. Le jurisconsulte, l'imâm très-savant, le grand kädhi de l'Inde et du Sind, Camäl eddin Mohammed, fils de Borhân % tddin, de Ghaznah, surnommé Sadr Aldjihän , m'a raconté SE que h ville de Dibly fut conquise sur les infidèles dans l'année 584 (1188). J'ai lu cette même date écrite sur le Mibräb de la grande mosquée de cette ville.

Le personnage déjà nommé m'a appris aussi que Dihly

de cast‏ بد الامير قطب الدين ايبك واسمه بغتم المهزة وسكون اليآه is Gal ET‏ البآء الموحدة وكان يلقّب سياة إسياه) سالار ومعناة مقلم ليوش وهو احد ماليك السلطان المعظم شنهاب الدين حت بن سام الغورى ملك غزنة وخراسان

الذى ابتد! فتم الهند وكان السلطان شهاب الدين المذكور بعث الاميرقطب الدين بعسكر عظم A‏ الله عليه مدينة لاقور وسكنها وعظم شانه وسى به الى السلطان والق اليه جلساوه انه يريت الانغراد AXE‏ الهند وانه 25 عصى وخالف وبلغ هذ! لخبر الى قطب Gt‏ فبادر بنفسه né de pis‏ لهلا ود خل de‏ السلطان ولا ke‏ عند الذين وشوا به اليه

fut prise par 1" عتصث‎ Kothb eddin Aïbec, qui était surnommé Sipäh Sälâr, ce qui signifie général des armées. C'était un des esclaves du sultan vénéré Chihäb eddin Mohammed, fils de Säm 16 Ghouride, roi de Ghaznah et du Khorâçän, et qui s'était emparé du royaume d'Ibrähim, fils (lisez.

petit-fils) du sultan belliqueux Mahmoüd ibn Subuctekin, :

lequel commença la conquête de l'Inde.

Le susdit sultan Chihäb eddin avait envoyé l’émir Kothb eddin avec une armée considérable. Dieu lui ouvrit la ville

de Lahaour (Lahore), où il fixa sa résidence. Son pouvoir devint considérable; il fut calomnié ‘près du sultan, et les familiers de ce prince lui inspirèrent l’idée qu'il voulait #. déclarer souverain de l'Inde, et qu'il était déjà en pleiné: révolte. Gette nouvelle parvint à Kothb eddin; il partit 8 : toute hâte, arriva de nuit à Ghaznah, et se présenta devant le sultan, à l'insu de ceux qui l'avaient dénoncé à ce mo- :

narque. Le lendemain, Chihäb eddin s’assit sur son trône,

D'IBN BATOUTAKH. 163‏ فطا كان al‏ قعى السلطان de‏ سريرة واقعك ايبك تحت السرير بحيث لا يظهر وجاء Tan‏ وللنواص الذين سعوا UN x‏ أستقِرٌ بهم للجلوض سالهم السلطان عن ثمان dt‏ فذكروا له انه عصى وخالف وقالوا قح صم bois‏ انه اذنى ٠‏ الملك لنفسه فضرب السلطان سريرة برجله وصفق Roca‏ وقال با ايبك قال لبيك وخرج عليهم فسقط فى ايديهم وفزعوا الى تقبيل الارض فقال لهم السلطان 5 غغرت آلم هذة الزلة واياكم والعودة الى OS‏ فى dll‏ وامرة أن يعود الى بلاد gli‏ فعاد :اليها is‏ مدينة دهلى وسواها واستقر بها الاسلام

الى ès‏ العهن bi,‏ قطب الدين بها الى أن توقٌ »

et fit asseoir en dessous Aïbec, de sorte qu'il ne fut pas visible. Les commensaux et les courtisans qui l'avaient calomnié arrivèrent, et lorsqu'ils eurent tous pris place, le sultan les questionna touchant Aïbec. 115 lui répétèrent que ce général s'était révolté, et dirent : « Nous savons avec certitude qu'il prétend à la royauté. » Alors le sultan frappa de son pied le trône, battit des mains et s’écria : « Ô Aïbec! » «Me voici, » répondit celui-ci, et il se montra à ses dénonciateurs. Ceux-ci furent confondus, et, dans leur effroi, ils s'empressèrent de baïser la terre. Le sultan leur dit : « Je vous pardonne cette faute; mais prenez garde de recommencer à parler contre Aïbec. » Puis il ordonna à celui-ci de retourner dans l'Inde. Aïbec obéit, et prit la ville de Dibly -et d’autres encore. La religion musulmane a été florissante dans ce pays-là jusqu’à présent. Quant à Kothb eddin, il y séjourna jusqu'à ce qu'il mourût.

ذكر السلطان مس الدين للش وضبط اسمه بغتم اللام الاولى وسكون الثانية وكسر المم وشيى متهم وشو أول مى do‏ الملك بمدينة دهلى مستقلاً به وكان قبل تمكله ملوكا PA‏ قطب الدين ايبك وصاحبٌ عسكره Es‏ عنه فها مات قطب الدين Brut‏ بالملك واخذ النّاس بالبيعة ناتاه الغقهاء يقدمهم قاضى القضاة اذ DIS‏ وجيه الدين SU‏ فد خلوا عليه , وقعدوا ça‏ يديه > unie‏ القاضى di‏ -جانبه على }550 ets‏ السلطان عنهم ما أرادوا أن يكطوة به فرفع طرف السساط الذى هو تاعد عليه واخرج لهم عقد! يتضمّن عتقه فقرأة القاضى والغقهاء وبايعوه » جيعًا واستقل بالملك وكانت مدته» عشرين سنة وكان عادلاً de‏ فاضلا ومى مآثرة انه ST‏ فى

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