‹ Voyages d'Ibn Batoutah texte arabe, accompagné d'une traductionChapitre 109 sur 115 · DE MON DÉPART. POUR LE CAMPEMEN®T DU SOUVERAIN · texte numérisé non relu

DE MON DÉPART. POUR LE CAMPEMEN®T DU SOUVERAIN

Lorsque le sultan se dirigea vers la contrée de Ma'bar, il arriva à Tiling, et l’épidémie'se déclara dañs son armée. H retourna à Daoulet Âbâd, puis atteignit le fleuve Gange, descendit près de celui-ci, et ordonna à ses gens de se bâtir des habitations solides’ dans cèt endroiti Ce fut dans ce temps-là que je me rendis à son camp, et qu’arriva ce que nous avons exposé, touchant la révolte d’Aïn almolc. Je

ai VOYAGES الايام واعطانى من غنناق‎ ds عبين. الملك .ولازيت السلطان ى‎ nn وجعكى فيهم وحضرت‎ Abe لديل لا قسّمها على‎ ART الملك :والقبض عليه وجزت معه نبر‎ que الوقيعة على‎ ونير السرو لزيارة قبر الصالم البطيل سالار عبود (مسعود) وقلك‎ عاد اليهاء‎ LE الى حضرة ده‎ ame ذلك كله وعدت‎ CARD pau) ذكرماهم به السلطان من عقاى وما تداركئ مى لظف الله‎

تعالى وكان سبب ذلك 1 ذهبت يومتا لزيارة gl‏ تهاب الدين بن mal‏ الجام بالغار الذى des pole os‏ وكان قصدى روية ذلك الغار فا اتمكاعة السلطاى Ju‏ 8691 يفي

ne quittai point le souverain pendant tout cet intervalle; je reçus de lui ma part des chevaux de race, quand il les distribua à ses courtisans; je fus mis par lui au nombre de ces derniers; j'assistai avec le monarque au combat contre "Aïn almolc et à la prise de ce rebelle. Enfin je passai, en compagnie du sultan, le Gange ainsi que le fleuve Serou, pour visiter le tombeau du pieux guerrier Sälâr 000 (Maç- ‘oùd), comme il a été déjà dit en détail. Quand le souve-

rain retourna à sa capitale, Dihly, j'y entrai avec lui.

DU CHÂTIMENT QUE LE SULTAN VOULAIT M’INFLIGER, ET DE LA GRÂCE QUE LE DIEU TRÈS-HAUT M’A ACCORDÉE.

La cause de la colère du sultan contre moi fut que j'allai un jour visiter le cheïkh Chihäb eddin, fils du cheïkh Aldjäm, dans la grotte qu’il avait creusée hors de Dibly. Je n'avais d'autre but que la vue de cette caverne; mais lorsque le souverain eut emprisonné ce cheïkh, il demanda à ses fils de lui faire connaître les gens qui l'avaient visité. Ceux-ci nommèrent plusieurs personnes, au nombre desquelles j'étais. Le sultan ordonna alors à quatre de ses esclaves

D'IBN BATOUTAH. 5‏ عبيك5 sine GIE‏ أنه متى فعل ذلك مع حك DEC‏ فكان اول ببس PE AR‏ 1 و تمع ab‏ الله تعالى إلى تلاوة قولد حسيقا الله و RES‏ م es‏ فقراتها ASS \gs‏ أيام JS à‏ يوم منها Rat‏ القرآن وافطر على المآاء F ele‏ أفطرت بعل جمس وواصلت Les‏ وتخلصت بعل قثئل الشيز

6 لله تعالى‎ Xe) à وخروج عن اتدنيا. وبا كان‎ Rx ذكر اتقياضى عن‎ انقبضت عن لخدمة ولازمت الشير الامام العالم‎ BR بعد‎

de ne plus me quitter jamais dans le lieu des audiences; et, d'habitude, quand il agit ainsi envers quelque personnage, il est bien rare que ce dernier puisse se sauver. Le premier jour que ces esclaves me gardaient à vue était un vendredi; le Dieu très-haut m'inspira de réciter ses paroles : «Dieu nous suffit, et quel protecteur excellent! » (Korän, II, 167). Je répétai la phrase, dans cette même journée, trente-trois mille fois, et je passai la nuit dans l'endroit des ‘audiences. Je jeûnai cinq jours de suite; chaque jour je lisais tout le Korän, et ne rompais le jeûne qu’en buvant uniquement un peu d’eau. La sixième journée je mangeai, puis je jeûnai encore quatre jours successifs, et je fus délivré après la mort du cheïkh. Rendons-en grâces au Dieu très-haut!

DE MA RETRAITE DU. SERVICE DU SULTAN, ET DE MON ABANDON DES CHOSES DU MONDE.

Quelque temps plus tard, je renonçai au service du souverain, et je m'attachai assidûment au cheïkh, au savant imäm , à l’adorateur de Dieu, l’ascète, l’humble, le pieux,

AG ا‎ VOYAGES وكان:مئ الاولياء وله كرامات كثيرة‎ LE ANS الدين عبد‎ ما شاهدته عند ذكر اسمة وانقطعت الى‎ ie ذكرت‎ 5 خدمة هذا الشيز ووقبت ما عندى الفقرآء وللساكين وكان‎ أن‎ met واصل عشرين فكنت‎ Léo x" عشرة‎ Joly نغسى & العبادة ويقول‎ & ge فكان ينهاى ويامرق‎ Jets مى نفسى‎ d لا ارضتًا قطع. ولا.ظهوًا بق وظببر‎ EGE 6j d خرجت عن بجيع ما عتدى.مى‎ ge ككاسشل بسيب شىء بق‎ ولزمنت‎ AUS ent, قليل وكثير واعطيت تياب ظهرى لفقير‎ اشهر والشلطان اذ.ذاك غآكب ببلاد‎ Rad هذا الشيد‎ 4 >» السني‎

le sans pareïl dans son siècle, le phénix de son époque, Camäl eddin ‘Abd Allah alghäry. C'était un saint qui 2 fait beaucoup de miracles, et j'ai déjà mentionné ceux que j'ai ' vus par moi-même, la première fois que j'ai parlé de lui. Je me vouai entièrement au service de ce cheïkh, et donnai ce que je possédais aux moines et aux pauvres. Le saint personnage jeünait dix jours sans interruption, et quelquefois aussi vingt jours; je voulais jeüner comme lui; mais il me le défendit, et me conseiïlla d’avoir soin de moi dans les exercices de dévotion. Il disait : « Certes, celui qui veut aller vite et devancer les autres ne fait pas de chemin, et ne sauve point de monture» (Cf. Schultens, Me:idanii Proverbiorum arabicoram Pars, .م‎ 278; et M. G. Freytag, Prov. ar. t. I, 2. 2). J'aperçus en moi-même un certain sentiment de négligence, à cause de quelque objet qui me restait. Je me séparai donc de tout ce qui m'appartenait, précieux ou non; je donnai à un fakîr les vêtements qui me recouvraient, et je mis les siens. Je restai cinq mois avec ce cheïkh ; pendant ce temps, le sultan était absent de Dihly, et dans la contrée du Sind.

D'IBN BATOUTAH. ا‎

واجتهادى à‏ العبادة Ets‏ بلغ السلطان خبر خروق عن الدنيا استدعاق وهو يومتذ بسيوستان فد خلت عليه فى

زىُ الفقرآء فكلمنى احسن كلام والطفه واراد de‏ الريجوع الى Zend‏ فابيت وطلبت منه الاذن فى السفر الى لجاز فاذن d‏ فيه وانصرفت عنه ونزلت بزاوية تعرن بالنسية الى الملك بشيروذلك & اواخر جادى الثانية سنة GAS‏ واريعيى فاعتكفت بها شهر رجب es‏ مى شعبان وانتهيت الى مواصلة mg‏ ايام وافطرت بعدها على قليل. pi‏ دون: إدام وكنت.اقراً القرآن كل يوم Le Sul,‏ شآء الله وكنت اذا

DE L’ORDRE DU SULTAN POUR QUE JE ME RENDISSE PRÈS DE LUI, DE MON BEFUS DE REPRENDRE DU SERVICE, ET DE MON ZÈLE POUR LA DÉVOTION.

Lorsque le souverain sut que je m'étais retiré du monde, il me fit demander; il se trouvait alors dans le pays de Siouacitän (Sihwan). Jeme rendis auprès de lui dans le costume des moines, et il me parla de la‘manière 18: وتام‎ affectueuse et la plus affable. 11 m'invita à reprendre mes fonctions ; mais je refusai, et le priai de me permettre de voyager vers la province de Hidjàz; il m'accorda cette permission. Je.quittai le sultan et me logeai dans un ermitage qui prend son nom du roi Bachir; c'était dans Îles derniers jours du mois de djoumäâda second, de l’année quarante-deux (742 de lhégire—décembre 1341 de J. C.). J'y passai, tout adonné aux pratiques de dévotion, le mois de radjab et les dix prerniers jours de cha’bân. Je parvins à jeûner cinq jours de suite, -après lesquels je ne mangeai qu’un peu de riz, sans assaisonnement. Tous les jours je lisais le Korn , et dormais le temps que Dieu voulait. Guand

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aug VOYAGES أكلت الطعام أذاق فاذا طرحته وجددت الراحة واقت كذلك‎ », اربعين يوما ثم بعت عثى تانية‎

ذكر ما امرن به من التوجّه di‏ الصيى & الرسالة وا كيدي a‏ أربعون بوم CARS‏ 0 السلطان خيلا مسرجة

وجوارى وغطانا وثيابا ونفقة فليست ثيابه asus,‏ وكانت لى RE‏ قطن زرقاء مُبطّنة لبستها ايام اعنتكاق Less UN‏ ولبست تياب السلطان انكرت تغسى وكنت ge‏ 'نظرت الى ds‏ ليع te best‏ باطح | als‏ ذو ييه الى أن سلبى UE‏ ور نطوو MS‏ اق الس اليا ds‏ مود اين كانت ete LE 4 JB, sage‏ اليك انون di Vpn ce‏

je prenais des aliments, ils me faisaient mal, et quand je m’en abstenaïs, je trouvais le repos. Quarante jours se passèrent de la sorte, et puis le sultan m’envoya chercher une seconde fois.

DE L’ORDRE QUE LE SULTAN ME DONNA DE PARTIR POUR LA CHINE, EN QUALITÉ DE SON AMBASSADEUR.

Après que j'eus passé quarante jours dans l’ermitage, le sultan m'envoya des chevaux sellés, des esclaves des deux sexes, des habits et de l’argent pour la dépense; je revêtis ces habits et allai trouver le souverain. J'avais une tunique courte de coton bleu, doublée, que je portai constamment tout le temps de mes exercices de dévotion. Lorsque je ’ôtai pour endosser les habillements envoyés par le sultan, j'éprouvai une sorte de répugnance pour mon action, et toutes les fois que je jetais les yeux sur cette tunique, je voyais comme une lumière dans mon cœur. Je conservai près de moi cet habit, jusqu'au moment où il me fut volé en mer par les infidèles.

Étant arrivé chez le sultan, il m’honora plus encore qu’il n'avait l'habitude de le faire, et il me dit : « Je tai envoyé

D'IBN BATOUTAH. 9 chercher afin que tu partes, comme mon ambassadeur près du roi de la Chine; car je connais ton amour pour les courses et les voyages. » Il me fournit tout ce dont j'avais

besoin, et il désigna, pour partir avec moi, les personnes qui seront nommées plus tard,

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