‹ Voyages d'un fantaisiste Vienna--Le Danube--Constantinople--Chapitre 22 sur 122 · LE NOUVEAU BURIDAN · texte numérisé non relu

LE NOUVEAU BURIDAN

)> Après un long quart-d'heure de cet exercice, il fut avéré qu'il n'y avait personne dans la bicoque, que ses hôtes avaient fui, chassés par le mauvais temps et ne comptant pas que des touristes et des amoureux seraient assez fous pour se risquer jusque-là. Je remontai en voiture. Le cocher reprit la route d'Inspruck... La dame soupira.

— Ah ! monsieur, lui dis-je, ceci c'est de la fatuité.

Le ténor se rengorgea et rejeta ses beaux cheveux noirs en arrière. C'est vraiment un joli garçon, un peu pommadé, mais digne de servir de modèle à un maître italien.

— Non, je vous jure, répondit-il. Je n'aurais pu accepter d'être venu au Brenner avec une femme qui me semblait charmante, d'avoir fait quatre lieues dans la boue, la nuit, pour revenir comme j'étais parti.

— Et comment cette aventure a-t-elle fini ?

— Oh f très-prosaïquement. Arrivé à Inspruck, le cocher prit une petite rue sombre et s'arrêta. On m'invita à descendre ; une petite main serra la

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