LA DOUANE
était envahi par une foule de gaillards qui s'introduisaient de partout.
Les uns grimpaient4 comme des chats sur les sabords, les autres avaient l'air de tomber du ciel, ceux-ci se font hisser par des cordes, ceux-là se hissent à force de bras.
Avant que j'aie pu ou m 'expliquer ou me reconnaître, je me sens saisi par deux bras vigoureux ; on me porte littéralement dans une barque qui danse sous l'échelle du steamer; je fais un signe désespéré à Henri, également arraché par d'autres mains non moins vigoureuses. Nos bateliers nous ont compris, ils rapprochent les deux barques et nous partons de conserve.
A la douane, on visite nos bagages en plein air, dans la boue, sur une pierre qui sert de pavé. Grâce à quelques piastres, le douanier y met de la discrétion ; nos bateliers nous cèdent à deux hammals (porte-faix) qui chargent nos bagages sur leurs robustes dos et se mettent en route vers l'hôtel que nous leur indiquons.
Le hammal est tout simplement un hommechameau. Généralement il est arménien, d'une