‹ Voyages de MontesquieuChapitre 61 sur 91 · I. Lettres familières, tome II, page · texte numérisé non relu

I. Lettres familières, tome II, page

à Corsignano, près de Sienne, devint successivement êvêque de Trieste et archevêque de Sienne. Promu cardinal en i456, il fiit élu pape le 27 août 1458 et prit le nom de Pie IL Mais il ne régna pas même six ans : car il mourut le 16 août 1464. De son temps, ritalie fut en proie à la guerre civile, suite de la rivalité de Ferdinand d^ Aragon et de Jean de Calabre, qui se disputaient le royaume de Naples. C'est à quelque incident de cette guerre que Montesquieu fait sans doute allusion en parlant de l'arc de Fano.

Page 78, lignes i à 4. — C'est en l'an 207 avant Jésus-Christ qu'Asdrubal, frère du g^and Annibal, fut battu, près du Métaure, par les consuls romains C. Claudius Nero et M. Livius Salinator; et c'est en 55i après Jésus-Christ que Narsès, général de Justinien I^i*, défit dans le voisinage, peut-être à Tagina ou Pagina, Totila, avant-dernier roi des Ostrogoths.

Page 78, ligne 21. — Le manuscrit donne Nesconi, au lieu de Rusconi, vrai nom du sculpteur dont Montesquieu parle ici, et dont il a parlé déjà.

Page 79, ligne 5. — Le manuscrit donne Enzino, au lieu d^Enzio, — Fils illégitime de l'empereur Frédéric II, Enzio naquit vers 1224. Son père lui conféra, en 1239, le titre de roi de Sardaigne ; mais il ne put entrer en possession de son royaume. Le 26 mai 1249, les Bolonais le firent prisonnier à la bataille de Fossalta et le tinrent captif jusqu'au jour de sa mort, 14 mars 1272.

Page 79, lignes 9 et 10. — Pierre II, roi de Chypre de 1369 à i382, fiit fait prisonnier lors de la guerre qu'il fit aux Génois en 1373 et 1374, et dut leur céder Famagouste comme gage de la rançon d'un million de ducats qu'ils exigèrent de lui.

Page 79, ligne 10. — C'est à Gertruydenberg qu'eurent lieu, du 9 mars au 25 juillet 1710, les conférences où les représentants de la France, le maréchal d'Huxelles et l'abbé de Polignac, s'efforcèrent vainement d'obtenir la paix des représentants des États- Généraux, Buys et Vanderdussen, qui parlaient c comme des gens qui ne sont pas accoutumés à vaincre >, ainsi que Polignac le leur dit fièrement.

Page 79, lignes 21 à 23. — L'inscription rapportée ici par Montesquieu est imprimée, parmi les fausses, dans le Corpus Inscriptionum latinarum de l'Académie de Berlin, tome XI, première partie, page 8 (n© 34).

Page 79, ligne 28. — De 1295 à i5oo, les Malatestes furent seigneurs de Rimini presque sans interruption. Ils y revinrent, pour quelques mois, en i5o3, en i522 et en 1527. Mais, depuis i328, Rimini resta incorporé aux États de l'Église.

Page 80, lignes 21 à 25. — L'inscription de F Arc de Rimini est imprimée dans le Corpus Inscriptionum latinarum, au tome XI, première partie, page 80 (n» 365).

Page 80, lignes 29 à 3i. — La double inscription du pont de Rimini est imprimée dans le Corpus Inscriptionum latinarum y au tome XI, première partie, page 8 1 (n» 367).

Page 81, lignes 23 à 29. — L'inscription dont Montesquieu parle ici, et qu'il mentionne également dans le chapitre xi des Considérations sur,,, les Romains ^ est apocrjrphe. On l'a transportée dans la Bibliothèque de Cesena. Elle a été publiée au tome XI, page 6 (n^ 3o), du Corpus Inscriptionum latinarum, mais parmi les inscriptions fausses.

Page 82, ligne 5. — Montesquieu fait ici allusion à un passage qui se trouve dans le traité de Vitruve sur l'Architecture, au chapitre vn du livre I^'.

Page 82, lignes 10 à 14. — Il y a dans ce paragraphe du Voyage en Italie une confusion qui tient sans doute à une erreur du copiste. Les mots à présent Fiumicello auraient dû 'être mis plus bas, après le mot Rubicon. Le cours d'eau qu'on rencontre en allant de Sinigaglia à Ancône s'appelle, en effet, à présent Esino et s'appelait autrefois JEsis. Quant à l'ancien Rubicon, on croit que c'est le Fiumicino ou Fiumicino di Savignano moderne, petite rivière coulant au nord de Rimini, et formée de trois ruisseaux qui descendent de l'Apennin. C'est eUe que Montesquieu aura appelée Fiumicello.

Page 82, lignes 23 et 24. — En 1729,1e cardinal de Saint-Agnès était, depuis le 19 novembre 1719, Georges Spinola, de Gênes, qui fut promu cardinal-évêque de Palestrine le 3 septembre 1738, et qui mourut le 1 7 janvier 1 739. Si Montesquieu le désigne par son titre, et non par son nom de famille, c'est probablement afin d'éviter une confusion. En 1729, un autre Spinola était aussi cardinal, mais du titre de Saint-Sixte.

Page 83, ligne i3.— Eustache Manfredi, de Bologne, né le 20 septembre 1674 et mort le i5 février 1739, fiit un savant mathématicien. Il s'appliqua spécialement à l'astronomie, qu'il enseigna dans sa ville natale dès 1698, et à l'hydrostatique, qu'il pratiqua en qualité de surintendant des eaux du Bolonais, à partir de 1704. L'Académie des Sciçnces de Paris et la Société royale de Londres se l'associèrent: l'une, en 1726, et l'autre, en 1729.

. .Page 83, ligne?. 18 à 20. — Les deux paniers de. Bologne rappellent l'immense panier àp linge sale qui joue un rôle important

dans la pièce de Shakespeare : les Joyeuses Commères de Windsor (acte III).

Page 84, lignes i et 2. — Alexandre Caprara, de Bologne, fut promu cardinal le 17 mai 1706 et mourut en 171 1.

Page 84, ligne 6. — Louis Carraci ou Carrache, un des maîtres de l'école de Bologne, naquit dans cette ville, en i555, et y mourut en 16 19.

Page 84, ligne 18. — Laurent Sabattini, peintre de l'école bolonaise, naquit à Bologne, vers 1 53o, et mourut à Rome, en 1577.

Page 84, ligne 19. — Pellegrino Tibaldi, peintre de l'école bolonaise, naquit à Bologne, en 1327, et mourut en 1595.

Page 84, ligne 21. — Innocent Francucci, dit /nnoc^n^cf'/mo/a^ peintre de l'école bolonaise, naquit à Imola, en 1494, et mourut à Bologne, vers i55o.

Page 85, ligne 2. — Charles -César, marquis de Malvasia, né le 18 décembre 161 6 et mort le 10 mars 1698, fut chanoine de la cathédrale de Bologne. Il publia en 1678 la Felsina pittrice. Vite e Retratti de' Pittori bolognesi. Quant à l'autre ouvrage dont Montesquieu parle également, le Pitture di Bologna, il ne parut qu'en 1782, c'est-à-dire après la mort de l'auteur.

Page 85, ligne 5. — Georges Vasari, peintre et architecte, naquit à Arezzo, en i5i2, et mourut à Florence, le 27 juin 1574; mais il est surtout connu comme auteur des Vite de'piu eccellentiPittoriy Sctdtori e Architteti, dont la i^^ édition parut à Florence en i55o, et la seconde, en i568.

Page 85, ligne i3. — Frédéric -Marcel Lanti était fils d'Antoine Lanti délia Rovere et de Louise- Angélique de La Trémouille. Il était donc le neveu de la célèbre princesse des Ursins. Promu cardinal le 9 septembre 1743, il mourut le 3 mars 1773.

Page 85, ligne 20. — Christine, reine de Suède, naquit le 18 décembre 1626, succéda le 14 mars i633 à son père Gustave- Adolphe, et abdiqua le 16 juin 1654. Elle quitta ensuite sa patrie, abjura la foi luthérienne, et voyagea en Allemagne, en France et en Italie. Le 19 avril 1689, ^^^^ mourut à Rome, après avoir essayé de redevenir reine en Suède ou ailleurs.

Page 86, ligne 7. — Le tableau de Samson, dont parle Montesquieu, est une des plus belles œuvres du Guide.

Page 86, ligne 21. — A la suite des mots académies des sciences, on lit, dans le manuscrit : /^ On nous a menés. C'est là un renvoi, qui a été ajouté après coup, et qui indique la suite du texte. Le lecteur aurait pu hésiter, attendu qu'il n'y a rien d'écril au verso de la page que ce renvoi termine.

Page 87, ligne 3. — François de Marchi, ingénieur du xvi® siècle, naquit à Bologne. Son traité Délia Architettura militare Libri III parut à Brescia, en iSggy pour la première fois. Il a été réimprimé à Rome, en 1810.

Page 87, ligne 4. — Menno, baron de Coehom, le rival de Vauban, naquit en 1641 et mourut le 17 mars 1704, après avoir fortifié nombre de villes dans les Provinces-Unies.

Page 87, ligne 9. — Guillaume-Jacob S'Gravesande, géomètre et physicien hollandais, naquit en 1688 et mourut en 1742. En 1720, il publia ses Physices Elementa mathematica. Expertmentis confirmata, auxquels Montesquieu fait sans doute allusion. Plus tard, il s'occupa particulièrement de philosophie.

Page 89, ligne 2. — M. Fallot, professeur à la Faculté des Sciences de Bordeaux, a bien voulu nous apprendre qu'on donne le nom de pierre de Bologne à une sorte de barytine globuleuse et radiée. Pulvérisée et chauifée, elle devient lumineuse dans l'obscurité. On en faisait autrefois une sorte de pâte appelée phosphore de Bologne,

Page 89, ligne 28. — Louis -Ferdinand, comte Marsigli ou plutôt Marsiglii, né le 10 juillet i658 et mort le i^^ novembre 1780, servit d'abord Léopold I^c en tant qu'ingénieur militaire et diplomate. Après la reddition de Brisach, le 17 septembre 1703, il fut dégradé sans raison par un Conseil de guerre et quitta l'Allemagne. 11 fit alors de nombreux voyages, puis revint à Bologne, où il était né, et où il devait mourir après des absences nouvelles. C'est le II janvier 171 2 qu'il fonda, par acte authentique, l'Institut que Montesquieu s'est plu à décrire. Savant de premier ordre, il fut associé aux Académies les plus célèbres, notamment à l'Académie des Sciences de Paris, en 171 5. Son ouvrage le plus important a pour titre : Dantibius pannonico-mysicus ObseryO' tiontbus geographicis, astronomicis, hydrographicis, historicis, physicis, perlustratus, et fiit publié à La Haye, en 1726. A la page 260 du présent volume, Montesquieu cite un fait rapporté dans cet ouvrage à l'occasion des mines de Hongrie.

Page 89, ligne 3i. — Montesquieu cite ici, en le modifiant, le 556^ vers de VAndrienne de Térence, dont voici le texte :

Amantium irce^ amoris integratio *st.

Page 90, ligne 3. — Le professeur dont Montesquieu n'a pas mis le nom dans ce passage est sans doute Joseph Monti, qu'il a mentionné plus loin.

Page 91, ligne i. — C'est à Tévangéliste saint Luc que sont attribuées la Madone de Bologne et quelques autres du même style.

Page 91, ligne i3. — Le manuscrit donne SanUizzi, au lieu de Fantuzzi,

Page 92, lig^e 4. — Horace Sammacchini, peintre de Pécole bolonaise, naquit en i532 et mourut en 1577.

Page 92, lignes 20 et 21. — Il y avait d'abord dans le manuscrit : Les revenus de, au lieu de non a; et plus loin : non compris, après les mots d'anguilles.

Page 92, ligne 27. — Antoine-François de La Trémouille, duc de Noirmoutiers, frère de la princesse des Ursins, naquit le 17 juillet 1 652 et mourut le 18 juin 1733.

Page 92, ligne 28. — Marie-Anne-CésarineLanti délia Rovere, née vers i685, épousa, en 1712, Jean -Baptiste -Joseph de Croî, duc d'Havre, qui devait mourir en 1727, et mourut elle-même le 16 avril 1753.

Page 93, ligne 9. — Le manuscrit donne Saint -Michel 'in- Bosso, au lieu de SainUMichel-in- Bosco.

Page 93, ligne 11. — Charles Cignani, peintre de l'école bolonaise, naquit à Bologne, en 1628, et y mourut le 6 septembre 1719.

Page 93, ligne 12. — Le manuscrit donne ici Brisio et plus loin Briscio, au lieu de Brixzio. — François Brizzio, peintre de l'école bolonaise, naquit à Bologne, en 1574, et y mourut en 1623.

Page 93, ligne i3. — Jacques Cavedone, peintre de l'école bolonaise, naquit à Sassuolo, en 1577, et mourut à Bologne, en i66o.

Page 93, ligne 25. — Lionel Spada, peintre de l'école bolonaise, naquit à Bologne, en 1576, et mourut à Parme, le 17 mai 1622.

Page 93, ligne 28. — Alexandre Tiarini, peintre de l'école bolonaise, naquit à Bologne, en 1577, et y mourut le 8 février 1668.

Page 94, ligne 2 1 . ~ François Raibolini, dit Francia, un des msutres de l'école bolonaise, naquit à Bologne, vers 1490, et y moiu'ut le 5 janvier i5i7.

Page 96, ligne 9. — Le manuscrit donne la Tanara, au lieu de le Panaro,

Page 97, lignes 24 et 25. — Les douze derniers mots de l'alinéa ont été ajoutés après coup dans le manuscrit.

Page 98, lignes i3 et 14. — Louis Pic de La Mirandole fiit promu cardinal le 18 mai 171 2, devint ensuite évêque de Sinigaglia, et mourut en 1743.

Page 98, lignes 17 à 19. — Renaud, duc de Modène, fiit investi

du comté de Novellara, le 12 octobre 1737, ce fief étant devenu vacant par la mort de Philippe- Alphonse de Gonzague (1728).

Page 98, lignes 20 et 21. — Louis- Antoine Muratori, savant italien, naquit le 21 octobre 1672 et mourut le 21 janvier 1750. Avant d'être le bibliothécaire du duc de Modène, il avait rempli les fonctions de conservateur de la Bibliothèque ambroisienne, à Milan. Nous avons consacré déjà une note à son recueil des Rerutn Italicarum Scriptores. Mais ce grand ouvrage ne donne qu'une idée très imparfaite de son activité littéraire, archéologique et historique. A la page 104 du présent volume, on trouve le titre de quelques-uns de ses autres livres.

Page 99, lignes i et 2. — Montesquieu avait d'abord écrit de mon temps une seconde fois, après les mots à Rome.

Page 99, lignes 2 et 3. — Célestin Galiani, né à Foggia, en 1681, et mort à Naples, en 1753, prit l'habit des Célestins. Il était non moins versé dans les sciences que dans les lettres, si bien que, nommé d'abord professeur d'histoire ecclésiastique à Rome, il fat ensuite appelé à faire partie d'une commission hydraulique. Plus tard, il obtint de hautes dignités ecclésiastiques, fonda l'Académie des Sciences de Naples, et remplit d'importantes fonctions administratives et judiciaires. En 1741, il négocia le concordat qui régla les rapports du royaume de Naples avec le Saint-Siège. Il était l'oncle du célèbre abbé Ferdinand Galiani.

Page 99, ligne 7. — Joseph Monti, naturaliste, né à Bologne en 1682, y enseigna l'histoire naturelle, à partir de 1720, et y mourut le 4 mars 1760.

Page 99, ligne 8. — Joseph Roma, de l'ordre des Pères minimes, d'abord professeur de philosophie et de théologie à Rome, fut nommé, le i5 novembre 1720, professeur de physique à l'Université de Turin, dont il devint le bibliothécaire en 1732.

Page 99, ligne 8.—- Bernard- André Lama, Napolitain, fut nommé professeur d'éloquence à l'Université de Turin, le i5 novembre 1722.

Page 99, lignes 9 et 10. — Constantin Grimaldi, né en 1667 et mort en 1750, fut conseiller royal à Naples. C'était un magistrat très versé dans la jurisprudence, la théologie, la médecine, etc. Mais il se fit remarquer surtout par des écrits où il prit la défense de la philosophie de Descartes contre le père Beneditis.

Page .99 , ligne 10. — Dans le manuscrit, les mots [J] e les ai tous vus, sont écrits au-dessus des mots ai connu les susdits, que Montesquieu jugea sans doute trop dédaigneux, et qu'il fit biffer.

Page 99, ligne 11. — Jean-Joseph, marquis d'Orsi, né à Bologne, en 1 65 2, et mort en 1733, s'intéressa vivement aux lettres et écrivit lui-même en vers et en prose. 11 défendit la poésie italienne contre le P. Bouhours, qui l'avait critiquée dans son livre sur la Manière de bien penser dans les Ouvrages d'Ssprit, Renaud, duc de Modène, l'appela à sa cour, où il jouit d'une certaine influence.

Page 99, lignes 26 et 27. — Marie-Béatrix, filles d'Alfonse IV, duc de Modène, née le 5 octobre 1 658 et morte le 7 mai 171 8, se maria, par procuration, le 3o septembre 1673, avec le duc d'York, qui devait régner en Angleterre, sous le nom de Jacques II. Louis XIV avait constitué une dot à cette princesse. Aussi, quand elle se rendit en Angleterre, passa-t-elle par la France, accompagnée de son oncle Renauld, qui n'était pas encore duc de Modène.

Page 100, lignes 6 à 10.— Les ducs de Brunswick descendaient de Welf, fils d'Albert- Azon II, marquis d'Esté, mort en 1097. Ce Welf s'établit en Allemagne. Son frère cadet Foulques demeura en Italie et fut le chef de la branche italienne de la famille.

Page 100, ligne 10. — Le manuscrit donne de Scafnabourg, au lieu d'Aschaffenbourg. — Lambert, né à Aschafifenbourg (d'où son nom latin de Schafnaburgensis\ vécut au xi® siècle, prit l'habit de saint Benoît, et écrivit une Chronique qui va depuis Adam jusqu'en 1077.

Page 100, lignes i3 à 17. — Les généalogistes modernes s'accordent avec Murât ori pour contester l'origine saxonne des ducs de Savoie ; mais ils n'osent plus remonter au delà d'Humbert-auxblanches-mains, mort vers io5o, qu'on donnait au siècle dernier pour fils de Bérold, comte de Savoie et de Maurienne, mais dont la filiation n'est pas établie sûrement.

Page 100, lignes 18 à 21. — Dans son Histoire de la Formation territoriale des États de V Europe centrale ', M. Aug. Himly dit à propos des Welfs : € Pour eux, comme pour leurs prédécesseurs, l'imagination des historiographes officiels s'est donné libre carrière en fait d'origine et d'extraction antique; Leibniz et Muratori ont même trouvé moyen de faire des Este un rameau du vieux tronc guelfe; en tout cas, l'illustration historique de leur race remonte au x* siècle. >

I. Histoire de la Formation territoriale des États de l'Europe centrale, par M. Aug. Himly, 2« édition (Paris, Hachette et C*, 1894)» tome II, page 23o.

Page 100, ligne 21. — Il y eut, au ix^ siècle, deux Adalbert, margraves de Toscane : le premier le fut de 847 à 884; le second, de 890 à 917.

Page 100, lignes 22 à 28. — La branche des Este dont Montesquieu parle ici descendait de Sigismond, marquis de San-Martino, qui mourut en i5o7, et dont la descendance masculine s'éteignit en 1752.

Page 100, ligne 3o. — Les électeurs de Hanovre, qui étaient des Brunswick- Lûnebourg, et les ducs de Modène, qui étaient des Este, avaient pour auteur commun cet Albert-Âzon II, marquis d'Esté, dont nous avons dit im mot dans une note antérieure.

Page 1 01, lignes 17 et 18. — Renaud, duc de Modène, avait épousé, le 18 novembre 1695, Charlotte-Félicité, fil e de Jean- Frédéric de Brunswick- Lûnebourg, duc de Hanovre. Lorsque celui-ci mourut, le 27 décembre 1679, il laissa deux filles. Mais le duché de Hanovre ne pouvait être recueilli que par des héritiers mâles, et le fut par le plus jeune frère de Jean-Frédéric, Ernest -Auguste, auquel Léopold 1®^ devait conférer le titre ôi^ électeur.

Page loi, lignes 18 et 19. — C'est sans doute par suite d'une erreur du copiste qu'il est ici question du duché de Guise. Que vient faire ce duché après une phrase sur la succession de Brunswick, dont il ne faisait pas partie?

Page loi, ligne 19. — En 1729, Elisabeth -Sophie -Marie, fille de Rodolphe -Frédéric, duc de Holstein-Nordberg, était, depuis dix-neuf ans, duchesse de Brunswick. Née le 2 septembre i683, elle se maria en secondes neces, le 12 septembre 1710, avec Auguste-Guillaume de Brunswick- WolfenbUttel, dont elle fut la troisième femme. Elle mourut le 3 avril 1767.

Page 10 1, lignes 23 et 24.— Renaud, duc de Modène, avait marié sa fille Henriette -Marie à Antoine, duc de Parme, le 5 février 1728. Elle était née le 2 février 1702 et devait mourir le 29 janvier 1777. Une de ses sœurs s'appelait Bénédicte-Emeste, et l'autre, Amélie-JoSéphine.

Page 102, ligne 20. — Bernardin Ramazzini, savant médecin, naquit à Carpi, le 5 novembre i633, et mourut à Padoue, le 5 novembre 16 14. Montesquieu a dû lire ses ouvrages, du moins en partie. Il cite, en effet, le De Morbis Artificum dans V Essai sur les Catêses qui peuvent affecter les Esprits ^

Page 108, ligne 3.— Les villes de Parme et de Plaisance

I. Mélanges în^difs (Bordeaux, G. Gounouilhou, 1892), page i52.

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furent cédées, en i5i2, au pape Jules II, par Maximilien Sforza. En i5i5, elles furent occupées par les Français. Mais le Saint-Siège les recouvra en i52i et les conserva jusqu'en 1545, où le pape Paul III investit son fils naturel Pierre -Louis Famèse du double duché de Parme et de Plaisance.

Page III, ligne 1 3. — Le Silhouette dont Montesquieu parle ici est le père de celui qui devint contrôleur général. Ce fut d'abord un simple receveur des tailles à Limoges. Son fils, qui l'accompagnait dans son voyage, en rédigea une relation. Né le 25 juillet 1709 et mort le 20 janvier 1767, Etienne de Silhouette administra les finances de la France du 4 mars au 21 novembre 1759. Le récit de ses voyages ne parut qu'après sa mort, en 1768, sous le titre de Voyage de France, d*Espagne, de Portugal et d'Italie, du 22 avril 172g au 6 février iy3o>

Page III, lignes 19 et 20. — Attachés à la grande chancellerie, les secrétaires du Roi devenaient nobles au bout de vingt ans d'exercice de leur charge.

Page 112, ligne 16. — Outre François Mazzola, auquel nous avons déjà consacré une note, on connaît au moins quatre autres Mazzola qui furent également peintres : Philippe, père de François, ses oncles Michel et Pierre-Hilaire, et son cousin Jérôme.

Page 112, ligne 28. — Antoine Van Dyck, l'illustre peintre de l'école flamande, naquit à Anvers, le 22 mars 1599, et mourut à Londres, le 9 décembre 1641.

Page II 3,. ligne 29. — Par le feu Duc, il faut entendre François Famèse, auquel nous avons déjà consacré une note.

Page 1 14, ligne 14. — Le manuscrit donne Skeden^ au lieu de Schedone, — Barthélémy Schedone, peintre de l'école lombarde, naquit à Modène vers 1570, et mourut à Parme, le 27 décembre 161 5.

Page 1 13, ligne 23. — Le Palais du Té ne doit pas son nom à la lettre T, dont il n'a point la forme. Té serait (dit-on) une abréviation de tejetto, qui signifie coupure ou passage destiné à l'écoulement des eaux. C'est par l'existence, plus ou moins ancienne, d'une coupure semblable dans le voisinage du Palais qu'on explique le nom par lequel on désigne cet édifice.

Page 1 1 5, ligne 25. — Le duc de Mantoue, dont le nom manque dans le manuscrit, est Frédéric II de Gonzague (i5i9 à 1540). Il n'était encore que marquis en 1524, lorsqu'il chargea Jules Romain de construire le Palais du Té. C'est le 25 mars i53o seulement qu'il fut créé duc par Charles- Quint.

Page II 5, ligne 28. — Par Jules, il faut entendre Jules Pippi, dit le Romain, auquel nous avons déjà consacré une note.

Page 117, ligne i5. — Jacques Courtois, dit le Bourguignon, né à Saint-Hippolyte (Doubs), en 162 1, et mort à Rome, le 14 novembre 1676, est célèbre par ses tableaux de bataille. Montesquieu, dans ses notes sur les objets d'art de Florence, rappelle qu'il devint Jésuite. Voyez ci-dessus, page 33g,

Page 118, ligne 19. — D'après une indication du manuscrit, nous insérons en cet endroit l'alinéa qui commence par les mots C^est la seule forteresse, bien que cet alinéa soit, dans l'original, à la suite de celui qui commence par les mots Cette chaussée retient y et que nous imprimons à partir de la ligne 23.

Page 122, ligne 5. — C'est à la suite de l'alinéa qui finit par les mots un grand bâtiment, que se trouve, dans le manuscrit, le plan de Mantoue. Des raisons typographiques nous ont obligé d'insérer ce plan plus haut. Nous avons reproduit le croquis de Montesquieu ou plutôt de son secrétaire, en en rectifiant le dessin, mais en en transcrivant la légende sans y rien changer.

Page 125, ligne 4. — Le manuscrit donne ici et plus loin Adigée, au lieu de Adige.

Page 125, ligne 19. — Paul Farinato, peintre de l'école vénitienne, naquit à Vérone en 1524 et y mourut en 1606.

Page 1 29, lignes 7 et 8. — Le manuscrit donne à deux reprises Volarni, au lieu de Volargne.

Page 129, ligne 17. ~ Le manuscrit donne Hala, au lieu de Ala.

Page i32, ligne 3. — Le manuscrit donne toujours Inspruch, au lieu de InsprUck.

Page 1 32, ligne 1 3. — Montesquieu met heures de France parce qu'en Italie on compte les 24 heures du jour à la suite, en partant de ce que nous appelons la 6* heure du soir.

Page i33, ligne 4. — Le manuscrit donne toujours Eysock, au lieu de Eisack,

Page i33, ligne 5. — Le manuscrit donne toujours Prener ou Perner, au lieu de Brenner.

Page i33, ligne 8. — Ultz est écrit dans le manuscrit au-dessus de Syll, qui est biffé, et qui est, cependant, le vrai nom du cours d'eau dont Montesquieu parle ici.

Page i33, ligne 28. — Le manuscrit donne Mitébald, au lieu de Mittewald,

Page i33, ligne 29. — Le manuscrit donne S^ernoc^^ Ochnberg, au lieu de Steinach, Schœnberg.

Page i34, lignes 11 à i5. — César était gouverneur de toutes les Gaules lorsqu'il envahit, au mois de janvier de l'an 49 avant

Jésu9- Christ, ritalie proprement dite, que Pompée ne sut pas défendre.

Page 1 35, lignes 7 à 9. — Montesquieu avait raison de se défier des lames d'or de la Maison du Conseil. Elles ne sont que dorées, bien que la tradition prétende qu'elles aientcoûté 3o,oooducats. Frédéric IV, duc de Tyrol, les aurait fait faire en 1425, pour prouver qu'il était riche, malgré son surnom de Frédéric-à-la'Poche'Vide.

Page i36, lignes 3 à 5. -— C'est, sans doute, par suite d'une erreur de copiste que le manuscrit donne ici Molirte, En allant de Mittenwald à Benedictbeuem, on rencontre d'abord le Walchensée. Plus loin, on suit la rive du Kochelsée, dont la superficie est bien moindre.

Page 1 36, ligne 11. — Le manuscrit donne Venedipaern, au lieu de Benedictbeuem,

Page i36, ligne 12. — Le manuscrit doime Volfitihausen, au lieu de Wolfrathshausen,

Page 137, lignes 12 et 1 3. —Virgile, Églogue III, v. i04et io5.

Page i38, lignes 14 et 1 5. — Il faut entendre ici par le duc de Bavière, Maximilien-E^mmanuel, électeur de Bavière, né le 1 1 juillet 1662 et mort le 26 février 1726. Il succéda à son père Ferdinand- Marie, le 26 mai 1679, et gouverna les Pays-Bas espagnols de 1692 à 1701 et de 1704 à 1706. Allié de Louis XIV, il faillit perdre tous ses états pendant la guerre de la Succession d'Espagne, et c'est alors aussi qu'il fit, de juin en août 1703, une expédition malheureuse dans le Tyrol, pour se mettre en rapport avec les armées françaises qui opéraient en Italie.

Page 140, ligne 23. — Le manuscrit donne /sse/^ au lieu de Jsar.

Page 140, ligne 26. — Charles- Albert, électeur de Bavière, né le 6 août 1697 et mort le 20 janvier 1743, succéda à son père Maximilien-Ëmmanuel, le 26 février 1726. A la mort de l'empereur Charles VI, il prétendit le remplacer et fut, en effet, élu empereur à Francfort, le 24 janvier 1742. Il prit alors le nom de Charles VII, mais faillit perdre ses états dans la guerre qu'il déclara à Marie-Thérèse, et dont il ne vit pas la fin.

Page 141, ligne i3. — L'électrice de Bavière était, en 1729, Marie-Amélie d'Autriche, fille de l'empereur Joseph I®»". Née en 1701, elle s'était mariée le 5 octobre 1722 avec Charles- Albert. Elle mourut le 1 1 décembre 1756.

Page 141, lignes i3 et 14. — Ferdinand-Marie de Bavière, qui avait reçu, en 171 2, le landgraviat de Leuchtenberg en apanage^ mourut en 1738.

Page 141, lignes 16 et 17. — Jean-Théodore de Bavière, né le

3 septembre 1708 et mort le 27 janvier 1763, devint successivement évêque de Ratisbonne le 29 juillet 17 19, de Freising en 1727, et de Liège en 1744. De plus, il fut promu cardinal le 9 septembre 1743, mais proclamé seulement en 1746. Page 141, ligne 17. — Clément- Auguste de Bavière, né le

16 août 1700 et mort le 6 février 1761, devint successivement évêque de Paderbom et de MUnster en 1719, coadjuteur de l'archevêque de Cologne le 9 mai 1722, archevêque de Cologne le 12 novembre 1723, évêque de Hildesheim en 1724, évêque d'Osnabrdck en 1728, et grand -maître de l'Ordre teutonique le

17 juillet 1732.

Page 141, ligne 20.— Par le feu Électeur ^ il faut entendre rélecteur Maximilien-Emmanuel, auquel nous avons déjà consacré une note.

Page 142, ligne 22. — Ignace-Félix, comte de Tœrring-Jettenbach, né le 28 novembre 1682 et mort le 18 août 1763, fut chargé, par Maximilien-Emmanuel, électeur de Bavière, d'accompagner ses fils dans la campagne que les armées de l'empereur Charles VI firent, en 1 7 1 7, contre les Turcs. Il remplit les plus hautes fonctions politiques et militaires, sous le règne de l'électeur Charles-Albert, mais sans bonheur. Aussi, fut-il disgracié par le fils et successeur de ce prince, l'électeur M aximili en-Joseph.

Page 142, ligne 23. — La bataille de Belgrade fut livrée, le 16 août 171 7, par le. prince Eugène de Savoie au grand-visir Khalil-Pacha, qui fut complètement défait, et qui dut abandonner aux Impériaux la ville de Belgrade elle-même.

Page 144, lignes 20 et 21. — Le 11 septembre 1709, les Français, sous les ordres de Villars, furent battus, à Malplaquet, par les armées du prince Eugène et de Marlborough; mais les vainqueurs perdirent près de trois fois plus d'hommes que les vaincus.

Page 145, ligne 5. — Le manuscrit donne Tirent, au lieu de Thierheim ou ThUrheim . — G eorges - Sigismond - Christophe, comte de Thûrheim, né en 1666 et mort en 1738, fut grand-chambellan et ministre de l'électeur Charles- Albert.

Page 145, ligne 6. — M. de Rezé avait été envoyé en 1726 à la cour de Bavière, en qualité de représentant de la France.

Page 145, ligne 17. — Par les Impériaux, il faut entendre ici les agents des empereurs Léopold 1er, Joseph 1er et Charles VI. On sait qu'en vertu d'un traité signé le 9 septembre 1704, au camp de Landau, l'électorat de Bavière fut occupé et administré pendant une dizaine d'années comme une possession des Habsbourg. L'électeur Maximilien-Emmanuel ne fut rétabli dans

ses états qu*en vertu des traités de Radstadt et de Bade, des 26 mars et 7 septembre 17 14.

Page 145, lignes 24 à 26. — Nous avons imprimé tels quels les noms barbares qu'on lit en cet endroit du Voyage en Allemagne, et nous n'avons pas osé leur substituer des noms de forme plus allemande, comme Seefeîd, Sinzheim, etc., que rien ne nous autorise à adopter.

Page 145, ligne 27. — Le manuscrit donne Sleisem, au lieu de Schleissheim,

Page 146, ligne 7. — Les Italiens désignent les entresols sous le nom de mezzanini. Dans son Dictionnaire des Ternies propres à l'Architecture, Félibien donne mezanines comme un terme qui c n'est guère en usage » en France. Montesquieu écrit metzanins.

Page 146, ligne i3. — Le manuscrit donne Rimbrans, au lieu de Rembrandts, — Rembrandt Harmens Van Rh3ntit le grand maître de l'école hollandaise, naquit à Leyde, le 1 5 juin 1606, et mourut à Amsterdam, au commencement d'octobre 1669.

Page 146, lignes 18 et 19. — Le manuscrit donne Louchiem, au lieu de Lustheim,

Page 146, lignes 26 et 27. — Le président dont Montesquieu parle sans le nommer est, sans doute, François-Xavier-Joseph, baron d'Unertl, né le 21 février 1673 et mort le 22 janvier 1750, qui remplit des fonctions diplomatiques sous trois électeurs de Bavière : M aximi lien-Emmanuel, Charles^Albert et Maximilien- Joseph, et qui avait été nommé, en 1726, chancelier du Conseil privé.

Page 146, ligne 28. — Jean -Maximilien -Ferdinand, comte de Preising, fut grand-écuyer et ministre de l'électeur Charles-Albert et mourut en 1739.

Page 147, ligne 9. — Jean- Baptiste -François Desmarets, marquis de Maillebois, né en 1682 et mort le 7 février 1761, était le petit-neveu de Colbert. Il suivit la carrière des armes avec distinction, si bien qu'il obtint le bâton de maréchal de France en 1741. £n 1726, il tut chargé d'une mission diplomatique auprès de l'électeur de Bavière.

Page 147, lignes 24 à 26. — Montesquieu fait ici allusion à des événements contemporains. En moins de vingt ans, on avait vu trois électeurs de l'Empire devenir rois : celui de Saxe, en Pologne (1697); celui de Brandebourg, en Prusse (i 701), et celui de Hanovre, en Angleterre (17 14). Peu après, l'héritier présomptif du landgrave de Hesse-Cassel avait été appelé au trOne de Suède par les États de ce pays (1720).

Page 147, lîg^e 29. — Ferdinand, comte de Plettenberg-Nordkirchen, né en 1690 et mort en 1737, fut pendant quelques années le favori et le premier ministre de l'électeur Clément- Auguste ; mais, en 1783, ses intrigues le firent disgracier.

Page i4is, lig^e 16. — Le manuscrit donne ici et plus loin Ausbourg, au lieu de Augsbourg.

Page 149, lignes 10 et 1 1. — Alexandre-Sigismond de Bavière- Neubourg, né le 19 avril i663 et mort le 23 janvier 1737, devint évêque d'Augsbourg le i^''' avril 1690.

Page 149, lignes 21 et 22. — L'organisation du Afa^s^ra^ dans la ville d'Augsbourg, telle que Montesquieu l'a décrite, avait été stipulée dans le § 2 de l'article 5 du traité d'OsnabrÛck, signé le 24 octobre 1648 par les représentants de l'Empire germanique et de la Suède.

Page i5o, lignei3. — Le manuscrit donne ici et plus loin Leck, au lieu de Lech.

Page i5i, ligne 17. — Le manuscrit donne creis, au lieu de kreutsser.

Page i52, ligne 4. — C'est à la suite du paragraphe qui finit par les mots et qu^on tourne, que se trouve, dans le manuscrit, le dessin de la porte secrète d'Augsbourg, dessin que nous avons inséré à la page précédente pour des raisons typographiques.

Page i52, ligne 22. — C'est à la suite de l'alinéa qui finit par les mots fait monter, que se trouve, dans le manuscrit, le dessin du pont d'Augsbourg, dessin que nous avons inséré un peu plus haut pour des raisons typographiques.

Page i53, lig^e I. — Pendant la guerre de la Succession d'Espagne, les Français et les Bavarois obligèrent les Impériaux, qu'ils assiégeaient dans Augsbourg, à capituler le i4décembre 1703.

Page 154, ligne 17. — Anne -Thérèse de Marguenat de Courcelles, née en 1647 et morte le 12 juillet 1733, épousa, le 22 février 1666, Henri de Lambert, marquis de Saint-Bris. Sa mère s'était remariée avec François de Bachaumont, qui cultiva avec soin son intelligence. Elle écrivit sur divers sujets de morale et tint à Paris un salon des plus recherchés.

Page i5 5, ligne 21. — Le manuscrit donne éméthicy au lieu d^étnétique.

Page i56, ligne 4. — Le manuscrit donne ici Necre et ailleurs Nekre, au lieu de Neckar.

Page i56, ligne 17. — M. le D"* G. Perry, bibliothécaire de la Faculté de Médecine de Bordeaux, a bien voulu nous apprendre que la febris hungarica ou castrensts est la maladie qu'on

nomme en français le typhus des armées. Elle fut étudiée pour la première fois dans la Basse -Hongrie, sur les années qui y campèrent en i566. De là le double nom latin qu^on lui donnait autrefois.

Page iSy, lignes 12 et i3. — La ville d'Augsbouxg était comprise dans le cercle de Souabe.

Page i58, lignes 16 à 20. — Les noms des villes que Montesquieu traversa, en allant d'Âugsbourg à Stuttgard, sont ordiographiés de la manière suivante dans le manuscrit : Soustnarkausen, Gunsbourg, Mlihingen, Vesterstat, Geinhague, Jaspingnen et Plockingen, Nous avons essayé de les rectifier et de les identifier dans le texte que nous imprimons.

Page 1 58, ligne 26. — Le manuscrit donne Virtetnberg, au lieu de Wurtemberg, — Éberard-Louis, duc de Wurtemberg, né le 18 septembre 1696 et mort le 3i octobre 1783, succéda à son père Guillaume-Louis, le 23 juin 1677.

Page 160, ligne 8. — C'est à la suite de l'alinéa qui finit par les mots entre lesquels on passe, que se trouve, dans le manuscrit, le plan du château de Louisbourg, plan que des raisons typographiques nous ont obligé d'insérer plus haut.

Page 162, lignes 8 et 9. — Louis-Guillaume, margrave de Bade, né le 8 avril i655 et mort le 4 janvier 1707, succéda à son aïeul Guillaume, le 22 mai 1677.

Page 162, ligne 10. — Charles- Philippe de Bavière-Neubourg, électeur palatin, né le 4 novembre 1661 et mort le 3i décembre 1742, succéda à son frère Jean- Guillaume, le 8 juin 17 16. Il fut le troisième et dernier électeur palatin de cette branche de Neubourg qui avait remplacé la branche de Simmem, et dont hérita la branche de Sulzbach. Les électeurs palatins appartenaient à la famille des Wittelsbach, comme les électeurs de Bavière, dont ils étaient les agnats.

Page 162, ligne 14. — Le manuscrit donne Bidigheim, au lieu de Bestgheim,

Page 162, lignes 20 et 21. — Lorsqu'Âlbert de Brandebourg- Ânspach, grand-maître de l'Ordre teutonique, voulut séculariser l'Ordre pour devenir duc héréditaire de Prusse en exécution du traité de Cracovie, du 8 avril i525, une partie des chevaliers protestèrent et choisirent un nouveau grand -maître. Le siège de l'Ordre fut alors établi à Mergentheim, en Franconie. Quant aux possessions que les chevaliers conservèrent, elles furent divisées en 1 2 l?ailliages, dont chacun était dirigé par un commandeur ou Landcomtur,

Page i63, lignes 4 et 5. -— Le manuscrit donne Sunsleim, au lieu de Sinsheim.

Page 164, lignes 8 à i3. ~ Le 4 septembre i7i9,rélecteurpala« tin Charles -Philippe avait expulsé les Calvinistes de l'église du Saint-Esprit, dont la nef leur appartenait. A la suite des représailles que les princes protestants d'Allemagne exercèrent alors contre les Catholiques, la mesure prise fut rapportée le 16 mars 1720. Mais, le 14 avril suivant, l'Électeur abandonna Heidelberg, pour s'établir à Schwetzingen et à Mannheim. — C'est par distraction que le mot Protestants a été écrit à la ligne 1 1 , au lieu du mot Catholiques.

Page 164, lignes 20 à 23. — Le traité d'OsnabrUck, que l'on confond sous le nom commun de traité de Westphalie avec le traité de Mtlnster, également signé le 24 octobre 1648, garantissait la liberté de conscience aux Catholiques, aux Luthériens et aux Calvinistes. Par l'article 3, il remettait les choses ecclésiastiques en l'état où elles avaient été le i^r janvier 1624. Un prince de l'Empire ne pouvait donc point troubler ses sujets dans l'exercice du culte qu'eux ou leurs pères auraient pratiqué à l'époque désignée dans ledit article.

Page 164, lignes 24 et suivantes. ~ Ce que Montesquieu dit au sujet de la fameuse tonne de Heidelberg permet de rectifier un passage de VArt de Vérifier les Dates. Au tome XV, page 368, de l'édition de 18 19, on lit : 4 En 1 751, [l'électeur Charles -Théodore] a renouvelé la fameuse cuve d'Heldelberg, et l'a rendue plus forte de 3o foudres que l'ancienne, détruite en 1689 par les Français. »

Page 164, lignes 26 et 27. — Le manuscrit donne kemers et hemer, au lieu de eitners et eitner.

Page i63, ligne 11. — C'est sur un ordre de Louvois, expédié le i3 janvier 1689, que les troupes françaises dévastèrent et démolirent le château de Heidelberg dans les premiers jours du mois de mars suivant, pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg.

Page i65, ligne 18. — Claudius Nero César, dit Germanicusy né en l'an i5 avant Jésus-Christ et mort le 10 octobre de l'an 19 après notre ère, était neveu de Tibère, qui l'adopta. Gouverneur des Gaules, 11 traversa plusieurs fois le Rhin à la tête des légions romaines. Les victoires qu'il remporta sur les Germains lui valurent le surnom qui sert à le désigner généralement.

Page i65, ligne 21. « Hermann Coring, dit CoringiuSy iuX un des savants les plus universels de l'Allemagne du xvii® siècle. Né le 9 novembre 1606 et mort le 12 décembre 1681, il écrivit

424 NOTBS

sur la médecine, l'économie politique, le droit, l'histoire du droit, Tarchéologie, etc. La collection de ses œuvres, plus ou moins complètes, a été publiée, en 1730, à Brunswick, et remplit six volumes in-folio.

Page 166, lignes 19 et 20. — Le manuscrit donne Philsbourg, au lieu de Philippsbourg.

Page 166, ligne 25. — Le traité de Bade, complément du traité de Radstadt, fut signé le 7 septembre 17 14 et mit fin à la guerre de la France avec l'Empire d'Allemagne.

Page 167, ligne 4. — Le plan de Mannheim est inséré dans le manuscrit (comme dans notre texte) à la suite de la phrase : Or voici comme est Mannheim, Seulement, l'auteur ou son copiste, n'étant pas satisfait d'un premier dessin fait à la page 523, en fit ou fit faire un second à la page 524. Au haut de cette page est écrit : Autre plan; et, au bas : Voyez les notes ci-desstis. Le lieu H est un peu plus étroit dans le second plan que dans le premier. Mais le cours du Rhin n'est pas tracé plus exactement dans l'un que dans l'autre.

Page 169, ligne 29. — Les électeurs palatins étaient redevenus catholiques depuis l'avènement de la branche de Neubourg, dans la personne de Philippe-Guillaume (18 mai i685). Le père de ce prince, le comte Wolfgang-Guillaume, était rentré dans le giron de l'Église à la suite de sa rupture avec Jean- Sigismond, électeur de Brandebourg, dont il devait épouser la fille. Cet événement se produisit en 161 3, à DOsseldorf, au milieu d'un banquet, où le futur beau-père administra un soufflet à son futur gendre.

Page 171, ligne i . — Quand la djniastie des ducs de Juliers^ de Clèves et de Berg, s'éteignit, le 25 mars 1609, ^^^^^ ^^ personne de Jean-Guillaume, les divers prétendants à sa succession finirent par s'entendre. Le partage provisionnel de Xanten, du 12 novembre 16 14, attribua Juliers et Berg aux princes de Neubourg, qui les gardèrent. Aussi, lorsque les princes de Neubourg devinrent électeurs palatins, ces deux duchés furent-ils unis personnellement au Palatinat.

Page 171, lignes 6 et 7. — Frédéric de Bavière -Simmem, né le 16 août 1596 et mort le 29 novembre i632, succéda à son père Frédéric -le -Sincère, électeur palatin, le 9 septembre 16 10. Pendant la guerre de Trente Ans, il se fit couronner roi de Bohême, le 25 octobre 16 19. Mais, le 8 novembre 1620, il fut battu à la Montagne- Blanche et fut obligé de s'enfuir en Hollande. Peu après, il fut déclaré déchu de la dignité électorale, le 6 mars 1623, par la diète de Ratisbonne. Son fils Charles-Louis ne recouvra

le titre d'électeur que vingt-cinq ans après, en vertu de l'article 1 5 du traité de Mûoster, du 24 octobre 1648.

Page 171, lignes 22 et 25. — Par suite d'une distraction qu'il est difficile de mettre sur le compte du copiste, le manuscrit donne ici, deux fois de suite, Danube au lieu de Rhin.

Page 171, lignes 28 et suivantes. — A la mort de l'électeur Charles- Philippe de Bavière-Neubourg, les princes de Sulzbach héritèrent des duchés de Juliers et de Berg, dont le futur électeur palatin Charles-Théodore fut investi le 26 octobre 1742.

Page 172, lignes i à 5. ^ En 1729, le prince régnant de Sulzbach s'appelait Théodore, Né le 14 février lôSg, il avait succédé à son père, Chrétien-Auguste, le 26 avril 1708. Lorsqu'il mourut le II juillet 1732, son fils cadet Jean -Chrétien, né le 23 janvier 1700, hérita de la principauté : l'aîné, Joseph-Charles-Emmanuel, qui avait épousé Elisabeth -Augusta, fille de l'électeur palatin Charles- Philippe, était mort en 1729. Jean-Chrétien mourut, d'ailleurs, lui-même le 20 juillet 1733. Son fils Charles-Philippe- Théodore devint alors prince de Sulzbach; puis, électeur palatin à la mort de Charles - Philippe (3i décembre 1742); et, enfin, électeur de Bavière à la mort de Maximilien-Joseph (3o décembre 1777). Né le II décembre 1724, il mourut le 16 février 1799, pendant les guerres de la Révolution, qui lui enlevèrent une partie de ses états.

Page 172, lignes 8 et 11. — Le manuscrit donne principauté Dartnstat et ville (PArmstat, au lieu do principauté de Darmstcuit et ville de Darmstadt.

Page 173, ligne 5. — La Bulle d'Or est l'acte qui régla, sous l'empereur Charles IV, la constitution de l'Empire d'Allemagne, acte dont vingt -trois chapitres furent arrêtés à Nuremberg, le 10 janvier, et sept, à Metz, le 25 décembre i356.

Page 173, lignes 6 et 7. — Le dernier empereur d'Allemagne qui ait été couronné à Aix-la-Chapelle, fut Charles-Quint (22 octobre i52o). Tous ses successeurs, jusqu'à François II, le furent dans la ville de Francfort- sur -le -Mein. Cependant, chaque fois que l'on couronnait im nouvel empereur à Francfort, on adressait à Âix des lettres qui sauvegardaient, en principe, les droits de cette ville.

Page 173, ligne 14. — L'Électeur dont Montesquieu parle ici n'est plus l'électeur palatin dont il sera encore question dans la phrase suivante, mais bien l'archevêque de Mayence François- Louis de Bavière-Neubourg, propre frère dudit électeur palatin. Né le 24 juillet 1664 et mort le 18 avril 1732, il fut nommé succes-

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Px^i :'r "xre 5. — En z^i .. le i-iniri ie Xr-awieii sjrceîac Fr-'.u.ruZ'^.r'izV. iz^m*^ E zictu-it -ia :~r~. Mais sca iT3xiif-«re r*-

Pi^i :--. -i^rre :-:. — Le clLJ.n-aii lirnr >l :iiCi«CŒ.exi tracutt le or. -3. z^T Ari-Duih^ii s'irreile véntariement Friudmihssieim; x^ij J. iTair c:e sumcmrrie T-dz^f'iLié'uizi3i c'âst-Â-^âre Jfaiso»-^»-

Pi;r* rfr. li^e :*. — Le cheviller ie BoLssiea ea Boîsâecx a7i;t «É^e *îit-:.; é p.ir le G-icTemeTieiit àrsni^ais* en août r7-i>» à r-iii'-Vrir ie CoL:'Z!ie, pcTir iéciier ce prince à accéier ai traité de HanoTrî, in i sertemrre 1-2 5.

Page 175, ligne 22. — Par lefeu Électeur, il faut entendre ici Joseph- Clément de Bavière, né le 5 décembre 1671 et mort le 12 novembre 1723, qui fut nommé successivement évêque de Freising et de Ratisbonne en i685, archevêque de Cologne le 20 septembre 1688, évêque de Liège en 1694, et évêque de Hildesheim en 17 14. Mais il ne reçut la prêtrise que le i^r janvier et ne fut sacré que le i*' mai 1707. En 1694, il résigna l'évêché de Freising, et, en 17 16, celui de Ratisbonne.

Page 176, ligne 3. — Les mots P Électeur sont ajoutés, dans le manuscrit, entre les lignes, au-dessus des mots PEmpereur, qui sont biffés.

Page 176, ligne 9. — Le manuscrit donne Popelstorf, au lieu de Poppelsdorf,

Page 176, ligne 10. — Le manuscrit donne ici et plus loin Breuile, au lieu de BrUhl.

Page 177, ligne 17. — Clément -Auguste avait eu pour prédécesseur, à Osnabrllck, Ëmest-Âuguste II, duc d'York, fils de cet autre Emest-Âuguste de Brunswick-Lûnebourg qui fut le premier électeur de Hanovre, et qui fut, lui aussi, évêque d'Osnabrûck. C'est le 2 mars 17 16 qu'eut lieu l'élection d'Emest- Auguste II. Né en 1694, il mourut le 14 août 1728.

Page 177, ligne 21. — Charles de Lorraine, né le 24 novembre 1680 et mort le 4 décembre 171 5, était fils de Charles V, duc de Lorraine, et fut nommé successivement évêque d'OlmUtz en 1695, évêque d'Osnabrûck !e 14 avril 1698, et, le 24 septembre 1710, coadjuteur de l'archevêque -électeur de Trêves, Jean- Hugues d'Orsbeck, qui mourut le 6 janvier 171 1, et qu'il remplaça.

Page 178, ligne 5. — Les archevêques de Cologne avaient été investis du duché de Westphalie lors de sa constitution, c'est-à dire à l'époque où Henri-le-Lion, duc de Saxe, fut dépouillé de ses états, le i3 avril 11 80, par la diète de Gelnhausen, sous le règne de Frédéric 1er Barberousse.

Page 180, ligne 11. — Dans la note que nous avons consacrée plus haut à François- Louis de Bavière -Neubourg, nous avons déjà dit qu'il avait résigné l'archevêché de Trêves le 3 mars 1729.

Page 180, ligne 19. — Le manuscrit donne Keiservert etRittP' bergue, au lieu de Kaiserswerth et de Rheinberg.

Page 180, ligne 26. — A la suite du paragraphe qui finit par les mots devenir aines, il s'en trouve, dans le manuscrit, un qui est biflfé :

« Rome est plus singulière à présent qu'elle ne l'étoit du temps des Empereurs romains. »

Page i8i, ligne i8. — Frédéric-Chrétien de Plettenbeig-Lehn* hausen fut évêque de MOnster du 7 juillet 1688 au 5 mai 1706, jour de sa mort.

Page 181, lignes 25 à 26. — Il s'agit ici des traités conclus en 1725 : Tun à Vienne, entre l'Empereur et le roi d'Espagne ; et l'autre à Herrenhausen, près de Hanovre, entre la France, la Grande-Bretagne et la Prusse. Les électeurs de Bavière et de Cologne accédèrent au traité de Vienne le i^^* septembre 1726. Ils ne tinrent pas, du reste, leurs engagements.

Page 182, ligne 16. — Le manuscrit donne Helzback; mais c'est là sans doute une erreur du copiste, qui n'aura pas su lire Sulssbach : la fille de l'Électeur palatin était, en effet, quand Montesquieu voyageait en Allemagne, veuve d'un prince de Sulzbach, comme on l'a vu plus haut.

Page 182, ligne 21. — Le manuscrit donne ici et plus loin Meternik, au lieu de Metternich.

Page 18 3, ligne 11. — François -Arnold Wolf de Metternich fut évêque de Munster du 3o août 1706 au 25 décembre 17 18, tout en conservant le siège de Paderbom, auquel il avait été appelé dès 1704.

Page i83, ligne 14. — Christophe-Bernard de Galen fut évêque de Mtinster du 14 novembre i65o au 19 septembre 1678, jour de sa mort. Il vécut soixante et onze ans et mena une existence des plus agitées. C'est en 1661 que ce belliqueux prélat ravit à la ville de Mdnster son antique indépendance.

Page 186, ligne 9. — Le manuscrit donne ici et plus loin Dus' seldorps, au lieu de DUsseldorf,

Page 186, lignes 11 et 12. — Par le feu Électeur palatin y il faut entendre Jean-Guillaume de Bavière-Neubourg, qui naquit le 19 avril i658, succéda, le 2 septembre 1690, à son père Philippe-Guillaume, et mourut le 8 juin 17 16.

Page 188, ligne 6. — Les électeurs de Brandebourg possédaient le duché de Clèves depuis le partage provisionnel de Xanten, conclu le 12 novembre 16 14 entre les héritiers des ducs de Clèves et de Juliers.

Page 188, ligne 10. — Le manuscrit donne D^orsta, au lieu de Dorsten.

Page 188, lignes i3 et 14. — Le manuscrit donne D'ulman, au lieu de Dillmen.

• Page 189, ligne 2. — Le manuscrit donne Leiden, qui n'est plus la forme usitée en France, au lieu de Leyde, — Jean Bockelson, dit Jean de Leyde, naquit dans cette ville et exerça d'abord

les professions de tailleur et de tavemier. U vint à MOnster à l'époque où les Anabaptistes s'emparèrent du gouvernement de cette ville, et se fit reconnaître par eux comme prophète et roi. Assiégé par une armée nombreuse, il se défendit pendant plus d'un an, jusqu'au 24 juin i535. Après la prise de la ville, il fut arrêté, jugé, et enfin supplicié en janvier i536. Son cadavre fut mis dans une cage, qu'on suspendit au clocher de l'église de Saint-Lambert.

Page 189, ligne 6. — Martin Luther, le célèbre réformateur allemand, naquit à Eisleben, le 10 novembre 1483, et y mourut le 18 février 1546.

Page 189, lignes 18 et 19. — MOnster est situé sur l'Aa, affluent de l'Ems.

Page 189, ligne 25. — Le manuscrit donne pournikel, au lieu de pumpernickel.

Page 190, lignes 6 à 9. — C'est dans le traité d'Osnabrack, art. i3, § 4, qu'il fut stipulé que l'évêque d'Osnabrûck serait tour à tour catholique et protestant, et que les évêques protestants devaient être élus parmi les membres de la famille de Brunswick- LOnebourg.

Page 192, ligne 17. — Le Chavigni dont il est ici question est bien celui auquel nous avons consacré une note dans le tome 1^^ des Voyages. Ses talents diplomatiques étaient supérieurs à sa valeur morale, si Saint-Simon ne l'a point calomnié. De 17 18 à 1753, Théodore Chavignard de Chavigni remplit des missions à Gênes, Parme, Madrid, Londres, Stuttgard, Ratisbonne, Copenhague, Lisbonne, Munich, Venise, etc.

Page 192, ligne 18. — Le manuscrit donne Municattse, au lieu de MUnchhausen, — Gerlach- Adolphe, baron de MOnchhausen, né le 14 octobre 1688 et mort le 26 novembre 1770, remplit de hautes fonctions judiciaires, diplomatiques et administratives; entre autres, et pendant trente -deux ans, celles de curator de l'Université de Gœttingue, fondée en 1734.

Page 192, lignes 20 et 21. — Charles, vicomte de Townshend, né en 1674 et mort le 21 juin 1738, joua un rôle politique des plus considérables en Angleterre. Il fut secrétaire d'État de 17 14 à 17 16 et de 1720 à 1730. Puis il mena une vie retirée, d'une dignité exemplaire.

Page 192, ligne 23. — Le manuscrit donne Herenausen (?J, au lieu de Herrenhausen,

Page 192, ligne 24. — Philippe Néricault- Destouches, né le 22 avril 1680 et mort le 5 juillet 1754, écrivit des comédies et remplit des fonctions diplomatiques. U fut reçu, en 1723, à l'Aca-

43o NOTES

demie française. Sa pièce. de P Irrésolu fut représentée pour la première fois en 171 3.

Page 193, lignes i à 3. — En 1729,1a guerre avait failli éclater entre le Hanovre et la Prusse à l'occasion de quelques soldats racolés ou emprisonnés. De grands préparatifs furent faits de part et d'autre. Mais, après avoir jeté feu et flanune, le roi de Prusse, Frédéric -Guillaume !«>*, se calma et finit par accepter pour arbitres les ducs de Brunswick -WolfenbtUtel et de Saxe- Gotha, qui réglèrent le différend par un acte en date des 16 et 18 avril 1730.

Page 193, lignes 4 et 5. — Les troupes de l'électeur de Hanovre et du duc de Brunswick occupaient depuis dix. ans, en 1729, les états du duc de Mecklembonig-Schwérin, en exécution d'un mandat impérial du 25 octobre 17 17.

Page 193, lignes 26 et suivantes. — Montesquieu donne ici des renseignements très incomplets sur la maison de Brunswick. Ce qu'il en rapporte était à peu près exact à la fin du xvii^ siècle, quand Rodolphe-Auguste était duc de Brunswick -Wolfenbûttel, son cousin Georges-Guillaume, duc de Zelle, et son autre cousin Georges, duc de Hanovre. Ce dernier était neveu et gendre du duc de Zelle ; si bien qu'il réunit, à la mort de Georges-Guillaume, toutes les possessions de la branche cadette des Brunswick- Lûnebourg.

Page 193, ligne 28. — Le manuscrit donne Limbourg, au lieu de Lûnebourg.

Page 194, lignes 2 et 3. — Georges l^^ acquit, en sa qualitéd'électeur de Hanovre, les duchés de Brème et de Verden en vertu d'arrangements successifs avec le Danemark et avec la Suède. Le roi de Danemark lui céda ses droits par la convention de Copenhague, du 26 juin 171 5, pour une somme sur laquelle les historiens ne s'accordent guère, mais qui ne dépassa point 3 à 4 millions de livres. Quant à la Suède, elle fit abandon des siens, par le traité de Stockholm, du 20 novembre 1720, au prix d'im million de rixdalês.

Page 194, ligne 3. — Le manuscrit donne Ferden, au lieu de Verden,

Page 194, lignes 4 et 5. — Ce n'est point Georges I^', mais son père, Ernest- Auguste, électeur de Hanovre, qui acquit le duché de Saxe-Lauenbourg, après la mort du duc Jules-François (29 septembre 1689), et en vertu de l'arrangement qu'il fit, en 1697, avec Frédéric- Auguste, électeur de Saxe.

Page 194, ligne 6. — Frédéric IV, roi de Danemark, né le

21 octobre 1671 et mort le 12 octobre ijSo, succéda, le 4 septembre 1699, à son père Christiem V.

Page 194, ligne 17. — Le manuscrit donne Attique, au lieu de Baltique.

Page 197, lignes 7 et 8. — C'est à la suite du paragraphe qm finit par les mots qui descendaient se relèvent, que se trouve, dans le manuscrit, le dessin du fer des pompes de Herrenhausen. Des raisons typographiques nous ont obligé d'insérer notre reproduction un peu plus haut. Comme pour le plan de Mannheim, le copiste a fait du fer en question deux dessins successifs, dont le premier est à la page 56 x, et le second, à la page 562 du manuscrit.

Page 198, ligne 1 3. — Frédéric -Guillaume 1er, roi de Prusse, épousa, le 26 novembre 1706, la princesse Sophie -Dorothée. C'était la fille de Georges !«', roi d'Angleterre et électeur de Hanovre. Elle naquit le 27 mars 1687 et mourut le 28 juin 1757.

Page 198, ligne 17. — Le prince dont il est ici question n'est autre que le futur Frédéric II, né le 24 janvier 171 2 et mort le 17 août 1786. Il était si mal traité par son père qu'il essaya, en août 1730, de s'enfuir en France. Frédéric- Guillaume le traduisit alors devant un conseil de guerre comme déserteur; mais les membres de ce conseil se déclarèrent incompétents.

Page 198, ligne 20. — Léopold, prince d'Anhalt-Dessau, né le 3 juillet 1676 et mort le 9 avril 1747, succéda, le 17 août 1693, à son père Jean- Georges III. C'était un homme de guerre fort remarquable. Il fut nommé feld- maréchal par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume I^i*, en 171 2, et par l'empereur Charles VI, en 1733.

Page 198, ligne 26. — Frédéric de Hesse-Cassel, né le 28 avril 1676 et mort le 5 avril 1751, fut roi de Suède et landgrave de Hesse-Cassel. Il fut appelé au trône de Suède, en tant qu'époux d'Ulrique-Éléonore, sœur de Charles XII, le 4 avril 1720. Quant au titre de landgrave, il en hérita le 23 mars i73o, à la mort de son père, le landgrave Charles.

Page 198, ligne 28. — Arvid-Bemard, comte de Hom, né en 1694 et mort en 1742, exerça une grande influence sur les événements qui se produisirent en Suède après la mort de Charles XII. Il contribua, en 1720, à limiter l'autorité royale et à faire élire Frédéric de Hesse-Cassel. Plus tard, il se déclara pour le parti des Bonnets, contre celui des Chapeaux, et finit par être renversé du pouvoir, en (738, quand la noblesse, favorable à la France et hostile à la Russie, l'emporta dans la Diète.

Page 198, ligne 29. — Fille de Charles XI et sœur cadette de Charles XII, rois de Suède, Ulrique-Éléonore, née en 1688 et morte le 5 décembre 1741, se maria avec Frédéric de Hesse- Cassel. Après que son frère eut été tué, elle fut élue reine par les états du royaume, le 21 février 17 19. Mais, dès le 4 avril 1720, elle abdiqua en faveur de son époux, qui régna sous le titre de Frédéric /•'.

Page 198, ligne 3o. — Charles -Frédéric, duc de Holstein-Gottorp, né le 19 avril 1700 et mort le 18 juin 1739, était le fils du duc Frédéric IV, auquel il succéda le 19 juillet 1702, et de Hedwige- Sophie de Suède, sœur aînée de Charles XII.

Page 199, ligne 18. — Guillaume de Hesse-Cassel, né le |

10 mars 1682 et mort le 29 janvier 1760, succéda comme landgrave de Hesse à son frère Frédéric, quand celui-ci mourut sans enfants, le 5 avril 1731.

Page 199, ligne 26. — C'est par le traité de Nystadt, du 10 septembre 1721, que la Suède céda la Livonie à la Russie.

Page 200, lignes 2 à 4. — Dans Tarticle 6 du traité de Nystadt, Pierre-le-Grand avait accordé au roi de Suède le droit perpétuel d'acheter, tous les ans, pour 5o,ooo roubles de grains à Arensberg, à Riga et à Revel, sauf dans les années de disette.

Page 200, lignes 4 à 6. — Pierre I«r, le g^and empereur de Russie, naquit le 9 juin 1672 et fut proclamé czar à la mort de son frère Fédor III, en juin 1682. Mais il mourut le 8 février 1725. En 1729, il avait eu pour successeurs : d'abord, sa veuve, Catherine Ire, morte le 17 mai 1727, et puis, son petit-fils, Pierre II, mort le 29 janvier 1730. Sous leurs règnes, les privilèges de la Livonie furent respectés encore. Ils l'ont même été depuis plus qu'on ne devait le prévoir au temps de Montesquieu.

Page 200, lignes 8 et 9. — A l'époque où la Livonie dépendait de la Suède, le roi Charles XI exigea de sa noblesse la restitution des terres et des palais royaux qui avaient été engagés ou vendus depuis 1609. Il promettait, du reste, le remboursement des sommes versées en retour à l'État. Les rigueurs qu'exerça la Chambre de Réunion ou de Réduction chargée de cette opération fiscale excitèrent les plaintes véhémentes des Livoniens. Mais Charles XI fit arrêter et condamner à mort les malheureux qui lui furent députés, en 1689, pour réclamer contre la mesure qu'il avait prescrite. Le Czar fit un acte politique en revenant sur ce qu'avait ordonné le roi de Suède.

Page 200, ligne 12. — Par le traité de Stockholm, du 14 juillet 1720, la France et la Grande-Bretagne avaient garanti la posses-

sion du duché de Schleswick au roi de Danemark, qui, en 171 3, avait dépouillé de ce pays Charles- Frédéric, duc de Holstein- Gottorp, allié de Charles XII, roi de Suède.

Page 200, ligne 27. — A la suite de la page 566 du manuscrit, page qui finit par les mots éloignés de plus de, se trouvent : un plan gravé de la ville de Brunswick; un tableau des troupes hessoises passées en revue le 3o juillet 1729, à Bettenhausen, par Georges II, roi de la Grande-Bretagne ; et un état des troupes de la Prusse et du Hanovre. Ces trois pièces sont fixées par une épingle au trente-cinquième cahier du manuscrit. Nous les reproduisons dans ce volume, en dehors du texte, en les insérant en face des paragraphes auxquels ils se rapportent.

Page 201, ligne 5. — Auguste -Guillaume, duc de Brunswick- Wolfenbttttel, né le 8 mars 1662, et mort le 23 mars 173 1 , succéda, le 27 mars 17 14, à son père Antoine-Ulric.

Page 201, ligne 7. — Le manuscrit donne Scktein, au lieu de Stein ou mieux Stain, — Jean-Frédéric, baron de Stain, né à Campen, en Hollande, le i5 juillet 1681, et mort à Cassel, le 27 février 1735, entra en 171 7 au service d'Auguste-Guillaume, duc de Brunswick. De 1717 à 1720, il représenta ce prince à la diète de Ratisbonne, et, en 1721, devint son ministre. Mais, quand Auguste -Guillaume mourut en 1731, Stain passa au service de Frédéric loi", roi de Suède et landgrave de Hesse-Cassel. C'était un esprit très distingué et très cultivé. Les hautes fonctions qu'il remplit lui permirent de favoriser la publication de grands ouvrages historiques. Montesquieu resta, pendant quelque temps au moins, en correspondance avec le baron de Stain. Dans ses Pensées manuscrites (tome III, folio 3 16, v^), on trouve im fragment d'une lettre qu'il lui écrivit d'Amsterdam, le 20 octobre 1729, et où il traitait de l'intérêt qu'avait la France à ce qu'on ne détruisît point. des Protestants, les Turcs et les corsaires de Barbarie >•

Page 202, ligne 16. — Le personnage que M ontesquiea appelle le baron d'Heu est sans doute Jean- Chrétien, baron d'Hoym, qui, né en 1675 et mort en 1763, remplit de hautes fonctions administratives, diplomatiques et politiques, au service des ducs de Brunswick-WolfenbUttel.

Page 202, ligne 19. — Samuel Pufendorf, philosophe, historien et publiciste allemand, naquit le 8 janvier i632 et mourut le 16 octobre 1694. En 1688, il devint historiographe des électeurs de Brandebourg. C'est comme tel qu'il écrivit en latin l'ouvrage dont le titre est : De Rébus gestis Friderici- Wilhelnti Magni^

Eîectoris Brandenburgici, Commentariorum Libri XIX. La première édition de cette histoire parut, à Berlin, en lôgS. Pufendorf avait commencé un ouvrage du même genre sur Frédéric !«>', premier roi de Prusse, mais les fragments n'en ont été publiés qu'en 1784, et Montesquieu n*a pas pu les connaître.

Page 2o3, ligne 4. — Charles-Léopold, duc de Mecklembooig- Schwérin, né le 26 novembre 1679 et mort le 28 novembre 1747, succéda, le 3 juillet I7i3, à son frère Frédéric-Guillaume. U tyrannisa ses sujets à un tel point que le Conseil aulique intervint par un mandat impérial du 25 octobre 1717, qui fut suivi d'une exécution militaire. Plus tard, le 11 mai 1728, Christiem-Louis, frère de Charles-Léopold, fut même chargé d'administrer le duché, au lieu et place du Duc.

Page 2o3, ligne 6. — Le manuscrit donne Abdorites; mais il s'agit sans doute ici des Amorites ou Amorrhéens, qui sont mentionnés à plusieurs reprises dans la Bible, notamment au chapitre xxi du livre des Nombres,

Page 2o3, ligne 8. — Â la suite du paragraphe qui finit par les mots des usurpations, se trouve dans le manuscrit un passage biffé, qui fait double emploi avec un paragraphe de la page 202, sur les princes d'Allemagne :

c Les princes d'Allemagne aiment mieux avoir des cer£s que des sujets : ils comptent quelquefois leur puissance par le nombre de leurs cerfs et de leurs biches. »

Page 2o3, lig^e 12. — Charles, landgrave de Hesse-Cassel, né le 3 août 1654 et mort le 23 mars 1730, succéda, le 21 novembre 1670, à son frère Guillaume VII.

Page 2o3, ligne 17. — Le baron de Pettekum, résident du duc Holstein à La Haye pendant la guerre de la Succession d'Espagne, servit d'intermédiaire entre les grandes puissances lorsque Louis XIV essaya d'obtenir la paix, en 1709.

Page 204, ligne 10. — Par alliés de Hanovre, il faut entendre les princes ou états qui avaient signé le traité de Herrenhausen (dit : de Hanovre)^ du 3 septembre 1725, ou qui y avaient accédé en 1726 ou 1727. Après la défection du roi de Prusse, c'étaient les rois de France et de Grande-Bretagne, les Provinces-Unies, les rois de Danemark et de Suède, le landg^ve de Hesse et le duc de Brunswick- Wolfenbûttel. Des subsides avaient été assurés aux quatre derniers alliés par les deux premiers.

Page 20 5, ligne 27. — Comme le manuscrit donne ici i?A>n/êZd^ nous avons imprimé Rheinfeld. Mais la suite de la phrase ne s'applique pas du tout à Rheinfeld ou Rheinfelden, ville fores-

tière de Suisse qui, au xviii<» siècle, appartenait aux Habsbouigs depuis des siècles. Il s'agit ici de Rheinfels, dont le landgrave de Hesse-Cassel avait fait Papanage d'une branche de sa famille.

Page 206, lignes 25 et 26. — Montesquieu fait ici allusion à Guillaume, prince d'Orange, qui débarqua en Angleterre le 5 novembre 1688 et renversa du trône son beau-père Jacques II, auquel il succéda sous le nom de Guillaume III.

Page 208, lignes 6 et 7. — Il est évident que la phrase ije n'ai point ouï dire cela en Angleterre, a été ajoutée après coup par Tauteur aux notes de voyage qu'il avait prises en Allemagne.

Page 208, ligne 9. — Le nom qui manque ici dans le manuscrit est sans doute celui de Salzdahlum, Ainsi s'appelait le château qu'Antoine-Ulric, duc de Brunswick -WolfenbUttel, fit construire, près de sa capitale, en 1694 et 1695, à l'imitation du château de Marly. Il n'en subsiste plus rien.

Page 208, ligne 28. — C'est à la suite de l'alinéa qui finit par les mots sont encore des livres, que se trouve, dans le manuscrit, le plan de la bibliothèque de WolfenbUttel, plan que des raisons typographiques nous ont obligé d'insérer un peu plus loin.

Page 208, ligne 3o. — Le grand-père du Duc régnant s'appelait i4u^M«/6. Fils de Henri, duc de LUnebourg, il devint duc de Brunswick après la mort de son cousin Frédéric-Ulric, décédé le 1 1 août 1634. Né le 10 avril 1579, il mourut le ^7 septembre 1666, laissant une grande réputation de science et de sagesse.

Page 209, lignes i et 2. — Luther s'était fait recevoir docteur en théologie les 18 et 19 octobre i5i2, d'où son titre de docteur, qu'il se donnait quelquefois lui-même, en s'appelant doctor Martinus,

Page 209, ligne 6. — Le cardinal Jules Mazarin, né le 14 juillet 1602 et mort le 9 mars 1661, n'était pas seulement un grand politique. Il avait le goût des choses de l'esprit, et il avait confié au savant Gabriel Naudé le soin de lui composer une bibliothèque. Pendant la Fronde, en 175 1, le Parlement de Paris fit vendre ses livres, qui furent dispersés; si bien que, plus tard, il ne fut pas possible de les recouvrer tous, malgré les efforts du Cardinal.

Page 210, lignes 2 et 3. — Le duc Auguste -Guillaume, qui devait mourir sans enfants, avait pour héritier présomptif son frère Louis-Rodolphe, duc de Blanckenbourg. Ce prince, né le 22 juillet 1671, lui succéda le 23 mars 1731, et mourut le i^)** mars 173 5, sans laisser de fils. A sa mort, le duché de Brunswick passa à son gendre Ferdinand- Albert, duc de Bevem, qui

avait épousé sa fille, Antoinette- Amélie, et que Montesquieu avait vu à Vienne.

Page 21 o, lignes 5 et 6. — Le duc de Blankenbourg, frère du duc de Brunswick, avait pris fait et cause pour Jérôme, baron de MUnchhausen, qui avait été destitué injustement de ses fonctions de président des finances, et qui devint premier ministre après la mort du duc Auguste -Guillaume. Ce Mûnchhausen était un parent de celui que Montesquieu avait vu à la cour de Hanovre. Notons, en passant, que le baron de Mûnchhausen, dont les récits ont donné lieu à la publication des célèbres Aventures, appartenait à la même famille et s'appelait aussi Jérôme, comme celui auquel nous consacrons cette note.

Page 210, ligne 8. — Ernest, baron et, plus tard (en 1696), comte de Mettemich, remplit des fonctions diplomatiques au service de la Prusse. Il représenta cet état, à partir de 1710, tour à tour à Vienne, au congrès d*Utrecht et à la diète de Ratisbonne. En 1727, il prit sa retraite et mourut.

Page 210, ligne 1 3. — Jacques -Vincent Languet, comte de Gergi, né vers i656 et mort le 17 novembre 1784, remplit des missions diplomatiques à Mantoue, Parme, Florence, Venise et spécialement en Allemagne, où il fut envoyé pour la troisième fois en 1716.

Page 210, lignes 1 3 et 14. — Celui que Montesquieu appelle le vieux Péquet (ou mieux Pecquet) fut secrétaire du Conseil des affaires étrangères sous la Régence et directeur des bureaux des affaires étrangères sous le ministère du cardinal Dubois. On l'estimait fort pour son désintéressement, ses connaissances et sa prudence. Il mourut à Fontainebleau en septembre 1722.

Page 211, lignes 4 à 7. — Les ducs de WolfenbQttel, de Zelle et de Hanovre se disposaient à faire la guerre, en avril 1671, à Bernard de Galen, évêque de Munster, quand Pempereur Léopold 1er intervint et arrêta les hostilités. C'est alors que les princes guelfes eurent l'idée d'assiéger la ville de Brunswick, qui se rendit le 16 juin suivant. Ajoutons que Louis XIV n'avait pas encore, à cette date, déclaré la guerre aux États-Généraux : car il ne le fit que le 6 avril 1672.

Page 211, lignes 11 et 12. — C'est d'une seconde femme de Philippe de Gentils, marquis de Langallerie, qu'il doit s'agir ici. La première, Marie- Anne de Pourroy de Vausserre, était morte le 12 janvier 1708. Quant au marquis, né en i656, il suivit la carrière des armes, passa du service de la France à celui de l'Empire (1706), puis (1709) à celui de la Pologne; se convertit

au protestantisme; séjourna à la cour de Hesse-Cassel ; enfin, négocia secrètement avec le Sultan : si bien qu'il ûit mis en prison, au château de Raab, où il mourut le 20 juin 1717.

Page 211, ligne 22. — Ernest-Ferdinand de Brunswick-Bevem, né le 4 mars 1682 et mort le 14 avril 1746, devint duc de Bevem le i^' mars 1735, quand son frère Ferdinand -Albert fut duc de Brunswick. Il était prévôt du chapitre luthérien de Brunswick lorsque Montesquieu le connut.

Page 21 1 , ligne 23. — Éléonore- Charlotte, fîUe de Frédéric- Casimir, duc de Courlande, épousa, le 4 août 17 14, Ernest-Ferdinand de Bevem, et mourut le 28 juillet 1748.

Page 212, ligne 5. — D'après une indication du manuscrit, nous insérons en cet endroit l'alinéa qui commence par les mots C'est un bonheur, bien que cet alinéa soit, dans l'original , à la suite du paragraphe qui commence par les mots Lors de la prise de Brunswick, et que nous imprimons quatre lignes plus bas.

Page 212, ligne i3. — En 1671, le duc de Lûnebourg-Zelle s'appelait Georges-Guillaume. Né en 1624, il avait succédé, en i665, à son frère Chrétien-Louis et mourut lui-même en 1705.

Page 212, lignes 17 et 18. — C'est le 4 septembre 1729 que naquit le Dauphin, premier fils de Louis XV et de Marie Leckzinska. Il se maria en secondes noces, le 9 février 1747, avec Marie-Joséphine de Saxe, dont il eut plusieurs enfants. Mais il mourut avant son père, le 20 décembre 1763.

Page 212, lignes 19 et 20. — Ferdinand-Albert, duc de Bevem, avait épousé, le 5 octobre 171 2, Antoinette- Amélie, fille de Louis- Rodolphe de Brunswick- Wolfenbattel, duc de Blankenbourg.

Page 212, lig^e 23. — C'est par distraction que Montesquieu a écrit ici que le duc de Bevem éisit frère de l'impératrice Elisabeth : car, dans son Voyage en Autriche, il a dit lui-même qu'il était son cousin germain.

Page 214, lignes i à 3. — Le prince d'Anhalt avait épousé Anna-Louise Fœhse, dont l'empereur Léopold I^^fit une princesse de l'Empire le 9 septembre 1701, et qui mourat en 1754.

Page 214, lignes 3 et 4. — Nous ignorons à quel meurtre Montesquieu fait ici allusion. Il ne saurait être question d'un frère du prince d'Anhalt: son frère aîné et unique moumt avant sa naissance. Est-ce donc son beau-frère qu'il aurait tué?

Page 214, ligne 7. — Léopold 1er, prince d'Anhalt, n'eut pas quatre, mais cinq fils, dont le second lui succéda sous le nom de Léopold IL

Page 214, ligne 17. — Le manuscrit donne Clausdal, au lieu de Clausthal.

Page 21 5, ligne 20. — A la suite du mot mines se trouve dans le manuscrit un passage biffé et ainsi conçu : dont le produit donne du bled.

Page 219, lignes 12 a i3. — Le manuscrit donne Hesse^Rhin' felds, au lieu de Hesse-Rheinfels.

Page 219, ligne 14. — Madame la Duchesse était alors Char lotte de Hesse-Rheinfels, qui, née le 18 août 17 14, se maria le 23 juillet 1728 avec le duc de Bourbon et mourut le 14 juin 1741.

Page 221, lignes 8 et 9. — Lemanuscnidomiebourguemaîtres, au lieu de bourgmestres.

Page 222, ligne 21 . — Charles VI avait créé le 19 décembre 1722, à Ostende, une Compagnie des Indes, contre laquelle les Anglais et les Hollandais protestèrent vivement dans l'intérêt de leur commerce. Des raisons politiques obligèrent l'Empereur à promettre, le 7 mars 1727, de suspendre pour sept ans le privilège de la Compagnie. Il s'engagea plus tard à la supprimer, par l'article 5 du traité de Vienne, du 16 mai 1731.

Page 223, lignes 21 à 24. — Les Provinces-Unies expulsèrent les Jésuites par des mesures successives : la Hollande et la Frise les chassèrent au commencement de 1708; le Groningue et l'Over-Yssel, un peu plus tard, etc. Ce n'est qu'à la date du 7 mai 1720 que les États -Généraux rendirent un décret général d'expulsion, qui, du reste, ne reçut qu'une exécution partielle. Dans une foule d'endroits, les autorités feignirent d'ignorer la présence des proscrits, tant qu'elles ne furent pas obligées de la constater officiellement.

Page 223, lignes 24 à 26. — Lorsque Pierre Codde, qui était archevêque d'LJtrecht depuis le 20 septembre 1688, eût été déposé par Clément XI, le 3 avril 1704, pour ses opinions jansénistes, ses ouailles lui restèrent fidèles en grande partie. Il se constitua alors, dans les Provinces- Unies, une église schismatique, qui subsiste encore. Elle avait pour chefs trois prélats : l'archevêque d'Utrecht et ses deux suffragants, les évêques de Deventer et de Harlem.

Page 223, ligne 27.— Le Couvent des Chartreux d'tJtrecht, dit le Couvent du Saint-Sauveur, fîit fondé, en 1 393, par Sweder Van Abcoude, seigneur de Gaesbeec, etc.

Page 224, ligne 25. — Jean Calvin, le célèbre réformateur fran çais, naquit à Noyon, le 10 juillet i5o9, et mourut à Genève, le 25 mai 1564.

Page 224, ligne 3o, et page 225, lignes i à 3. — Dans la Vie de Lysandre, Plutarque raconte que, lorsque les Lacédémoniens se furent emparés d'Athènes, en 404 avant Jésus-Christ, il ûit question de raser cette ville ; mais qu'un Phocéen chanta quelques vers d'Euripide, et que les chefs de l'armée victorieuse sentirent, en les entendant, qu'il serait horrible de détruire la ville célèbre qui avait produit de si grands hommes.

Page 225, ligne 2. — Sophocle, né en 495 et mort en 406 avant Jésus-Christ, disputa à Eschyle et à Euripide le premier rang parmi les poètes tragiques de la Grèce.

Page 225, lig^e 2. — Euripide, le rival de Sophocle, naquit en 480 et mourut en 406 avant Jésus-Christ.

Page 226, ligne i5. — Le manuscrit donne Van Hoy, au lieu de VanHoey. — Abraham Van Hoey, né à Gorinchem, en 1684, et mort à Marlot, près de La Haye, en 1766, joua un rôle politique dans son pays et fut même nommé, en 1726, ambassadeur des États-Généraux près de la Cour de France. Montesquieu eut l'occasion de s'entretenir avec lui pendant son séjour en Hollande. Au folio 449, v^, de son Spicilegium, on en trouve la preuve :

c M. Van Hoei (sic) m'a dit que la raison qui fait que la province de Hollande est si obérée, c'est qu'elle a payé toute la guerre passée au-delà des 58 pour 100: car, pour ne point décourager les autres provinces qui auroient pu demander la paix, les ministres faisoient payer la province de Hollande, et les autres ne le voient pas leurs troupes complètes, ni ne remplissoient leurs obligations.

c II dit que la province de Hollande est sur le point d'être déchargée de ses obligations viagères, qui alloient à environ 10 millions de nos livres. »

Page 226, ligne 17. — Simon Van Slingelandt, né à Dordrecht, le 14 janvier 1664 et mort le 1^1^ décembre 1736, était grand pensionnaire de Hollande en 1 729. Il remplit, d'abord, les fonctions de secrétaire du Conseil d'État; puis, celles de trésorier général. Nommé pensionnaire en 1727, il le resta jusqu'à sa mort.

Page 227, lignes 10 à i3. — Le traité de Herrenhausen ou de Hanovre avait été conclu, le 3 septembre 1725, par la France, la Grande-Bretagne et la Prusse, et les Provinces-Unies n'y accédèrent que le 9 août 1726, après bien des hésitations.

Page 227, ligne 3 1 . — Dans le manuscrit le mot ajouté est écrit au-dessus des mots font ajoutement, qui sont bififés.

Page 228, ligne 3i. — Le manuscrit donne ici Balgeri, au lieu de Balgtierie, qu'on trouve, d'ailleurs, un peu plus loin. Placé à

la fin du paragraphe, ce nom indique la personne qui a renseigné Montesquieu sur ce qu'il vient de dire. Cette personne devait appartenir à la famille Balguerie, de Bordeaux. Dans les archives de La Brède, on conserve une lettre d'un certain Pierre Balguerie, datée d'Amsterdam, 9 octobre 1749, et adressée à Montesquieu. Elle nous apprend que le fils sâné du signataire avait été en rapport avec Montesquieu pour la vente de ses vins, mais qu'il était mort depuis un an. C'était peut-être là le Balguerie du Voyage en Hollande^

Page 229, ligne 5. — C'est le 12 juin 1672 qu'eut lieu le passage du Rhin par Louis XIV.

Page 229, ligne 10. — Le manuscrit donne Sktink, au lieu de Skenk ou Schenck,

Page 23o, lignes 29 et suivantes. — Quand Montesquieu comparait les Hollandais aux fourmis que Jupiter changea en habitants d'Égine, il songeait sans doute aux vers par lesquels Ovide termine le récit de cette métamorphose :

.... Morês quos anie gerebani NuHc quoque habent : parcum genus est patiensque laborum, QucBsitique ttna», et quod quauita resêrvêt*,..

Page 23 1, lignes i et 2. — Montesquieu rappelle ici le tableau que Fénelon fait du royaume de Salente, à la fin du livre X et au commencement du livre XVII des Aventures de Télémaque.

Page 232, ligne 26. — Par un acte du 22 mars 1602, les États- Généraux créèrent la Compagnie des Indes Orientales, qu'ils investirent, à l'exclusion de leurs autres sujets, du droit de faire le commerce à l'est du cap de Bonne- Espérance et à l'ouest du détroit de Magellan. A ce monopole s'ajoutaient des attributions politiques telles que la Compagnie formait, en quelque sorte, un état mi-souverain. Très florissante jusqu'en 1696, elle vit ensuite décliner peu à peu sa prospérité.

Page 233, lignes 27 et suivantes. — La plante dont il est ici question a inspiré à Montesquieu une réflexion qu'il a notée dans ses Pensées manuscrites (tome II, folio 9, v^) :

€ Depuis que j'ai vu à Amsterdam l'arbre qui porte la gomme appelée sang-de-dragon, gros comme la cuisse quand il étoit auprès de l'arbre femelle, et pas plus g^os que le bras quand il étoit seul, j'ai conclu que le mariage étoit une chose nécessaire. »

Page 235, ligne 17. — Jacques Saurin, né à Nîmes, le 6 jan-

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