‹ Voyages du Sieur de Champlain ou Journal ès découvertes de la Nouvelle France [microforme]Chapitre 12 sur 89 · x CS · texte numérisé non relu

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de ‘4 1 ni rptes COS affaires : ce sera quand il plaira à Dieu : de moi fat je préparerai tousjours le chemin à ceux qui vou- : dront après moi, l’entreprendre.

ta Il y a quelque temps, que nos Sauvages moyen-

cherchent la ,

quix ver les NÉTENL la paix avec les lrocois, leurs ennemis; et jusques à présent, il y a eu toujours quelque aclie croche pour la méfiance qu'ils ont des uns et des |: autres; ils m'en ont parlé plusieurs fois, et assez

souvent m'ont prié d'en donner mon advis, leurs d ayant donné, et treuvé bon qu'ils vesquissent en Li paix les uns avec les autres, et que nous les assis- , terions : mais quand il est question de faire la paix

Î | Moyen de 14 faire la i

avc les nations avecques des nations, qui sont sans foy, il faut

je UT bien penser à ce que l’on doit faire, pour y avoir TH : une parfaicte seureté. Je leur proposai, leur en donner des moyens, et seroit un grand bien proche

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1 Ece de nous; l'augmentation du trafic, et la descouverturce plus aisée, et la seurcté pour la chasse de

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mon adjours esrouillée > à faire eux bien

temps ;, chose à res à rismais l’on giner en : de moi qui vou-

s moyen- 1emis ; et lque acns et des | et assez is, leurs issent en les assisre la paix y, il faut * y avoir

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hasse de

nos Sauvages, qui vont aux castors, qui n'osent aller en de certains lieux, où elle abonde, pour la crainte qu'ils ont les uns des autres; ct y ont toujours travaillé jusques à présent.

Le 6 dudit mois de juin, arrivèrent deux 1ro- Preis cois aux Trois Rivières, pour traitter de ceste paix : le capitaine m'en donne aussitost advis, et y envoyérent deux canots, pour les amener à leurs cabanes, proche de Québec, où ils estoient loge.

Le 9 ils vindrent aux cabanes de nos Sauvages, lesquels ne manquèrent de m'envoyer une chalouppe, pour aller voir la reception qu'il leur feroit : Je m'enbarquai, accompagné dudit Sentein,

L’autheur s'embarque en

et de cinq de mes compagnons, avec chacun SON la barque des mousquet, où arrivant sur le bord du rivage, de- Ro van! 1° rs cabanes, le capitaine Mahigan aticq, accom 1.6 de ses compagnons, avec les deux [rocois à son costé, s’en vient au devant de nous, baisant leurs mains, et la mettant en la nostre, et en firent faire autant aux deux [rocois, nous tenants chacun par la main, jusques à ce que nous fussions à la cabane dudit capitaine; où arrivant, nous trouvasmes nombre de peuples assis, chacun selon son rang. Ledit chef me tesmoigna estre

Leur chef tesmoigne à

{ort satisfaict, et tous ses compagnons, de ce que rautheur raise

. ‘ os ’ qu'ils avoient Je n'estois acheminé vers eux, pour voir les Iro- farirestrers cois , lesquels firent rapport, envers les leur, de la

bonne intelligence qui estoit entre nous, et eux.

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Ce faict, trois de nos Sauvages, avec les deux … fac Fr , e re Irocois, dansérent, et après m'avoir demandé si tal

È qi je l’aurois agréable, je leur tesmoignai estre con- | pai

tant. ils

}: s con qd CSte dance dura une bonne espace de temps ; tre EPS amant CL achevé qu'ils eurent de danser, chacun d'eux Æ r r baisa sa main, et me la vindrent mettre en la em qi Ée mienne, en signe de paix, et bien-vueillance. Le sen Ft meurtrier estoit l’un de ces trois danseurs, qui que ik voulut mettre sa main dans la mienne, je ne le leu 1: th voulus jamais regarder ; ce qui lui donna un grand LE sent ï desplaisir, de se voir ainsi méprisé devant les Lro- mel HR cois, et de toute l’assemblée : il n’arresta guères D Les fie qu'il ne sortist de la cabane. Cependant le chef “ doi at ; commanda à tous les hommes, femmes et filles, Ù sem t'as , de danser; ce qu'ils firent quelque temps : la 7 tel danse finie, il me remercia à sa façon, et me pria don : (ai Le Le erpiaine de tousjours les maintenir en amitié : Je lui dis, leur

: “ qu'il ne devoit point douter de mon affection, D asc

| lorsqu'il se comportera doucement avec nous. puis 1 prie venir Je le priai de me venir voir le lendemain, æ na à douze de ses principaux, et les deux Iroquois | dési Ur (nous traicterons du subjet de leur venue) ce qu’ils me ail m'accordérent ; et leur fis tirer quelques coups de > tucz “ | d mousquets : delà, nous nous r’embarquasmes pour 1 roit Hi retourner en nostre habitation. Le lendemain, ils fur Ÿ \: ) Hietraie, M€ faillirent à venir avec les deux lroquois ; peu à 1 R

prés leur arrivée, je leur fis festin, suivant leur Ÿ sçar

s deux andé si

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temps ; n d'eux e en la nce. Le rs, qui e ne le n grand les Iroguéres le chef t filles, ps : la ne pra Lui dis, fection, US.

ain, et "oquoIs ce qu'ils pups de »s pour ain , 1ls ; peu à it leur

DE CHAMPLAIN. 53 façon de faire : après qu'ils eurent repeu, nous entrasmes en discours, sur ce qui estoit du traicté de paix avec les Iroquois, je leur demandai comment ils entendoient faire ce traicté : ils dirent que l'entreveue des uns aux autres, estoit avec amitié, ürant paroles de leurs ennemis, de ne les nuire ni empescher de chasser par tout le pays; et eux au semblable en feroient de mesme envers les Iroquois : et ainsi, ils n’avoient d’autres traictez à faire leur paix.

Je leur dis que parlementer, estoit véritablement faire les approches à une paix, mais il falloit les sceuretez d'icelle, et puis qu'il m'en demandoient mon advis, je leur en dirois ce qui m'en sembleroit, s’ilsme vouloient croire; à quoi ils accorderent, et me prièrent de rechef, de leur en donner mon advis qu'ils suivroient au mieux qu'il leur seroit possible; et qu'aussi bien, ils estoient las et fatiquez des guerres qu'ils avoient eues, depuis plus de cinquante ans, ei que leurs pêres n'avoient jamais voulu entrer en traicté, pour le désir de vengeance qu'ils avoient de tirer du meurtre de leurs parents et amis, qui avoient esté tucz; mais qu'ayant considéré le bien qui en pourroit revenir, ils se résoudoient, comme dit est, de faire la paix.

Response à la première question que je leur fis sçavoir, si ces deux Irocois estoient venus pour

Leur entreveue est avec amitié,

Parlementer est s'approcher de la paix.

Demandent son advis pour la paix,

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54 VOYAGES leur particulier; où s'ils avoient esté envoyez de leur nation.

Ils me dirent, qu'ils estoient venus deleur propre mouvement : et le désir qu'ils avoient de voir

Désir de voir

lus parents JEUTS parenis et amis, qui estoient parmi eux déprisonniers les

fait venir vers (enus prisonniers de longue main, les avoit fait venir; et l’asseurance qu'ils avoient du traitté de paix, commencé depuis quelque temps, estants comme en trefve les uns et les autres, jusqu'à ce que la paix fût du tout asscurée ou rompue. Je leurs dis que puisque ces homines n’estcient députez du pays, qu'ils les devoient traitter amiablement, avec toute sorte de paix et amitié, non pas en la façon comme s'ils estoient députez du pays, et qu'ils devoient estre receuz, avec plus d’allégresse et de cérémonie. De plus puisqu'ils vouloient venir à une boone paix, qu'il falloit qu'ils choisissent quelque homme d'esprit parmi eux , et l’envoyer avec ces deux Iroquois, ayant charge de traitter de paix, et les inciter à envoyer en ce lieu de Québec de leur part: lors qu'ils verroient que nous y assisterions , que cela seroit occasion de se mieux asseurer, comme estants obligez à les maintenir.

Ton, IS trouvèrent cet avis bon, et de fait ils se réso- “tek. lurent d'y envoyer quatre hommes, sçavoir deux aux Irocoïs, distants de Québec de cent cinquante

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% cr. Jieues, et leur fis donner la valeur de 58 castors

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de marchandises des cent dont ils leurs avoient fait présents, et ces marchandises estoient pour faire présent à leurs ennemis à leur arrivée, comme est leur coustume , et ainsi s’en allèrent fort contents. Voilà un bon acheminement.

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