‹ Voyages du Sieur de Champlain ou Journal ès découvertes de la Nouvelle France [microforme]Chapitre 22 sur 89 · WEBSTER, N.Y · texte numérisé non relu

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Arrivée du pilote Gascoin.

Arrivée de Sauvages.

Perfidie du

tournant, le meschant traistre et perfide Simon,

Sauvage Simon

Pére Joseph, et le Frère Gabriel, qui venoient

quérir quelques choses pour: porter audit Père

Nicolas. De plus ledit du Vernay me dit que le

François avoit esté mal traitté, parmi quelques

nations , faute que la pluspart, ne s’estaient pas

bien comportez avec ces peuples.

Ce jour arriva une chalouppe, où estoit le pilote Gascoin, qui ayant apperceu vers l’eau le vaisseau dudit de Caen, qui entroit à Tadoussac, où il avoit envoyé une chalouppe du Bic, avec ordre de ce qu'ils devoient faire audit Tadoussac , qui estoit de dépescher promptement une chalonppe, pour envoyer à Québec faire charger la barque qui y restoit, et envoyer au devant des Hurons, ce qui fut fait, et partit ce mesme jour.

, En ce temps arrivèrent les Sauvages, qui estoient allez de la part des montagnars aux Irocois, pour contracter amilié, et y avoit prés de six sepmaines qu'ils estoient partis d’auprès de Québec. Ils furent très bien receus des Irocois qui leurs firent tout plain de bonne réception, pour achever de faire cetie paix. Mais en la compagnie de ces Sauvages estoit un appelé Simon, qui devoit aller à {a guerre. Aprés qu'il eut pris congé desdits Irocois s’en re-

rencontrant un Irocois l’assomma, pour la récompence du bon traittement qu'il avoit receu desdits

nous valse ment chen par a ce qu ainsi deub cet h femn

noient lrocois. Tous nos Sauvages en furent grandement t Père desplaisants, et eurent bien de la peine à réparer que le … ceste faute: car 1l ne faut parmi tels gens qu’un elques tel coquin, pour faire rompre toutes sortes de nt pas bonnes entreprises, pour n'avoir aucune justice entr'eux toit le Le 10 dudit mois les Sauvages vindrent cabaner she Caen l'eau proche de l'habitation. Le lendemain arriva ledit adous- de Caen, avec deux barques chargées de marchanu Bic, . dises: le jour en suivant l’on commenca la traitte lit Ta- avec les Sauvages : d’autres Canadiens arrivérent ement en ce mesme temps avec quelques chalouppes. : faire Le 14 dudit mois la traitte fut achevée avec lesyer au “ dits Sauvages, et partirent le mesme jour pour rtit ce 4 s’en retourner en leurs pays, et un François fut avec les Bissereins.

stoient | Le 16 Le Frère Gabriel arriva avec 7 canots, qui Privée du , pour . nous résjouit grandement, nous comptant tout ce maines : qui s’estoit passé en son hyvernement, et la maufurent vaise vie que la pluspart des François avoient it tout mené en ce pays des Hurons et entr'autres : le tru- > faire , chement Bruslé à qui l’on donnoit cent pistoles ivages | par an, pour inciter les Sauvages à venir alatraitte, ucrre. | ce qui estoit de trés mauvais exemple d'envoyer en re- | ainsi des personnes si malvivants, que l’on eust imon, deub chastier sévèrement, car l’on recognoissoit écom- ‘ cet homme pour estre fort vicieux, et adonné aux

lesdits femmes; mais que ne fait faire l’espérance du

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90 VOYAGES gain, qui passe par dessus toutes considérations. Le sieur de 1€ 49 ledit de Caen partit pour aller aux Trois Caen va aux. 1 . , Trois Riièrs, Rivières avec les barques, pour traitter avec d'autres Sauvages s’il en rencontroit.

Le 20 huict canots des Hurons qu’avoit amené ledit Bruslé, partirent de Québec. Ce jour mesme, arriva ledit du Pont.

Le 95 arriva aussi à Québec une barque, qui

Bacue ami. NOUS dit , qu'il estoit venu six lrocois, nonobstant vée à Québec. . . . , , la mort de celui qui avoit esté tué, pour confirmer l'amitié avec tous les Sauvages : ayant bien jugé, que le Sauvage qui avoit tué leur compagnon, l'avoit fait de sa propre malice et non du consen-

Anitedune ement de ses compagnons. Le lendeunain, arriva

barque du sieur “deux etat une barque, où il y avoit deux soldats, que le & cui. sieur de Caen envoyoit en son vaisseau, pour les mettre à la chaisne, pour quelques légéretez qu'ils avolent commises. Nouvelles vindrent aussi, qu'il estoit arrivé à l'entrée de la rivière des Irocois, trente canots Hurons, avec quelques François.

usa Le premier d’aoust, est arrivé à Québec ledit 6 sieur (n Caen venu

Quibee. “sieur de Caen, et le 4 il fut au cap de Tourmente, qui dit lui avoir esté donné par monseigneur de Montmorency, avec l’isle d'Orléans, et quelques autres isles adjacentes : et le 10 il retourna à Québec.

En ce temps je me résolus de repasser en France avec ma famille, y ayant hyverné près de cinq

ans,

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PAUORSS. ‘| ans, et où durant ce temps, nous fusmes assez, Réslutim de

. . . asser en Fra ax Trois mal secourus de raffraichissements, et d’autres“: u ec d'au-

choses fort escharsement, nous n'avions de quoi remercier les associez en cela, car s'ils l’eussent sceu, ils y eussent donné ordre : la courtoisie et

mesine; le devoir les obligcoit d’avoir soing des personnes

qui avoient esgard à la conservation de la place et ue, qui de leur bien, outre la charité pour ceux qui pou- 1obstant voient estre malades, fussent morts faute de senfirmer

cours ; et ainsi estoit plustost diminuer le courage, que de l’augmenter à servir des personnes, qui ne font estat des hommes qui conservent leur bien, et se tuent de soin et travail à garder ce qui leur appartient, au lieu que peu de choses contante tout un peuple.

Je fis embarquer tout mon esquippage, et laissai l'habitation nouvelle bien advancée, et eslevée de 14 pieds de haut, 26 toises de muraïlles faictes

Irocois, avec quelques poutres au premier estage, et toutes çois. les autres prestes à mettre les planches sciées pour ec ledit la couverture, la pluspart du bois taillé et amassé rmenie , pour la charpente de la couverture du logement ;

neur de çuelques ourna à

n France

de cinq

toutes les fenestres faictes, et la pluspart des portes, de sorte qu'il n'y avoit plus qu’à les appliquer, je laissai deux fourneaux de chaux cuitie, de la pierre assemblée , et ne restoit plus en tout que sept ou huict pieds de hauteur, que toute la muraille ne Inst eslevée, ce qui se pouvoit en quinze Jours,

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02 VOYAGES leurs matériaux assemblez, pour estre logeable, si l'on y eust voulu apporter la diligence requise. Je les priai d’amasser des fassines, et autres choses, pour achever le fort, jugeant bien en moi-mesme que l’on n’en feroit rien, d'autant qu'ils n’avoient rien de plus désagréable, bien que c’estoit la conservation, et la seureté du pays; ce qu'ils ne pouvoient , ou ne vouloient comprendre. Cette œuvre ne s’avauçoit que par intervalles, selon la commodité qui se présentoit, lorsque les ouvriers n'estoient employez à autres œuvres.

Ledit sieur de Caen laissa son neveu, le sieur

Le sieur de Caen, laisse son

wepveu pour ÉSMCrY, pour principal commis, et pour coin-

principal com-

misenl'absrncs mancder en mon absence audit Québec, avec

de l’autheur,

cinquante et une personnes, tant hommes que femmes, garcons, et enfants.

Le jeudi 15 jour d’aoust partismes de Québec,

Partement de l'autheur pour

venir à Ja le 48 arrivasmes à Tadoussac, où nous eusmes nouvelles de la mort de cinq hommes du vaisseau Cing bon. dudit Deschesnes, qui estoit à l’Acadie, lesquels es Sauvages” hommes, avoient esté tuez par les Sauvages du licu, proche du sieur de Biencour, qui estoit demeurant en ces lieux, il y avoit plus de 18 ans avecques les Sauvages.

Senrutouue LE 91 d'aoust 1624 nous levasmes l’anchre PUR et mismes soubs voiles , pour retourner en France.

Le 25 fusmes mouiller l’anchre devant Gaspey,

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et trouvasmes de la Ralde qui estoit venu de Miscou, faire sa pescherie de poisson.

Le premier de septembre, un vaisseau partit de la flotte où commandoit le capitaine Gérard, pour aller en France devant porter des nouvelles.

Le 6 le vaisseau de du Pont acheva de faire sa pesche de poisson audit Gaspey.

La nuict venant au samedi, ledit sieur de Caen partit avec quatre vaisseaux , en l’un desquels estoit sa personne , et en l’autre ledit du Pont, au troisiesme ledit de la Ralde , et une patache de 45 à 50 tonneaux, dans laquelle estoit le pilote Cananée.

Le 49 l’on apperceut un vaisseau de 60 tonneaux , que l’on jugeoit estre Rochelois, on fist chasse dessus , mais il s’'évada , et ainsi se sauva à

« la faveur de la nuict.

Le 27 , on treuva fond à la sonde , à 90 brasses.

. Ce jour là petite barque où commandoit Cananée,

. se sépara de nous , pour aller à Bordeaux , selon

: l'ordre qu'il en avoit : depuis nous sceusmes . qu'elle fut prise des Tures , le long de la coste de

Bretaigne , qui emmenérent les hommes qu'ils y trouvérent , et les firent esclaves.

Le 29 , nous recogneusmes en la coste d’Angle-

| terre, le cap appellé Tourbery.

Le dernier de septembre nous apperceusmes la

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