‹ Voyages du Sieur de Champlain ou Journal ès découvertes de la Nouvelle France [microforme]Chapitre 30 sur 89 · PR LL. 2XE · texte numérisé non relu

PR LL. 2XE

EU

et Susurouest : laquelle isle est éloignée de la terre du Sud près de trois lieues, entre les deux il y a des isles : ce costé n'est bien cognu, comme n’estant sur la routte de Québec et Tadoussac. L'isle aux Lièvres ainsi nommée pour y en avoir, est couverte de bois de pins, sapins et cèdres, il y a des pointes de rochers assez dangereuses, elle a deux lieues et demie de longueur.

Du port de l’Equille au port aux Femmes, il y a une bonne lieue: ce port aux Femmes est une anse partie sable et cailloux, proche de là est un petit estang. Les Sauvages se cabanent quelques fois en ce lieu, au dessus d’une pointe de terre qui est plate et assez agréable : proche de ce lieu il y a anchrage, pour barques en beau temps.

Du port aux Femmes l’on va au port au Persil, distant près d’une lieue qui est anse, derrière un Cap, où il y a une petite rivière qui assèche de basse mer, elle vient des montagnes qui sont fort hautes, il y a anchrage proche, et à l'abri du vent du Su, venant à Ouest jusques au Nortnordest.

Du port au Persil l'on va tournant au tour d’une montagne de rochers qui fait cap : une lieue après l'on vient au port aux Saumons, qui est une anse dans laquelle se deschargent deux ruisseaux, il y a un islet en ce lieu où sont quantité de framboises, fraises, et blues, en leur saison : ceste anse

ass lis l'or dist cos des Nor l'Ou D trois asset d'ea üeu:

dent

> la assèche de basse mer, un peu vers l'eaue de eux l'islet il y a anchrage pour vaisseaux et barques, ime l'on est à l'abri du Nortdest.

sac. Du portaux Saumons à celui de Malle Baye, est oir , distant d’une lieue double, ce cap rangeant la il y coste d'un quart, et demi lieue il y a anchrage pour Ile a des vaisseaux : cedit cap et l'isle aux Lièvres sont Nord est, un quart à l'Est et Surrouest, un quart à ily l'Ouest près trois licues.

une | Du cap de Male Baye jusqu'à la rivière Plate, Cr de or t un trois lieues, ceste rivière est dans une anse qui ques asséche de Ba::” reservé un petit courant terre d'eaue qu la rivière, qui est assez Spalicu tieuse, ily : ‘rs dedans, qui ne la ren- . dent navigc:1: que pour les canots des Sauvages ersil , qui serventà surmonter toutes sortes de difficultez rière avec leurs bateaus d’escorse.

séche De la rivière Plate au cap de la rivière Plate, sont faisant le Surouest trois lieues et demie , entre les pri du deux est un petit ruisseau anse ou devant icelui il ort- y anchrage, comme devant la rivière Plate pour des vaisseaux. Estant un peu vers l'eaue de l’anse d'une la seconde vous gouverne, vous prendrez tant et après si peu d'eaue que vous voudrez, soit pour vaisanse seaux ou barques, le fond est sable en la pluspart ,1y ÀÆ deses endroits.

fram- Du cap de la riviére Plate au Surouest il y a

: ansC | deux lieues, vous passez plusieurs petites anses

\ LE A N Le k * n

zx dx Lea

CRT

te À

128 VOYACES

qui sont remplies de rochers, comme est partie de toute la coste depuis Tadoussac jusqu'en ce lieu, toutes les terres sont fort hautes, et le pays fort sauvage et desagréable, remplis de pins, sapins, cèdres, bouleaux et quelques autres arbes, si ce n’est quelque rencontre de petites valées qui sont agréables.

Du cap aux Oiscaux à l’isle au Coudre, il y a une bonne lieue , elle a une lieue et demie de longueur, eslevée par le milieu comme un costeau, chargée d'arbres de pins, de sapins, cédres, bouleaux , hestres et des coudriers par endroits. An bout de ladite isle du Surouest sont des prez, et un petit ruisseau qui vient de ladite isle, avec quantité de bonnes sources d’eaues irès excellentes, en icelle est nombre de lapins, et quantité de gibier, qui y vient en saison : il se voit nombre de pointes de rochers autour d'icelle, et notamment une qui avance beaucoup en la rivière du costé du Nort, de quoi il se faut donner de garde, la marée y court avec beaucoup de violence, comme au milieu de Lachenal , elle est esloignée de la terre du Nort demie lieue, terre de rochers assez haute, il y a anchrage entre les deux pour des vaisseaux, en se reurant un peu du courant du costé du Nort demi quartdelieue dudit cap aux Oies. À unc'lieue de laditeisle au nort,estunegrandeanse qui assèche de basse mer, où il y anombre de rochers espars çà

brass

l'isle D

passe

d’eau

n'en

quoi

Zz, EL avec Ilenté de re de

ment té du À arée e au terre naute, ÉCAUX, 1 Nort lieue sèche ars CÀ

et là, en ce licu descend une riviére qui n’est navigeable que pour des canots, y ayant nombre de sauls , elle vient des montagnes qui paroissent dedans les terres fort hautes chargées de pins et sapins.

Au Su de l'isle au Coudre, il y a nombre de basses et rochers, qui sont sur le travers de la rivière près d’une lieue, tout cela couvre de plaine mer, plus au midi est la chenal, où les vaisseaux peuvent aller, à quatre ou cinq brasses d’eaue de basse mer, rangeant quantité d'isles, les unes contenant une à deux lieues, et autres moins, en aucunes sont des prairies qui sont fort belles, où en la saison y vient une telle quantité de gibier qu'il n’est pas croyable à ceux qui ne l'ont veue : ces isles sont charyées de grands arbres, comme pins, sapins, cédres , bouleaux, ormes, fresnes, érables, et quelque peu de chesnes, en aucunes. Si vous attendez la plaine mer vous treuverez sept à huict brasses d'eaue, jusqu’à ce que l'on soit au travers de l’isle au Ruos , alors l’on treuve dix, douze, et treize brasses d’eaue , allant à Québec passant au Su de l'isle d'Orléans.

Du costé du Su de ces isles est encore un autre passage où il n’y a pas moins de huict brasses d'eau : pour n’estre encore bien recognue, l’on n'en fait point d'estime ne grande recherche, puis-

qu'on en a d’autres : de ces isles à la terre du Su TOME 1. 9

Page 1