‹ Voyages du sieur de Champlain, ou Journal ès découvertes de la Nouvelle FranceChapitre 14 sur 74 · POU · texte numérisé non relu

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5a VOYAGES

Me voilà expédié , je pars de Paris, et m'embargue dans le vaisseau dudit du Pont, l'an

Il commence A

a7ou^a7ra"u iGo3j Dous feisoDS hcurcux voyage jusques à

Tadoussac, avec de moyennes barques de douze

à quinze tonneaux, et fasmes jusques à une

leG^ndSauu iJeue à Mont-le-Graud-Sault Sainct Louis. Le

^■^»''- Pont-Gravé et moi, nous nous mettons dans un

petit bateau fort léger, avec cinq matelots, pour

n'en pouvoir faire naviger de plus grand, à

cause des difficultez. Ayants fait une lieue avec

beaucoup de peine dans une forme de lac, pour

le peu d'eau que nous y trouvasmes , et estants

parvenus au pied dudit Sault, qui se descharge

.S!.?^^e'saun ^^^ c^ l^C) nous jugeasmes impossible de le passer

de S. Loui<. • r ' C * .

avec notre esquir, pour estre si iurieux et entre-meslé de rochers , que nous nous trouvasmes contraints de faire presque une lieue par terre, pour voir Je dessus de ce Sault, n'en pouvants voir davantage ; et tout ce que nous payrefiTiong pcusmcs falrc , fut de remarquer les difficultez,

delaririere. i 1 T • •»

tout le pays, et le long de ladite nviere, avec le rapport des Sauvages , de ce qui estoit dedans les terres, des peuples, des lieux, et origines des principales rivières , et notamment du grand fleuve Sainct Laurent.

Je fis dès lors un petit discours , avec la carte uurca.'le exacte de tout ce que j 'a vois veu et recognu , et ainsi nous nous en retournasmes à Tadoussac ,

sur nue cai ce qu'il avait

TCU.

à Ho.

r de la du co!nm.iiideur de

sans faire que fort peu de progrès : auquel lieu Leurreiraiie

■* ^ AU A après peu de

estoient nos vaisseaux qui faisoient la traitte P'^srès. avec les Sauvages; ce qu'estant fait, nous nous erobarquasmes , mettant les voiles au vent', j usques à ce que nous fussions arrivés à Honnefleur , où sceusmes les nouvelles de la mort du E^çoiveni sieur commandeur de Chaste, qui m'affligea ^'^^Î;;" fort , recognoissant que mal-aisement un autre chasi^. pourroit entreprendre ceste entreprise, qu'il ne fust traversé, si ce n'estoit un seigneur de qui l'aulhoriié fust capable de repousser l'envie.

Je n'arrestai gueres en ce lieu de Honnefleur , que j'allai trouver Sa Majesté, à laquelle je fis voir la carte du dit pays , avec le discours fort particulier que je lui en fis, qu'elle eust fort agréable , promettant de ne laisser ce dessein , mais de le faire poursuivre, et favoriser. Voilà ci-quiesn.,

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