‹ Voyages et aventures de Lapérouse [microforme]Chapitre 38 sur 46 · CLE · texte numérisé non relu

CLE

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DE LAPÉROUSE. — 1787. 193 flexions avaient singulièrement modifié leur manière d'agir avec les sauvages ; ils réprimaient avec force les moindres vols et les moindres injuslices ; ils leur refusaient la permission de monter à bord, et menacaient de la mort ceux qui oseraient y monter maleré eux. Cette conduite, si différente du système de modération qu'ils avaient suivi jusqu'alors, tint les naturels de l'ile des Traîtres en respect.

Le 23 décembre, pendant qu'ils faisaient le commerce de cocos avec les sauvages, ils furent assaillis d’un for grain qui dispersa les pirogues. Plusieurs chavirèrent, et, après s'être relevées , elles regagnèrent promptement laterre. Le temps élait menaçant; on fit cependant le tour de l'ile des Traîtres , pour en découvrir toutes les poinles et en lever le plan avec exactitude. Laptrouse se dirigea ensuite vers les îles Tonga (archipeldes Amis), se proposant de reconnaître celles que le capitaine Cook n'avait pas cu le temps d'explorer.

Cependant, tous ceux qui avaient des SYMP tomes de scorbut souflraient extrêmement de l'humidité; cette maladie, n'ayant que peu de prise sur les matelots, régnait particulièrement

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chez les officiers et leurs domestiques, qui n’étaient pas accoutumés à nAvIgUCr , ct qui ne pouvaient supporter la disette de vivres frais. Le cuisinier David succomba le 10 décembre aux atteintes de ce mal terrible, Pour en préserver ses équipages, Lapérouse leur fit boire du spruce beer *. On en distribuait chaque jour une bouleille par homme, avec une dei-pinte de vin et une ration d'eau-de-vie, étendue de beaucoup d'eau ; en même temps on leur fit manger deux feis par jour de la viande de porc frais, proveaant des cochons qu'on avait achetés à Maowna. Ce nouveau régime fit sur les corps l'effet d’une longue relâche; les enflures des jambes et tous les symptômes du scorbnt disparurent.

Les vents de nord-nord-oucst étaient toujours pluvieux, et souvent aussi forts que les vents d'ouest qui soufllent sur les côtes de Bretagne. Le 27 &!embre, on découvrit l'ile de Vavao.

Cette île, que le capitaine Cook n'avait jamais visitée, mais dont il avait eu connaissance par le rapport des habitants des iles Tonga, est ane des plus considérables de cet archipel. L'hon-

neur de sa découverte appartient à l'Espagnol

* Sorte de bière.

DE LAPÉROUSE, — 1787, 195 Maurelle, qui l’explora en 1781, dans sa traversée de Manille à San-Blas, sur la côte occidentale du Mexique.

Lapérouse courut différents bords dans la

journée du 27 pour approcher de Vavao. Ayant

poussé pendant la nuit sa bordée au nord, afin d'étendre sa vue douze cu quiuze lieues au-delà de l'île, ileut connaissance de celle de la Amargura du même Maurelle ; après en avoir fait le relèvement, il ordonna d'arriver vers Vavao

u'on n’apercevail que du haut des mâts. Gn fut bientôt à l'entrée du port dans lequel le navigaleur Maurelle avait mouillé ; mais comme le chef d’escadre avaithâte d'arriver x Botan y-Bay, il se contenta de mettre en panne assez près de lerie , pour relever l'île et pour nouer quelques relations avec les insuleires: le temps était si mauvais el le ciel si menaçant, qu'aucune pirogue ne s’approcha des frégates. Lapérouse fit alors route vers l’île Latté, comprise dans Ja liste des îles Tonga donnée par le capitaine Cook. Il l'approcha à deux milles, bien certain que par le temps affreux qu'il faisait aucune pirogue ne hasarderait de se mettre en mer. On jui chargé, sous cette île, d’un grain qui forcales navires de porter vers Kao et Tafr à, décou-

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vertes en 1774 par Cook, revues par Maurelle en 1781. Kao est une île très-élevée, bien peuplée, et de neuf milles de circuit, Quant à Tofoua, elle est haute aussi, peu peuplée, et

couronnée par un volcan en activité,

Après avoir reconnu ces deux terres volcani ques, Lapérouse continua sa route, el releva les deux écuecils de Hounga-Tonga et UHounga-Hapai, distant l'un de l'autre de deux milles, espèces de phares hérissés de broussailles à leur sommet qui signalent là grande île de Tonga-Tabou.

Enfin, le 31 décembre, on aperçut du haut des mâts la métropole de l'archipel, terre fertile, peu élevée, mais couverte de la plus riche végétation. Lapérouse fit gouverner sur la pointe méridionale de l'ile, dont on pouvait s’approcher à Lrois portées de fusil. La mer brisait avec lureur sur toute la côte; mais au-delà de ces brisants on apercevait les vergers les plus riants. Les cases des insulaire: n'étaient pas rassCmbiées en villages, mais éparses dans les champs ,

comme les fermes dans les plaines les mieux cul-

uvées de l'Europe. Bientôt sept ou Buit pirogues

furent lancées à la mer et s'avanctrent vers les frégates ; mais les insulaires qui les montaient | ej

ne les manœuvraient qu'avec timidité; quoique:

DE LAPÉROUSE, — 1787, 107 la mer fût très-belle , ils n'osaier ! approcher à plus de huit ou dix toises des frégates qui étaient en panne, [ls se jetaient alors à la nage, tenant dans chaque main des noix de coco qu'ils échangeuient contre des morceaux de fer, des clous ou de petites haches, Leurs pirogues ne différaient en rien de celles des habitants des tles des Navivateurs; mais elles étaient dépourvues de voiles, La plus grende confiance s'établit promplement entre eux el les étranvers, Ils s'enhardirent à monter à bord; les Francais, instruits par les voyages de Cook, leur parlèrent de Poulaho , de Finaou et de quelques autres chefs : ils avaient l'air d’être de vicilles connaissances qui se revoientet s’eniveticnnent de leurs amis. Un jeune insulaire donna à entendre qu'il était fils de Finaou Cet ce ütre, vrai ou usurpé , lui valut plusicurs présens ; il poussait un cri de joie chaque fois qu’il en recevait un, et cherchait à faire comprendre par signes aux voyageurs que, s'ils allaient mouiller sur la côte , ils y lrouveraient des vivres en abondance, et que les pirogues étaient trop pelites pour les apporter en pleine mer. Ces sauvages étaient bruyants dans leurs manières ; mais leurs traits n'avaient aucune expression dlérocité, Leur langage, ieur tatouage , leur cos-

iume, tout annoncail en cux une origine com -

mune avec les habitants de l'archipel des Navigaleurs, La coutume de se couper les deax phalanges du petit doigt conime marque de douleur pour la perte d’un parent ou d’un ami est aussi répandue chez ces peuples qu'aux îles Niouha,

Devenu prudent et circonspect, Lapérouse ne voulut pas hasarder le débarquement. Toutes ses relations avec les habitants de Tonga-Tabou se réduisirent à une simple visite de !& part de

ceux-ci", Le 1 janvier 1788, ayant perdu tout

" Lapérouse n'ayant fait que recevoir à son bord quelques indigènes des iles Tonga, n’eut pas le temps d'observer ces insulaires qu'il se proposait d’ailleurs de revoir plus tard. Nous suppléerons à cette lacune de sa relation, en consignant ici sur cet archipel si intéressant de l'Océanie quelques détails empruntés aux navigateurs mouernes.

Les habitants des iles Tonga ont le teint à peu près semblable à celui des populations de l'Europ méridionale, le nez aquilin, les lévres minces, les cheveux généralement lisses, la taille haute et bien proportionnée. Leur physionomie est agréable, leur maintien grave et décent. La température de ar climat et une nourriture saine et abondante, les mainensent généralement dans un état de santé assez prospère ; cependant ils sont sujets à certaines maladies : la lépre éléphanliasis, le marasme et les éruptions cutanées.

Leur caractère offre les plus choquantes disparates : ils sont en même temps bienveillants et cruels, généreux et cs-

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espoir d'obtenir, en louvoyant au large , assez de vivres frais pour suffire à la consommation de ses équipages, il prit le parti de se diriger vers Botany-Buy, sur la côte O. de l'Australie (Nouvelle-Hollande ) ; il devenait d’ailleurs urgent de réparer la perte des chaloupes en en construisant de nouvelles, Le ? au matin, il aperçul l'île Pylstart, dont la plus grande lar-

geur est d'un quart de lieue, Elle est fort escar-

pée , n'a que quelques arbres sur la côte, et peut

ne servir de retraite qu'à des oiscaux de mer.

fondément dissimuiés ; :uais ce «& ‘i les distingue particuliérement , c'est le courage et l’inte'ligence. Chez eux l’idée du crime se borne aux infractions du tabou et au manque d'ohéissance envers les chefs. Ils connaissent plusieurs de nos occupations, par exemple l'administration des propriétés, le jeu, la danse et le charme de la conversation. Leurs entretiens roulent presque toujours surles Papa-Languis où Européens qui viennent les visiter. Parmi les nombreuse. professions qu'ils exercent avec adresse, il faut citer la construction des cases et celle des pirogues, la fabrication de colliers avec les dents de cachalot ; la construction des caveaux pour la sépulture des chefs ; la pêche au filet et à lhameçon ; l'art de (atouer et celui de ciseler les casse-têtes,

Le vêtement de ces insulaires consiste en une patte fine ou pièce d’étoffe dont ils s'enveloppent le corps en lui faisant faire un tour et demi sur les reins et l'arrêtant sur la eeintur. Pour coiffure, ils ont un petit bonnet où un morceau d'ét'offe roulé en turban, ou bien encore une simple visière en feuilles de

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Les calmes forcèrent les frégates à rester pendant trois jours en vue de ce rocher. Le soleil, que l'on avait au zénith, entretenail ces Calmes

plus ennuyeux cent fois pour les marins que les

veuls Contraires. Laptrouse renmarqua qu en gé-

néral les vents alisés étaient bien peu fixes dans ces parages, Le 13, on cut connaissance de l'ile Norfolk et de deux ilots qui sont à sa pointe méridionale, Lapérouse laissa tomber l'ancre à un mille de terre, La mer brisait avec force autour de celte ile; mais il se flattail que ses canols lrouveraient un abri derrière de grosses roches

soleil. Les uns portent les cheveux longs et flottants, d’autres

‘S coupent ras ; d'autres, enfin, les teignent en blanc ou en rouge, et les frisent ensuite avec le plus grand soin. Les deux sexes poussent la propreté corporelle jusqu'à l'excès.

Leurs armes sont des lances et des casse-lêles de toutes ks formes. Depuis que les Européens fréquentent leursiles, ils ont acquis d'eux plusieurs fusils et un grand nombre de baïonnettes qu'ils adäaptent à de longs bâtons.

IS ont divers instruments de musique, entre autres une sorte de tambour et une flûte formée d'un bambou fermé aux deux extrémités, et percé de six trous, dans lesquels on soufMle avec les narines. Comme à Tailietl aux iles Hawaïi : ces peuples ont des chants nationaux. Les uns sont desiinés à retracer les événements historiques des premicrs âges, les autres à servir d'accompagnement aux danses, qui sont gracicuses , élégantes et variées.

Le culte en vigueur chez ces insulaires , st celui des 4ctouas esprits, divinités vagues cl assez mal définies,

DE LAPÉROUSE, — 1788. 201 qui bordaient la côte, Il chargea donc le Capilaine Clonard de condu'.e quatre embarcalions à lerre , avec ordre de ne pas risquer le débarquement , si elles couraieni ie moindre risque d'être chavirées par la lame, Le Capitaine fitune demi-licue sans trouver un point où il fàt possible de débarquer. fl voyail l'île entourée d’une muraille formée par la lave qui avait coulé du sommet de la montagne , et qui, s'étant refroidie dans sa chute, avait laissé en beaucoup d’endroits une espèce de toit avancé de plusieurs pieds sur Ja côte. Quand le débarquement eût été possible , on n'aurait pu pénétrer dans l'intérieur qu'en remontant le cours très-vapide de quelques torrents qui avaient formé des ravins. Au-delà de ces barrières naturelies, l'ile était couverte de pins el tapissée de la plus belle verdure. Lapérouse suivit du bord avec sa lunette le mouvement des canots , el voyant qu'ils ne trouvaient aucun licu commode pour débarquer , il fit le signal de ralliement. Bientôt après, il donna l’ordre d'apparoiller,

On forca alors de voiles vers Botany-Bax -

qui n'était plus éloignée que de trois cents lieues. Le 14 janvier, après le coucher du soleil, le

chef d’escadre fit le signal de mettre en penne ct de sonder , en filant deux cents brasses de ligne. Le plateau de l'île Norfolk lui avait fait croire que le fond pouvait se continuer jusqu’à la Nouvelle-Hollande; mais cette conjecture élait fausse, et il continua sa route avec une erreur de moins dans l'esprit. I faisait beaucoup de chemin le jour et très-peu Ja nuit, parce qu'il n'avait été précédé par aucun navigateur

dans la route qu'il parcourait alors.

Le 23 janvier, on eut enfin connaissance de ls cote de la Nouvelle-Hollande (Australie ) ; celle était peu élevée, et il n’est guère possible de l'apercevoir de plus de deuze lieues, Les vents devinrent alors très-variable:, en sorte ace Ton passa la journée du 24 à lonvoyer à la vue de Botany-Bay, sans pouvoir doubler la pointe Solander, qui restait à une lieuc au nord. Les vents soufllaient avec force de ce côté, et les bâtiments étaient trop mauvais voiliers jour

vaincre à la fois la force du veutet des courants.

Les Français eurent, ce même jour, un spectacle bien nouveau pour eux depuis leur départ

de Manille, celui d’une flotte anglaise mouil-

lée dans Botans-Ray = dont ile distinguaient les ,

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DE LAPÉROUSE. — 1788, 203 flammes et les pavillons: c'était le commodore Philipp, qui, escorté des vaisseaux le Sirius et Le Supply , venait jeter les fondements de la co- Jonie devenue depuis si célèbre sous le nom de Nouvelle- Galles du Sud *. Des Européens sont

Vers la fin du siècle dernier, l'Angleterre cherchait un lieu de déportation pour ses criminels (convicts). Grâce à Banks, elle songea à l'Australie et à Botany-Bay, que ce naturaliste avait visitées dans son premier voyage avec Cook. La première tentative eut lieu en 1787. Neuf bâtiments furent armés pour transporter les condamnés dans la nou ;clle colonie, avec quelques soldats d’escorte *t des munilions. La frégate de Sirius et le brick Supply devaient protéger la marche de ce convoi, et le commodore Philips, premier gouverneur de ce poste pénitentiaire, mit son pavillon sur la frégate, Cette escadrille emmenait 1017 personnes, savoir : 565 convicts du sexe masculin, et 192 de l’autre sexe ; puis les diverses personnes chargées de l'organisation et de la police de la colonie.

Partie des ports de l’Angieterre le 13 mai 1787, l'estadre arriva dans la rade de Botany-Bay le 20 janvier 1788. A peine raouillé, le commodore Philipp reconnut le terrain signalé par Banks; mais il comprit bientôt qu’il était impropre à une colonisation, et force fut d'aller jeter l'ancre à que'ques milles ps au nord devant le port Jackson. Ce fut là qu’on fonda la ville de Sydney, premiers nom de l'établissement. Dans une entreprise de cette nature, il élait impossible que les comméncerments ne fussent pas difficiles; mais la palience anglaise ue se rebuta point. On donna des terres aux soldats qui vouluwrent se servir de leurs bras pour se créer une condition meilleure,

Donuis lors la citnation dovint da nlua on nlue nrosnore. Depuis 1ors , Ia silualion devint de plus en plus ! I

ous Compalrioles à une si grande distance de leur pays, et les Français avaient la plus vive impalience de gcgner le mouillage, Ce ne fut cependant que le 26 janvier qu'i leur fut permis d'y atteindre, Lapérouse eut les relations les plus agréables avec les ofliciers anglais qui lui firent toutes les offres de services possibles et lui donnérent des détails sur Je but de leur expédition. Le commodore Philipp se chargea des dépèches

du chef d'escadre francais pour sa patrie,

Ici se termine le voyage de Lapérouse, On

Lovgtemps hostiles aux nouveaux débarqués, les tribus sanvages finirent par se familiariser et par faire la paix. Les défrichements s'opérérent sur une plus grande échelle. Le produit des récoltes s'accrut progressisemen!, et les bestiaux apportés à Europe mulliplièrent à l'infini. Les villes de Sydney et de Paramalta commenctrent à s'organiser régulièrement. On établit des magistrats, des constables et des watchmen ; on construisit des églises, des écoles, des hospices et des pri-sons. Enfin la progression de la jeune colonie a été si rahide qu'aujourd'hui elle compte plusieurs villes parfaitement régulières et bien ordonnées , et une population de plus &e soixante mille âmes. Queñä on considère d'où est partie la Nouvelle-Galles du Sud et le chemin qu’elle a fait en moins d'un demi-siècle, on ne peut s'empêcher d'admirer le genie colonisateur de 14 nation anglaise, et de former des vœux pour que de pareils résultats s'obliennent dans notre récente conauète de l'Algérie.

DE LAPÉROUSE. — 1788. 205 n'y trouve point le récit de sa relâche sur la côte de l'Australie, parce qu’il avait l'habitude de ne réaiger son journal que lorsqu'il avait repris la mer, Ce fut de Botany-Bay qu'on recut ses dernières nouvelles. Parmi les dépêches qu'il expédia en Europe se trouvait une lettre an ministre de Ja marine, dans laquelle il l'informait de la route qu'il allait suivre, Il avait l'intention, en quittant Botany-Bay, de visiter de nouveau les îles Tonga, d'explorer ensuite certaines parlies de la Nouvelle-Galédonie , des îles Salomon, de la Louisiade, puis le franchir le détroit de Torrès, pour atteindre l'Ile de France vers la fin de 1788. Ge fut d'après ces indications que le brave d'Entrecasteaux entreprit, comme nous lallons voir , de chercher ses traces , avee une sollicitude qui méritait d'être couronnée d'un plus heureux succès.

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