‹ Voyages [microforme]Chapitre 10 sur 16 · D SC · texte numérisé non relu

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| plantés d'arbres et sur sa jetée qui | | s’avance dans la mer et d'où l'on aperçoit \#

Douvres et les côtes d'Angleterre. La

ville à la forme d'un carré long ; les

rues sont droites, larges et bordées de maisons de briques jaunes. La plus belle

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de ces maisons, qui sert d'hôtel, est célèbre

depuis le Voyage sentimental de Sterne,

ce petit livre si plein d'originalité.

Le 28, je continuai ma route. Pour sortir de la ville, il fallut franchir quatre portes ou ponts-levis, et autant de fossés,

protégés autrefois à l'extérieur par des

marais aujourd'hui desséchés. Nous à

que Ë étions assis dans des diligences beaucoup

è | plus spacieuses que celles d'Angleterre, {

‘4 et tirées par six et quelquelois huit È

de . chevaux, sur lesquels étaient montés un à

elle 1 ou deux postillons armés de grosses de È bottes à l'écuyère et de fouets à manche irts 4 court. Ces voitures sont divisées en qui | trois parties, le coupé ou le devant, >oit |A l'intérieur ou le centre, et la rotonde La ( ou le derrière. De vingt à vingt-cinq les | 4 personnes peuvent s’y placer assez à de 1 l'aise. Les malles sont jetées sur Île toit

Les meilleures places sont dans le coupé

phare QU oi

garni de glaces Lorsqu'on sort de Calais on traverse quelques lieues d’un pays triste et stérile ; à droite, c’est une plage couverte de cailloux ; à gauche, une plaine dépouillée. Plus loin, cependant, après avoir passé des ponts, des digues, des canaux, et près du cap du Blanc-Nez, une route romaine, l’on arrive à des pays quelque peu montagnenx, mails dont les pentes sont fort douces, et d’où la vue s'étend au loim. Ce qui me frappait en avançant, c'était la nudité des campagnes. Pas d'arbres, pas de haies vives, comme en Angleterre, pas

de clôtures, pas de maisons comme au Canada. Les champs sont divisés par des bornes de pierres et la population

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est réunie en bourgs où en villages.

Cette nudité me paraissait d’une grande

ren

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monotonie, accoutumé que j'étais à la

nature accidentée et pittoresque de

Québec et de ses environs. Du reste,

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alais pays age une lant, rues, Nez, des mails d’où me dité de pas * au par tion des.

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un beau ciel et des routes magnifiques, qui ont deux ou trois fois la largeur de celles de l'Angleterre et du Canada, me faisaient presque pardonner cette nudité, qui n'est propre, me dit-on, qu'à cette partie de la France, le sol étant ailleurs plus accidenté et plus convert de forêts, dont l’ombrage doit être si doux dans ce beau climat.

Avant d'arriver à Boulogne l'on traverse ou l’on aperçoit les villages de Wimille, de la Poterie, de Wissant, de Beaurepaire, de Saint-Martin, etc. C’est dans le cimetière de Wimille que 5e trouve le monument de Pilâtre de Rosier, qui fut précipité, en 1785, avec Romain, son compagnon de voyage, de lenr ballon déjà élevé à une grande hauteur, sur ln terre près de la tour de Croy, d'où ils étaient partis pour traverser la Manche.

Comme à Calais, l’on aperçoit de Boulo-

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one les côtes crayeuses et blanches de l'Angleterre, qui ressemblent, disent les voyageurs, à l’'écharpe de neige dont le sommet des Alpes est couvert. C’est à Wissant ou Vimereux qu'autrefois César monta sur son vaisseau pour aller faire la conquête de la Grande-Bretagne.

Nous atteignimes Boulogne, pour ainsi dire, entre deux haies de soldats. La France était obligée d'avoir l’œil au dedans et surtout au dehors, où ses relations avec les autres puissances n'étaient pas encore bien remises. Toute la population était pour ainsi dire sous les armes. Dans les villes, dans les campagnes, les troupes régulières, la garde nationale étaient en ligne et manœuvraient, ici sur les places publi.

ques, là dans les champs. La garde nationale x une belle tenue :; elle me parut plus imposante que la troupe de

nd.

es de ligne. Composée d'hommes qui ont nt les 1 atteint tout leur développement physiont le \ que, elle à aussi un costume plus riche . »4 e ; ne

est à M et plus brillant. Plusieurs régiments de César L ligne étaient composés de jeunes gens faire ! presqu'imberbes sur lesquels flottaient 1 des habits bleus que la victoire n'avait

À pas encore usés, pour me servir de à |

sin] à l'expression du chantre du ‘* Vieux \

s. La : » NI.

À sergent.

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ses a Il était midi lorsque nous enträmes \4

nces M dans Boulogne, jolie ville assise sur la il

Manche, avec un port à l'embouchure

sous

oute ia | de la Liane, rivière que nous appellerions

les ruisseau en Canada. (Cette ville bâtie , la | en belles pierres grises, posées en assises > et à à la manière des Romains, a une partie xbli- à hauteet une partie basse comme Québec ; arde à mais la hauteur qui la sépare n'est pas

me à | comparable au cap qui sert de bordure à » de L. notre grand fleuve. Boulogne est fort

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