‹ Voyages, relations et mémoires originaux pour servir à l'histoire de la découverte de l'Amérique (volume 5)Chapitre 42 sur 96 · IO · texte numérisé non relu

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ïomme toi, et je ne suis pas venu ici pour uder les sauvages à te dévorer, mais parce lue mon maître m’a amené. » 11 me répondit ju’il savait bien que les blancs ne mangeaient las de chair humaine.

Je cherchai à le consoler en lui disant que on corps seul serait dévoré, mais que son me irait dans un lieu de délices, où il trouerait les âmes des autres hommes. Il me demanda si c était bien vrai, ajoutant qu’il n’aait jamais vu Dieu. Je lui promis qu’il le errait dans l’autre vie.

Pendant la nuit il s’éleva un ouragan si viont, qu’il endommagea les toits des cabanes, es sauvages alors me dirent en colère : « Jp0 ïeiren geuppaw j wittu wasu immou. » C’est : méchant homme qui en est cause, car il a gardé toute la journée dans les peaux du nnerre : ils voulaient parler du livre dans leiel j’avais lu, m’accusant d’avoir produit cet âge pour empêcher leur fête , et sauver cet dave parce qu’il était l’allié des Portugais.

l58 RELATION DE IIANS STADEN.

Je priai le ciel , qui m’avait déjà préservé si souvent ; de détourner encore cette fois leur

colère.

Mais le temps étant redevenu beau au point du jour , ils s’apaisèrent et se mirent à boire. Je dis à l’esclave : « C’est Dieu qui a excité ce grand orage et qui veut t avoir.» Le lendemain il fut dévoré. On verra a la fin de cet ouvrage les cérémonies qui s observent a cette

occasion.

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