‹ Voyages, relations et mémoires originaux pour servir à l'histoire de la découverte de l'Amérique (volume 5)Chapitre 50 sur 96 · CHAPITRE XLV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLV

Comment les sauvages mangèrent le corps de George Ferrero , l’un des deux chrétiens, et fils du gouverneur.

Le chef de la cabane en face de la mienne, nommé Tatamiri , était en possession du corps : il fit préparer la boisson accoutumée. L’on se rassembla chez lui pour boire, chanter et se réjouir, et le lendemain, après avoir bu , ils firent rôtir cette chair et la mangèrent. Mais les membres de Jérôme restèrent dans.

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un panier, suspendu à la fumée pendant près de trois semaines, de sorte qu’ils étaient devenus secs comme du bois, car le sauvage à qui ils appartenaient, nommé Parwaa, était allé à un autre village pour chercher des racines qui leur servent à préparer la boisson qui devait être bue en les mangeant. Je regrettais bien cette perte de temps, puisqu’ils ne voulaient me conduire à bord qu’après cette fête, et le vaisseau français mit à la voile au-

paravant, sans que j’en fusse prévenu, car il était à près de huit milles de là. Cette nouvelle m accabla d’affliction; mais les sauvages me consolèrent en me disant qu’il en venait presque tous les ans.

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