CHAPITRE XL Vil
Comment un jour que j’étais à Dieu fît un grand miracle orage.
la peche avec deux sauvages , Pour moi à l’occasion d’un
Un soir que j étais à la pêche avec Parwaa, un des principaux du village, le même qui avait fait rôtir le pauvre Jérôme et un autre Indien, un orage se forma non loin de nous, et s approcha avec rapidité. Ils me dirent alors de prier mon Dieu d’écarter la pluie qui
empêcherait notre pêche, et que cependant je savais bien qu’il n’y avait rien à manger dans la cabane. Ces paroles me touchèrent, et je commençai à prier Dieu , qui m’avait si souvent comblé de ses faveurs, de leur accorder ce qu’ils demandaient, afin qu’ils vissent qu’il me protégeait : ce qui eut lieu en effet, car bien que la pluie tombât à six pas de là , elle n’arriva pas jusqu’à nous. Parwaa me dit alors : « On voit bien que tu as parlé à ton Dieu. »
. Nous primes encore quelques poissons, et nous retournâmes au village , où ces deux Indiens racontèrent aux autres ce qui était arrivé : cela les remplit d’admiration.