‹ Voyages, relations et mémoires originaux pour servir à l'histoire de la découverte de l'Amérique (volume 5)Chapitre 65 sur 96 · CHAPITRE Vil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vil

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coups de flèches.

Soit que ces sauvages aillent dans les bois, ou près des rivières, ils portent sans cesse leurs arcs et leurs flèches avec eux. Quand ils sont dans les bois, ils tiennent toujours les yeux levés en l’air pour voir s’ils n’aperçoivent pas quelques gros oiseaux , quelque singe ou d autres animaux qui setiennentsur les arbres.

MOEURS ET COUTUMES

S’ils en découvrent un , ils lui lancent des flèches et le poursuivent jusqu’à ce qu’ils l'aient abattu; et il est bien rare de voir un Indien revenir de la chasse les mains vides.

Ils vont aussi se promener sur le bord de la mer, et, dès qu’un poisson s’élève à la surface, ils le percent d’une flèche : ils ont la vue si bonne , qu’ils manquent rarement leur coup. Aussitôt que le poisson est blessé, ils sautent à l’eau pour le chercher ; et, quoiqu’ils soient quelquefois obligés de plonger jusqu a la profondeur de six brasses, ils ne manquent

jamais de le rapporter.

lis ontaussi des petits filets qu’ils fabriquent avec une espece de fil tiré de feuilles longues et pointues, qu’ils nomment tockaun. Quand ils veulent s’en servir, ils se rassemblent dans un endroit où l’eau n’est pas profonde , et commencent à la battre; le poisson, effrayé, s’engage alors dans leurs filets, et celui qui en prend le plus partage avec les

autres.

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