‹ Voyages, relations et mémoires originaux pour servir à l'histoire de la découverte de l'Amérique (volume 5)Chapitre 75 sur 96 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Ues ornements des femmes.

Ces femmes se peignent le visage et le corps comme je viens de dire que font les hommes; mais elles laissent croître leurs cheveux. Elles n ont pas d’autre ornement que des espèces de pendants qu elles attachent à leurs oreilles, et qui ont ordinairement une palme de long et 1 épaisseur du pouce. Ces pendants se nom-

ment, dans leur langue, nambibeja . Elles les font souvent avec l’espèce de coquillage nommé matte pue .

Elles prennent ordinairement des noms d’oiseaux , de poissons et de fruits. On ne leur en donne qu’un à leur naissance; mais chaque fois que les hommes tuent un prisonnier, les femmes prennent un nom de plus.

Ils se cherchent la vermine les uns aux autres et la mangent. Je leur ai souvent demandé pourquoi ils le faisaient, et ils m’ont toujours répon ïu : « Ce sont nos ennemis, et nous les traitons comme les autres. »

Il n’yapas chez eux de sages-femmes. Quand une indienne est en mal d’enfant , le premier venu , homme ou femme , accourt à son aide ; et je les ai souvent vues sortir le quatrième jour après l’accouchement.

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