‹ Voyages, relations et mémoires originaux pour servirChapitre 1 sur 87 · DE L'ÉDITEUR FRANÇAIS · texte numérisé non relu

DE L'ÉDITEUR FRANÇAIS

La relation d'Hans Staden , dont nous donnons aujourd'hui la première version française, parut en allemand à Marbourg, en iSÔy, petit in-4°. De Bry la fit traduire en latin , et l'inséra dans la collection des grands voyages , dont elle forme la troisième partie. Elle fut publiée, pour la première fois, par Jean Eychman, professeur de médecine à l'université de Marbourg, qui, selon l'usage du

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temps, avait pris le nom de Dryander. 11 la fit précéder d'une longue préface, plus savante qu'utile, et que je n'ai pas cru devoir conserver, parce qu'elle ne contient aucun renseignement important pour nous. Cette édition allemande, dédiée à l'électeur de Hesse, est ornée de figures en bois, très-curieuses et assez bien exécutées; elle est de la plus grande rareté, et n'a pas été inutile à Jean de Léry, qui en parle en ces termes :

« Et faut que j'adjouste encores ici , pour le contentement des lecteurs et confirmation de tout ce que j'ai traitté en ceste histoire, qu'estant à Basle en Suysse, au mois de mars i586, M. le docteur Félix Platerus , personnage rare par son savoir et amateur de toutes singularitez, dont il a ses salles, chambres et cabinets parez, tant de choses naturelles qu'artificielles comme j'ai veu : après m'avoir fait un très bon accueil en sa maison des plus

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belles qui soyent en la dite ville, lui et moi ayans discouru bien au long de mon voyage en Améi ique , dont il avait l'histoire imprimée , il m'a dit que , l'ayant conférée avec ce que Jean Staden , Allemand de nation , qui avoit esté fort long temps en ce pays là, en avoit escrit, il trouvoit que nous nous convenions très bien en la description, et façons de faire des sauvages araériquains : et là-dessus me bailla le livre dudit Staden, [figuré et imprimé en allemand , à la charge toutesfois (pour ce qu'il s'en recouvroit] malaisément), que je lui renvoyerois, comme je fis après que Théodore Turquet, Seigneur de Mayerne, qui entend fort bien la langue alemande (et qui est aussi versé en toute bonne science), le m'eust traduit en françois, au moins la plus grande partie, et les principales matières qui y sont traittees. Ce que je leu avec le plus grand plaisir , pour ce que Jean Sta-

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