HELIX CONTRARIA
Muller, Verm, Use. p. 252. •
Gmelin , Syse. nets. pag. )644-
Hélix interrupta sinistrorsa. Chemniiz , Conchyt. t. 9, isble j, % 9)8 « 919-
Bulimus interruptus. Var. B. Bruguière, EncycL mrei. n.” }0.
Hélix interrupta , monstrum. Férussac , Prodrome , Limaçons, pag. 59, n." 4' J-
PLANCHE fig. 8 et ÿ.
Testa sinistrorsa, ovato -acuminatei, ventricosa, apice acuto , levtssimè nitida, varies modes colorata ,fasceata at strigata; anfractibus j -6, eeltimo ample ssimo lu tco vel rufo, reliques convexiuscuUs albescentibus , strigis , feescis rendu la tés vel quadratis, fasciis pies ri b us fusco-bruneis albidisque ndarnatis ; sutura roseâ ; apice reigro : aperturà snagnâ, amplâ, rectse, ovale , aibescente , fasciales et serigatâ; péris tomate albo , piano , reflexo, acuto , subcoeetinuo , ponè rima cavâ.
Cette jolie espèce a été trouvée en grand nombre à Timor , d'où Péron et Lesueur l’avoient déjà rapportée. C’est bien certainement l 'hélix contraria de Muller. Quant à l 'hélix ieeterreepta , que Bruguière y réunit, prétendant que l 'hélix contraria n’en est qu’une monstruosité, si l’on peut en juger par les figures 1 2 1 3 et 1214
» Cette espece, dont la coquille est assez fragile, habite le Brésil : nous la trouvions assez . abondamment, retirée, pendant le jojjr, dans les ouvertures de faqueduc du Corcovado.
de ia planche 134 de Chemnitz , qu’il donne comme Smterrupta de Muller, on pourroit croire qu’elle diffère sensiblement du contraria. Dans tous les cas, les coquilles sénestres paroisscnt être le type de l’espèce, étant beaucoup plus communes que le véritable mUrrupta , dont nous n’avons jamais vu un exemplaire.
On en trouve beaucoup à la ville de Coupang, et sur-tout dans le cimetière des Chinois.
Nous allons donner ici une monographie complète du quatrième groupe du sous- genre cochlogène, celui des hélictères ; ce petit groupe étant entièrement composé d’espèces recueillies par l’expédition de l’ Uranie, à fexcepdon d’une seule, le turbo apex fub/a, décrit et figuré par Dixon dans son Voyage autour du monde. Cette espèce et celle que Chemnitz a donnée, sous le nom de turbo lugubris sinistrorsus , étoient seules connues auparavant.
Tous les hélictères sont liés par un faciès particulier et par des caractères qui rendent leurs traits distinctifs assez difficiles à bien établir. On les prendroit d’abord pour de peüts cochlitomes du groupe des rubans ( genre liguus ) de Montfort, qui font partie des agathincs de M. de Lamarck, la forme arquée de leur columelle ia faisant paroitre subtronquée, et leur péristome simple ou bordé intérieurement, joint à leur configuration générale, leur donnant beaucoup d’analogie avec ces coquilles. Mais la columelle des hélictères n’est vraiment pas solide et aplatie comme celle des rubans; elle est le plus souvent creuse, et l’on aperçoit sur presque toutes les espèces une petite fente ombilicale.
Cette columelle se rapproche peut-être davantage de celle des cochlogènes stomotoïdes, qui, à la vérité, ont généralement la bouche bordée. ..
L’observation d’un plus grand nombre d’individus et la dé-
couverte de nouvelles espèces , viendront sans doute éclairer
sur la place la plus convenable à leur donner. L’indécision, du
reste, est circonscrite entre les deux sous-genres cochlitome et
cochlogène.
Les hélictères servent d’ornemens aux insulaires du grand Océan , qui en font des colliers ou des bracelets, et se les pendent aux oreilles et même au nez. Aussi les premiers exemplaires qu’on se procura dans le commerce, étoient, ainsi que le dit Chemnitz, percés d’un trou qui servoit à y passer un cordon. Dixon, et sans doute les naturalistes du voyage de Cook, achetèrent ces coquilles aux femmes du pays, qui déjà s'en ctoient servies comme de bijoux ; mais celles rapportées par l’expédition de l'Uranie sont entières. Quoique toutes les espèces ne soient pas également jolies, celles que les insulaires emploient sont en effet, par leur brillant, leur poli, leur couleur et leur petite taille, très-propres à offrir un article de toilette aux beautés des Iles de la mer du Sud. Le Muséum possède deux exemplaires du turbo lugubris de Chemnitz , qui est l’espèce rapportée par Dixon ; ils ont été vendus à Londres à M. Dufresne , comme ayant orné les oreilles de la reine de Taïti. Cette espèce est d’un beau noir de jaïet, polie, luisante, et terminée par un sommet d’un blanc d’ivoire. Des parures faites avec ces coquillages ne siéraient point mal sur une belle peau, et pourraient, sans doute, entrer en concurrence avec diverses graines d’Amérique, que les dames portent en négligé à Paris et à Londres. .
Quelques espèces sont sénestres et ne paraissent pas être des monstruosités des coquilles dextres. Nous présumons que c’est à tort que Chemnitz a ainsi considéré celle qu’il décrit sous la dénomination de turbo lugubris sinistrorsus , comme étant la monstruosité gauche du véritable turbo lugubris décrit par Dixon. Nous n’avons pas' vu assez d’exemplaires de ces- deux coquilles pour décider à leur égard. C’est à tort aussi que Spengler et Chemrçitz les
crurent fluviatiles, sans doute d’après ce que rapporte Dixon , qu’on les lui donna comme se trouvant dans les eaux douces. Les hélictéres sont terrestres ; et nous ne doutons point que leurs animaux ne soient du genre hélice.
HÉLICTÈRES.
Caractères de ce groupe. Bouche courte , en croissant ; péristome simple ou épaissi intérieurement et régulier ; columelle torse , plus ou moins saillante et arquée, ou munie d’un pli qui tourne sur elle et la fait paroître subtronquée ; ombilic masqué ou exactement clos : le dernier tour de spire est quelquefois plus court que les .autres réunis.
Férussac, Prodrome; Limaçons, pag. f6.
Voici les espèces connues de ce groupe :
* Coquille coniforme.
' . HELIX VULP1NA. Féruss.
PLANCHE 68, fig. 13 et 14.
Testa sinistrorsa, conu a, elongata, vertice obtuso ; nitida, argutè striata ; epidermide fulvo vel rufo-fugaci ; apice pallido ; anfracùbus / ~ convexiusculis , suturis distinctis, duplicatas ; aperturâ semi-lunatâ, albâ; peristomate intùs incrassato ; columellA albâ vel roseâ, arcuatâ ; rima umbilicali non distinctâ.
Féruuac, Prodrome ; Limaçons, pag. 60, n." 4*9-
« ) Rufa, nnicolort, pi. 68 *, fig. r j.
Ô ) Rufa,fascia lata brunta , pi. 68 *, fig. >4-
Elle habite les îles Sandwich.
HELIX GRAVIDA. Féruss.
b ) Gradin.
PLANCHE 68, fig. 4 et J.
Testa sinistrorsa, injiata, striatila ; spirâ conicâ, acutâ; epiderrmde bruneo-fugaci ; anfracùbus f 7 ; suturis non dupücatis; aperturâ semilunatâ, albâ ; peristomate mtùs incrassato; columtllâ albâ, costâ distincte muni ta; rima umèilicali.
Cette espèce, qui habite aussi les îles Sandwich, a beaucoup de rapports avec la précédente ; mais elle est plus enflée , la spire est plus pointue et les sutures sont simples. La coiumeile offre plus distinctement une côte élevée tournant sur elle et s enfonçant dans la coquille.