‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 11 sur 185 · ACTE I, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IV

Mieux instrnits .sur leurs intérêts , ce sont euxinémes qui changeront d'avis.

s u z A. N Tsr E , incrédule.

Si vous faites cela , Monsienr...

B É G E A R s s , appurant.

Je le ferai. — Tu sens que l'amour n'est pour rien dans un pareil arrangement. ( L'air caressant. ) je n'ai ais vraiment aimé que toi.

,s u z A. N N E , incrvJuIe.

Ah ! si Madame avoit voulu...

B É GE AR SS

.1 e l'aurois consolée sans doute ; mais elle a dédaigne mes vœux...! Snivant le planque Je Comte a formé, la Comtesse va au couvent.

SUZANNE, vivement.

Je ne me prête à rien contre elle.

BÉGEARSS

Que diable ! il la sert dans ses goûts ! Je t'entends toujours dire : « Ah ! c'est un ange sur la terre ! *> s u z A N N E , en colère.

Hé bien ! faut-il la tourmenter ?

BÉGEARSS, riant Non ; mais du moins la rapprocher de ce ciel , la patrie des anges, dont elle est un moment tombée...! Et puisque, dansées nouvelles et merveilleuses lois, le divorce s'est établi...

SUZANNE, vivement.

Le Comte veut s'en séparer?

BEGEARSS

S'il peut.

SUZANNE, en colère.

Ab ! les scélérats d'hommes ! quand on les étraagleroit tous...!

BÉGEARSS, riant.

J'aime à croire que lu m'en exceptes?

a4 LA MERE COUPABLE.

Ma foi...! pas trop.

BÉGEA.RSS, riant.

J'adore ta franche colère ; elle met à jour ton bon cœur ! Quanta l'amourenx chevalier, il le destine à voyau;er... long-temp.*-. — Le Figaro , homme expérimenté, sera son discret condiu tenr. ( Il lui prend la iiiaiu. ) Et voici ce qui nous concerne : Le Comte, Floresrine et moi, habiterons le même hôte! ; et la chère Suzanne à nous , chargée de toute la confiance, .sera notre surinteudant, commandera la domesticité, auia la grande main sur tout. Plus de mari ,plus de soufflets, plus de brutal contradicteur; des jours iilés d'or et de soie, et la vie la plus fortunée...!

SUZANNE

A vos cajoleries, je vois bien que vous voulez que je vous serv^» aupiès de Florestiue ? BJÊGEARSS, caressant.

A dire vrai, j ai compté sur tes soins. Tu fus toujours une eiceii'.nte femme! J'ai tout le reste dans lua ma m ; ce point seul est entre les t'ennes. ( Vivement ) Par exemple , aujourd'hui tu peux nous rendre un signalé... (Suzanne l'examine. ) B jb, G E A R .s s , .se reprend.

.Te dis un siiçualé , par l'impottance qu'il y met. ( Froidement. ^ C ir , ma foi ! c'est bien peu de chose î Le Comte auroit la fantaisie... de donner à sa fille , en signant le contrat , une parure absolumint semblable aux diamants de la Comtesse. 11 ne voudroit pas qu'on le stàt.

SUZANNE, surprise.

Ah,ah...!

bégearss.

Ce n est pas trop mal vu! de beaux diamants terminent blendes choses ! Peut-être il va te demander

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