ACTE III, SCEINE II. i
D'esclaves armés v.n ^laud nombre ||
Au galop à peine le suit. |i
Son aspect est farouche et somliie Comme les spectres de la nuit.
D'un œil ardent mesurant l'adversaire :
Du vaincu décidons le sort.
« Ma loi , dit Tarare, est la mort. » L'un sur l'autre à l'instant fond comme le 'onneire. Altamort pare le premier.
Un coup affreux de cimeterre Fait voler au loin son cimier.
L'acier étincelle , Le casque e.st brisé , Utt noir sang ruisselle.
Dieux ! je suis blessé.
Plus furieux que la tempête , A plomb sur la tète , Le coup est rendu.
Le bras tendu , Tarare Pare...
Et tient en l'air le trépas snspendn.
Je vois qu' Altamort est perdu.
UR s o N.
Aveuglé par le sang, il s'agite, il chancelle. Tarare , courbé sur la selle , Pique en avant. Son fier coursier, Sentant l'aiguillon qui le perce , S'élance , et du poitrail renverse Et le cheval et le guerrier.
Tarare à l'instant saute à terre , Court à l'ennemi terrassé.
Chacun frémit , le cœur glacé , Du terrible droit de la guerre...
iS4 TARARE.
O d'un noble ennemi, saint et sublime effort !
AT AR , eu colère.
Aclieve donc.
« Ne crains rien , superbe Altamort « Entre nous la guerre est finie.
« Si le droit de donner la mort « E.'-t celui d'accorder ia vie , « Je te la laisse de grand cœur.
« Pleure long-temps ta perfidie. »
ATAR
Sa perfidie.''
URSON.
Il s'en éloigne avec douleur.
ATAR , furieux.
Il est instruit !
u R s o Tî .
Inutile et vaine faveur î Celui dont les armes trop sûres TSe firent jamais deux blessures, A peine , hélas ! se retiroit , Que son adversaire expiroit.
ATAR
Par-tout il a donc l'avantage î Ah ! mon cœur en frémit de rage !
Quand , par le combat , Altamort Voulut hier régler leur sort , Urson , je sentois bien d'avance
Qu'il alloit de sa mort
Payer cette imprudence.
Sans les clauieurs d'un père épouvanté , Le temple étoit ensanglanté ; Mais sou pouvoir força le nôtre D'airêter un crime opportun , Qui m'offroit , dans la mort de l'an ,