‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 146 sur 185 · TROISIEME COUPLET · texte numérisé non relu

TROISIEME COUPLET

Je résolus , pour- m'en défaire ,

De la vendre à certain corsaire ,

Exprès passé de Tripoli :

Ah ! bravo , caro Calpigi!

Le jour venu, mon traître d'homme,

Au lieu de me compter la somme,

M'enchaîne au pied de son châlit :

Ahi ! povero Calpigi !

( Le chœur répète le dernier vers. On dause la r;tcui- - nclle.)

i88 TA Pc A RE.

QUATRIEME GOllPtET.

Le forban en fît sa maîtresse ; De moi , l'Argus de sa sagesse ; Et j'étois là tout comme ici :

Ahi ! povero Calpigi !

( Spinette , en cet endroit , fait un grand éclat de rire.)

ATA R

Qn'avez-Tous à rire, Spinette ?

CALPIGI.

Vous voyez ma fausse coquette.

ATAR

Dit-i] vrai ?

SPINE TTE.

Signor, e vero.

. CALPIGI achevé Tair.^ Ahi ! Calpigi povero !

(Le chœur répète le dernier vers. On danse la ritournelle. Ici l'on voit dans le fond Tarare descendre par une échelle de soie ; Calpigi l'aperçoit. ) CALPIGI, à part.

C'est Tarare !

CINQUIEME COUPLET, pluS nte.

Bientôt , à travers la Lybie , L'Egypte, l'Isthme et l'Arabie , Il ail oit nous vendre au sophi :

Ahi I povero Calpigi !

Nous sommes pris , dit le barbare.

Qui nous prenoit ? Ce fut Tarare...

A S TA SI E , faisant un cri.

Tarare !

TOUT LE SÉRAIL s'écrie.

ATA R , furieux.

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