‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 165 sur 185 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

ATAR, ARÏHENÉE.

(Deux files de prêtres le siiivent; l'une en blanc, dout le premier prêtre porte un drapeau blanc , où sont écrits en lettres d'or, ces mots : La vie.

L'autre file de prêtres est eu uolr, couverte de crêpes, dont le premier prêtre porte un drapeau noir, où sont écrits ces mots , en lettres d'argent : La mort.

ARTHENÉE s' avance , Lien sombre.

Que veux-tu ,roid'Ormus, et quel nouveau malheur Te force d'arracher un père à sa douleur?

Ah ! si l'espoir d'une prompte vengeance Peut l'adoucir, reçois-en l'assurance.

Dans mon sérail on a surpris •

L'afl'reax meurtrier de ton fils.

Je tiens la victime enchainée, Et veux que par toi-même elle soit coudaninée. Dis un mot , le trépas l'attend.

ARTHENÉE.

Atar, c'étoit en l'arrêtant...

Sans avoir l'air de le connoître, Il falloit poignarder le traître :

Je tremble qu'il ne soit trop tard !

Chacjue instant . le moindre retard , Sur ton bras peut fermer le piège.

ATAR

Quel démon , quel Dieu le protège.* Tout me confond de cette part?

ARTHENÉE.

Son démon , c'est une arae forte , Un cœur sensible et généreux ,

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Que tout émeut , que rien n'emporte :

Un tel homme est bien dangereux !

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