‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 58 sur 185 · I.Â. COMTESSE · texte numérisé non relu

I.Â. COMTESSE

Eh ! que peut-on avoir à craindre !

bÉgearss, regardant si on peut l'entendre , parlant Las.

Je ne soupçonne point Suzanne ; mais unt femme de chambre instruite que vous conservez ces papiers, ne pourroit-elle pas un jour^^s'en faire un moyen de fortune .''un sl'uI remis à voire époux , que peutêtre il paieroit bien cher, vous plongeroit dans des malheurs...

LA COMTESSE

Non, Suzanne a le cœur trop bon...

BÉGEARSS, d'un ton plus élevé , très ferme.

Ma respectable amie ! Vous avez payé votre dette à la tendresse ,à la douleur, à vos devoirs de tous les genres ; et si vous êtes satisfaite delà conduite d'un ami, j'en veux avoir la récompense. Il faut brùbn- tous ces papiers; éteimlre tous ces souvenirs d une faute autant expiée ! mais , pour ne jamais revenir sur un sujet si douloureux , j'exige que le sacrifice en soit fait dans ce même instant. LA COMTESSE, treml)la!'.te.

Je crois entendre Dieu qui parle! il m'ordonne de l'oublier, de déchirer le crêpe obscur dont sa mort a couvert ma vie. Oui , mon Dieu I je vais obéir

:o LA MERE COUPABLE.

à cet ami que vous m'avez donné. (Elle sonnp. ) Ce qu'il exige en votre noiu , mon repentir le conbeil- Joit ; mais ma foiblesse a combattu.

SCEISE III.

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