I,ÉO N
C'est l'avis de M. Bégeaiss ; il ine l'a dit ; mai?» il m'a dit aussi qu'il n'y a que maman qui puisse ojjérer ce miracle. Aurez-vous donc la force de lui parler en ma faveur ?
LA COMTESSE
Je l'ai tenté souvent , mon fils , mais sans aucun fruit apparent.
O ma digne mère , c'est votre douceur qui m'a nni. La crainte de le contrarier vous a trop empêchée d'user de la juste influence que vous donnent votre vertu et le respect profond dont vous êtes entourée. Si vous lui parliez avec force, il ne vous résisteroit pas.
rA COMTESSE.
Vous le croyez, mon fils .^ je vais l'essayer deyant vous. Vos reproches m'affligent presqu'aulant que son injustice. Mais , pour que vous ne gêniez pas le bien que je dirai de vous, mettez-vous dans mon cabinet ; vous m'entendrez , de là , plaider une cause si juste ; vous n'accuserez plus une mère de manquer d'énergie quand il faut défendre son fils. (Elle sonne.) Klorestine , la décence ne le permet pas de rester ; va t'enfermer ; demande au ciel qu'il m'accorde quelque succès , et rende enfin la paix à ma famille désolée. (Florestine sort.)