‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 111 sur 237 · I. E COMTE · texte numérisé non relu

I. E COMTE

Et dans sa chambre.

SUZANXE, outrée.

Où Monseigneur avoit sans doute affaire aussi î

LE COMTE, gaîmenl.

J'en aime assez la remarque.

B A Z I LE. ' '

Elle est d'un bon augure.

LE CO MTE , gaîniPDt.

Mais non; j'allois chercher ton oncle Antonio, mon ivrogne de jardinier , pour lui donner des ordres. Je frappe , on est long-leuips à m'ouvrir ; ta cousine a l'air empêtré , je prends un soupçon , je lui parle, et, tout en causant, j'examine. Il y avoit derrière la porte une espèce de rideau , de porte-manteau , de je ne sais pas quoi , qui couvroit des bardes; sans faire semblant de rien, je vais doucement, doucement lever ce rideau (pour imiter le geste, il levé la robe du fauteuil), et je vois... (Il aperçoit le page.) Ah...!

BAZILE

Ah , ah !

Ce tour-ci vaut bien l'autre.

B A z I LE.

Encore mieux. - -

LE COMTE, à Suzanne.

A merveille , mademoiselle : à peine fiancée , vous faites de ces apprêts.*^ Cétoit pour recevoir mon page que vous desiriez d'être seule? £t \ous , monsieur, qui ne changez point de conduite ; il vous

ao8 LE MARIAGE DE FIGARO.

nianquoit de vous adresser sans respect pour votre maraine , à sa première camariste , à la femme de votre ami ! Mais je ne souffrirai pas que J igaro , qu'un liojnme que j'estime et que j'aime, soit victime dune pareille tromperie: étoit-ii avec vous, Bazile ?

SUZ.V îî T7 E . outrée.

Il n'y a tromperie , ni victime , il étoit là lorsque vous me parliez.

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