‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 137 sur 237 · LE COMTE, LA COMTESSE · texte numérisé non relu

LE COMTE, LA COMTESSE

LE COMTE, un peu sévère.

Tous n'êtes pas dans l'asage de vous enfermer!

LA COMTESSE, Iruuldée.

.Te... je chiffonnois... oui, je chiffonnois avec Suz.inne ; elle est passée un moment chez eile. LE COMTE rexamine.

Vous avez l'air et le ton bien altérés !

LA COMTESSE

Cela n'est pas étonnant... pas étonnant du tout... je vous assure... nous pariions ,de vous... elle est passée , comme je vous dis.

L E COMTE

Vous parliez de moi...! Je suis ramené par l'inquiétude ; en montant à cheval , un billet qu'on m'a remis, mais auquel je n'ajoute aucune foi, m'a... pourtant agité. > •

LACOMTESSE,

Comment , monsieur... ? quel billet ?

L E C O MT E

Il faut avouer, madame, que vous ou moi, sommes entourés d êtres... bien méchants ! On me donne avis que. dans la journée, quelqu'un que je crois absent doit chercher à vous entretenir.

L A c OMTESS E.

Quel que soit cet audacieux , il faudra qu'il pénètre ici; car mon projet est de ne pasquitt'rma chambre de tout le jour.

L E COM T E

Ce soir, pour la noce de Suzanne.^

2 36 LE MAPJAGE DE nGAR.0.

ljl comtesse.

Pour rien au monde ; je suis très incommodée.

LE COMTE

Heureasement le doctenr est ici. ( Le page fait tom-. Ler une chaise Jaos le cabiuet. ) Quel bruit entends -je? Z.A. C O M TE S S E , plus troitLlee. Du bruit?

LE COMTE

On a fait tomber nn meuble.

LA COMTESSE

Je... je n'ai rien entendu, pour moi.

LE COMTE

Il faut que tous soyez furieusement pi?éoccnpée !

Préoccupée! de quoi.-*

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