I- E COMTE
Ce n'est donc pas Suranné ?
liA. COMTESSE, limùlement.
Au moins n'est-ce pas non plus une personne... dont vous deviez rien redouter... !Xous disposions une plaisanterie... bien innocente, en vérité, pour ce soir... et je vous jure... »
Et vous me jurez .^
LA COMTESSE
Que nous n'avions pas plus de dessein de vou« offenser i"un que l'autre.
LE COMTE vite.
L'un que l'autre.^ C'est un homme.
LA COMTESSE
Un enfant, monsieur. ^
BEAUMAT. CHAIS. 2, , 21
a42 LE MAPJAGE DE FIGARO.
LE COMTE
Hé ! qni donc ?
r.A COMTESSE.
A peine osé-je le nommer 1
LE COMTE, furieux. Je le tuerai.
LA COMTESSE
Grands dieux!
LE COMTE
Parlezdonc.
LA COMTES SE
Ce jeune... Chérubin...
L£ COMTE
Chérubin! L'insolent 1 Voilà mes soupçons et le billet expliqués.
LA COMTESSE, joignant les mains.
Ah î monsieur, gardez de penser...
LE COMTE, frappant du pied.
Je trouverai par-tout ce maudit page! (Haut.) Allons, madame, ouvrez; je sais tout maintenant. Tous n'auriez pas été si émue en le congédiant ce matin ; il seroit parti quand je l'ai ordonné; vous n'auriez pas mis tant de fausseté dans votre conte de Suzanne; il ne se seroit pas si soigneusement «aché , s'il n'y avoit rien de criminel. L A c o m't esse.
Il a craint de vous irriter en se montrant. ^ LE COMTE, Lors de lui , crie au caLinet. Sors donc, petit malheureux!
LA C0 3iT£SSEle prenj à Lras le corps, eu l'éloignant. Ah! monsieur, monsieur, votre colère me fait trembler pour lui. ^S'en croyez pas un injuste soupçon, de grâce; et que le désordre ou vous l'alJez trouver...
LE comte.
Du désordre!