‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 151 sur 237 · ACTE II, SCENE XX. 25r · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XX. 25r

Il nV a plus rien à cacher, Figaro ; le badinage

est consommé,

FIGARO, cherchant à deviuer.

Le badinaire... est consommé ?

LE C G MT E

Oui, consommé. Qne dis- tu là-dessus?

FIGARO

Moi! je dis... qne je A^oudrois bien qu'on en pût dire autant de mon mariage ; et si vous l'ordonnez..,.

LE COMTE

Tu conviens donc enfin du billet.-*

FIGARO. '

Puisque Madame le veut , que Suzanne le veut, que vous le voulez A'Ous-même , il faut bien que je le Tcuille aussi : mais à votre place, en vérité , Monseigneur, je ne croirois pas un mot de tout ce que nous vous disons.

LE COMTE

Toujours mentir contre l'évidence ! A la fin , cela mïrrite.

LA c o M TESS E , en riaut.

Eh, ce pauvre garçon ! pourquoi voulez-vous, monsieur, qu'il dise une fois la vérité.^ FIGARO, lias , à Suzanne.

Je l'avertis de son danger; c'est tout ce qu'un honnête homme peut faire.

SUZANNE, bas.

As-tu vu le petit page ?

FIGARO, bas.

Encore tout froissé. :

SUZANNE, Las.

Ah , pécaire !

LA COMTESSE

Allons, monsieur le Comte, ils brûlent de s'unir :

leur impatience est naturelle ! Entrons pour la cérémonie.

LE COMTE, à part.

Et Marceline , Miirceline... (Haut.) Je voudrois être... au moins vèta.

LA COMTESSE

Pour nos gens ! Est-ce que je le suis?

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