ACTE III, SCENE V
FIGARO, à part.
Les amours de monsieur Bazile?
...Et voyons ce que nous ferons de la jeune.
FIGARO, à part.
Ah ! ma femme , s'il vous plaît.
LE c o M T E se retourne.
Heim.^ quoi.^ qu'est-ce que c'est.'*
FIGARO s^avauce. ' '
Moi, qui me rends à vos ordres.
Et pourquoi ces mots ?
FIGARO
Je n'ai rien dit.
LE COMTE répété.
«Ma femme, s'il vous plait.'' »
C'est... la fin d'une réponse que je faisois : « allez le dire à ma femme , s'il vous plaît. » LE C o M T E se promené.
« Sa femme...! » Je voudrois bien savoir quelle affaire peut arrêter monsieur , quand je le fais appeler.''
FIGARO, faignant d'assurer son lialii'iîement. Je m'étois sali sur ces cuuclies eu tombant ; je me cLangeois.
Faut-il une heure .'*
FIGARO
Il faut le temps.
L E CO MTE.
Les domestiques ici... sont plus longs à s'habiller que les maîtres !
FIGARO
C'est qu'il n'ont point de valets pour les y aider.
LE COMTE
... Je nai pas trop compris ce qui vous avoit forcé tantôt de courir un danger inutile, en vous jetant...
FIGARO
Un danger .' ondiroit que je me suis engouffré tout vivant...
Essayez de me donner le change en feignant de le prendre; insidieux vaiet ! vous entendez fort bien que ce n'est pas le danger qui m'inquiète , mais le motif.
FIGARO
Sur un faux avis, vous arrivez furieux, renversant tout, comme le torrent de la Motena ; vous ciierchez un homme , il vous le faut, ou vous allez briser les portes, enfoncer les cloisons! je me trouve là par hasard, qui sait dans votre emportement si... LE COMTE, iuterrompaut.
Vous pouviez fuir par l'escalier.
FIGARO
Et TOUS, me prendre au corridor.
LE COMTE, eu colère.
Au corridor! (à part). Je m'emporte ,et nuis à te que je veux .savoir.
FIGARO, à part.
"Voyons-le venir , et jouons serré.
LE c o M T £ , railouci.
Ce n'est pas ce que je vonlois dire, laissons cela. J'avois... oui . j'avuis quflqn'envie de t emmener à Londres, courrier de dépèches... mais toutes réflexions faites...
FIGARO
Monseigneur a changé d'avis ?
LE COMTE
Premièrement, tu ne sais pas l'anglais.