TROISIEME COUPLET
Tous les matins ici d'une voix tendre Je cbanter;ii mon amour sans espoir ; Je bornerai mes plaisirs à vous voir ; Et puissiez-vous en trouver à m'entendre !
FIGA.R0.
Oh, ma foi! pour celtii-ci... ! (Il s'upjiroclie et L'iise le bas de IhaLit de son niuître. ) L E r, G M T F .
Figaro ?
58 LE RARBlEPv DE SEYILLE.
FIGARO
Excellence ?
LE COMTE
Crois-ta que l'on m ait entendu ?
R O s I >' t , en dedans , chante.
Air du Maître en drçit.
Tout me dit que Lindor est cbarmant Que je dois l'aimer constamment...
( On entend une croisée qui .se ferme avec Lruit.)
FIGARO
Croyez-vous qu'on vous ait entendu cette fols ?
T. E COMTE
Elle a fermé sa fenêtre; quelqu'un apparemment est entré chez elle.
FIGARO
Ah , la pauvre petite ! comme elle tremble en chantant î Elle est prise , Monseigneur. L E c o M T E .
Elle se sert du raoven qu'elle-même a Indiqué : « Tout me dit que Lindor est cbarmant ». Que de grâces 1 que d'esprit !
FIGARO
Que de ruse î que d'amour !
LE COMTE
Crois-tn qu'elle se donne à moi , Figaro .'
FIGARO
Elle passera plutôt à travers cette jalousie que d'y manquer.
LE COMTE
C'en est fait , je sui.s a ma Rosine... pour la yie.
FIGARO
Vous oubliez , Monseigneur, qu'elle ne vous entend plus.