‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 19 sur 237 · TROISIEME COUPLET · texte numérisé non relu

TROISIEME COUPLET

Tous les matins ici d'une voix tendre Je cbanter;ii mon amour sans espoir ; Je bornerai mes plaisirs à vous voir ; Et puissiez-vous en trouver à m'entendre !

FIGA.R0.

Oh, ma foi! pour celtii-ci... ! (Il s'upjiroclie et L'iise le bas de IhaLit de son niuître. ) L E r, G M T F .

Figaro ?

58 LE RARBlEPv DE SEYILLE.

FIGARO

Excellence ?

LE COMTE

Crois-ta que l'on m ait entendu ?

R O s I >' t , en dedans , chante.

Air du Maître en drçit.

Tout me dit que Lindor est cbarmant Que je dois l'aimer constamment...

( On entend une croisée qui .se ferme avec Lruit.)

FIGARO

Croyez-vous qu'on vous ait entendu cette fols ?

T. E COMTE

Elle a fermé sa fenêtre; quelqu'un apparemment est entré chez elle.

FIGARO

Ah , la pauvre petite ! comme elle tremble en chantant î Elle est prise , Monseigneur. L E c o M T E .

Elle se sert du raoven qu'elle-même a Indiqué : « Tout me dit que Lindor est cbarmant ». Que de grâces 1 que d'esprit !

FIGARO

Que de ruse î que d'amour !

LE COMTE

Crois-tn qu'elle se donne à moi , Figaro .'

FIGARO

Elle passera plutôt à travers cette jalousie que d'y manquer.

LE COMTE

C'en est fait , je sui.s a ma Rosine... pour la yie.

FIGARO

Vous oubliez , Monseigneur, qu'elle ne vous entend plus.

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