I. E COMTE, en colère
Hé bien , madame ?
T. A COMTESSE
Hé bien , monsieur? Vous me vovez plus surprise que vous , et pour le moins aussi fâchée.
LE COMTE
Oui ; mais tantôt , ce m «tin ?
LA COMTESSE
Je serois coupable, en effet , si je dissimulois encore. Il étoit descendu chez moi. Nous entamions le badinage que ces enfants viennent d'achever ; vous nous ave/, surprises l'habillant : votre premier mouvement est si vif! il s'est sauvé , je me suis troublée , l'effroi général a fait le tf^ste.
LE COMTE, avec Jépit , à Chérubin.
Pourquoi n'f tes-vous pas parti ?
CHÉRUEiîf, ôtant son chapeau brusquement.
Monseigneur...
LE COMTE
Je punirai ta désobéissance.
FANCHETTE, étourdiment.
Ah! Monseigneur, entendez-moi. Toutes les fois que vous venez m'e m brasser , vous savez bien que vous dites toujours : « Si tu veux m'aiamer, petite Fanchette , je te doanerai ce que tu « voudras. »
LE COMTE, rougissaat.
Moi ! j'ai dit cela ?
FANCHETTE
Oui, ^Monseigneur. Au lieu de punir Chérubin , donnez-le-moi en mariage , et je vous aimerai à la folie.
LE COMTE, à part.
Etie ensorcelé par un page !