ACTE I Y, SCENE IX. 3i
i.'alguazii., i,ks prud'hommes, erid'oisoîï.
LES PAYSANS ET PAYSAIfNES eu babil de fêle.
UECX j£t;>'ES FILLES portant lu toque virginale a plumes blancbes.
DEC5. AUTRES, le voile blanc,
DEUX AUTRES , les ganls et le bou<juet de côte.
A.>'TO?îiO donne la maiu à Suzanne, comme étant celui tfui la marie à Figaro.
d'autres JEU5ES FILLES portent uue autre toque, un autre voile, un autre Jjouquet blanc, seiuJjlable aux premiers, pour Marceline.
FIGARO donne la main à Marceline, comme celui qui doit la remettre au docteur, lequel ferme la marcbe, un gfos bouquet au côté. Les jeunes filles, en passant devant le Comte, remettent à ses valets tous les ajustements dc-tiués il Suzanne et à Marceline.
LES PAYSAKS ET PAYSANNES s'étant rangés sur deux colonnes à cbaque coté du salon, ou dajise une reprise île fandango avec des castigncttes : puis on 'oue la ritournelle du duo, pendant laquelle Antonio conduit Suzanne au Comte; elle se met à genoux devant lui.
Pendant que le Comte lui pose la toque, le voile, et lui donne le bouquet, deux jeunes filles cbantent le duo suivant.
Jeune épouse, chantez les bienfaits et la gloire
D un maître qui renonce nnx droits qu'il eut sur vous:
Prcieiaat au plaisir la plus noble victoire.
Il vous rend chaste et pure aux. ju a ius de votre époux.
SUXASXE est à genoux, et, pendant les derniers vers du duo, elle tire le Comte par son manteau et lui montre le billet quelle tient: puis elle porte la main qu'elle a du côté des spectateurs , à sa tète , où le Comte a Tair d'ajuster sa to<{ue , elle lui donne le billet.
LE COMTE le met furtivement dans .son sein; on atbeve de cbanter le duo ; la fiancée se relevé, et lui fait uue çraude révérence.
ftEAUMARCHATS. 2. 1']
3i4 LE MARIAGE DE FIGARO.
tiGARO vient la recevoir des mains du Comte, et se relire avec elle à Tautre côté du salon, près de Maiceliue.
( On danse une autre reprise Ju f^iuJango, pendant ce temps. )
LE COMTE pressé de lire ce qu'il a reçu, s'avance au Lord du théâtre, et tire le papier de son sein ; mais en le sortant il fait le geste d'un homme qui s'est cruellement piqué le doigt; ille secoue, le presse, le suce; et, regardant le papier cacheté d'uue épiugle, il dit:
LE COMTE
(Pendant qu'il parle, ainsi que Figaro, l'orchestre joue
pianissimo. )
Diantre soit des femmes, qui fourent des épingles partout! (Il la jette à terre, puis il lit le Lillet et le jjaise. )
FIGARO qui a tnutvu, dit à sa mère et à Suzanne:
C'est un billet doux qu'une fillette aura glissé dans sa main eu passant. Il étoit caclieté d'uue épiugle , qui l'a outrageusement piqué. (La danse reprend : le Comte qui a Iule hiUet le retourne; ilj voit l'invitation de renvoyer le cachet pour répouse. Il cherche à terre, et retrouve enfin Fépingle , qu'il atiache à sa manche. ) FIGARO, à Suzanne et Marceline.
D'un objet aimé tout est cher. Le voilà qui ramasse l'épingle. Ah ! c'est une drôle de tète! ( Pendant ce temps, Suzanne a dessigucs d'intelligence avecla Comtesse. La danse finit, la ritournelle du duoretonimencp. Figaro comluit Marceline au Comte, ainsi qu'on a conduit Suzanne; à Tinstant où le Comte prend la toque, et où l'on va chanter le duo , on est interrompu par les cris suivants : ) l' HUISSIER, criant à la porte.
Arrêtez donc, messieurs, vous ne pouvez entrer tous... Ici les gardes, les gardes! (Les gardes vont vite à cette porte. )