‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 223 sur 237 · ACTE Y, SCEXE VU · texte numérisé non relu

ACTE Y, SCEXE VU

î'or promis pour le rachil du droit que je n'ai pins sur le délicieux mouient que tu m'accordes. M.iis oûmiue la giace que tu daignes v mettre est sans prix , j'y joindrai ce brillant , que tu parleras pour l'aniour de moi. ;

LA. COMTESSE, une révérence.

Suzanne accepte tout.

Oa n'est pas plus coquine que cela.'

s U Z A Tv N E , à pari . "

Voilà de bon bien qui nous arrive. -

LE c o 11 T E , à part. .^ ,

Elle est intéressée ; tant mieux. "•

LA C0 3ITESSE regarde au fond. ' *

Je vois des flimbeaux.

LE c o :m T E .

Ce sont les apprêts de ta uoce. Entrons-nous un moment dans l'un de ces pavillons, pour les laisser passer .•* »

LA COMTESSE

Sans lumière.^ : ' ■ '

LE COMTE l'entraîne doucement.

A quoi bon ? nous n'avons rien à lire.

FIGARO, à part. • • "

Elie y va , ma foi I je m'en doutois. ( Il s'avance.)

LE COMTE gi-ussit >^a voix en se retôurnont Qui passe ici ?

FIGARO, en colère. ; î Passer ! on vient exprès.

LE COMTE, Las , à la Comtesse.

C'est Figaro...! (11 s' enfui'.)

Je vous suis. ( Elle entre dans le pavillon à sa droite , pendant que le Comte se perd dans le liois, au fond.)

SCE^'E VIII

FIGARO. S U Z A IN N E , clans l'obscurité'.

F I G i. Pi O chercae à voir où vont le Comte et la Comtesse, quil preuil pour Suzanne.

Je n'entends plus rien ; ils sont entrés ; m'y voilà. (D'un ton altéré.) Vous autres époux maladroits , qui tenez des espions à gages, et tournez des mois entiers autour d'un soupçon, sans Tasseoir; que ne m'imitez-vous ? Dès le premier jour, je suis ma femme , et je l'écoute ; en un tour de main on est au fait ; c'est charmant , plus de doute ; on sait à quoi s'en tenir. ( Marchant vivement,) Heureusement que je ne m'en soucie guère , et que sa trahLson ne me fait plus rien du tout. Je'les tiens donc enfin. SXJ z x:^ y £ , qui s'est avancée doucement dans l'oLscurité,

à part.

Tu vas paver tes beaux soupçons. (Du ton de\oix de la Gomte.s>e. ) Qui va là ?

FIGARO, extravagant.

Qui 'va la ? Celui qui voudroit de bon cœur que la peste eàt étouffé en naissant...

s T? z A >' >' £ , du ton de la Comtesse. Hé mais, c'est Figaro .'

FIGARO regarde et dit vivement.

Madame la Comtesse .'

s DZ A îî >• E.

Parlez bas.

FIGARO, vite.

Ah , Madame ! que le ciel vous amené à propos I Oii croyez-vous qu est Monseigneur .•*

Que m'importe un ingrat ? Dis-moi...

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