ACTE Y, SCEXE VU
î'or promis pour le rachil du droit que je n'ai pins sur le délicieux mouient que tu m'accordes. M.iis oûmiue la giace que tu daignes v mettre est sans prix , j'y joindrai ce brillant , que tu parleras pour l'aniour de moi. ;
LA. COMTESSE, une révérence.
Suzanne accepte tout.
Oa n'est pas plus coquine que cela.'
s U Z A Tv N E , à pari . "
Voilà de bon bien qui nous arrive. -
LE c o 11 T E , à part. .^ ,
Elle est intéressée ; tant mieux. "•
LA C0 3ITESSE regarde au fond. ' *
Je vois des flimbeaux.
LE c o :m T E .
Ce sont les apprêts de ta uoce. Entrons-nous un moment dans l'un de ces pavillons, pour les laisser passer .•* »
LA COMTESSE
Sans lumière.^ : ' ■ '
LE COMTE l'entraîne doucement.
A quoi bon ? nous n'avons rien à lire.
FIGARO, à part. • • "
Elie y va , ma foi I je m'en doutois. ( Il s'avance.)
LE COMTE gi-ussit >^a voix en se retôurnont Qui passe ici ?
FIGARO, en colère. ; î Passer ! on vient exprès.
LE COMTE, Las , à la Comtesse.
C'est Figaro...! (11 s' enfui'.)
Je vous suis. ( Elle entre dans le pavillon à sa droite , pendant que le Comte se perd dans le liois, au fond.)
SCE^'E VIII
FIGARO. S U Z A IN N E , clans l'obscurité'.
F I G i. Pi O chercae à voir où vont le Comte et la Comtesse, quil preuil pour Suzanne.
Je n'entends plus rien ; ils sont entrés ; m'y voilà. (D'un ton altéré.) Vous autres époux maladroits , qui tenez des espions à gages, et tournez des mois entiers autour d'un soupçon, sans Tasseoir; que ne m'imitez-vous ? Dès le premier jour, je suis ma femme , et je l'écoute ; en un tour de main on est au fait ; c'est charmant , plus de doute ; on sait à quoi s'en tenir. ( Marchant vivement,) Heureusement que je ne m'en soucie guère , et que sa trahLson ne me fait plus rien du tout. Je'les tiens donc enfin. SXJ z x:^ y £ , qui s'est avancée doucement dans l'oLscurité,
à part.
Tu vas paver tes beaux soupçons. (Du ton de\oix de la Gomte.s>e. ) Qui va là ?
FIGARO, extravagant.
Qui 'va la ? Celui qui voudroit de bon cœur que la peste eàt étouffé en naissant...
s T? z A >' >' £ , du ton de la Comtesse. Hé mais, c'est Figaro .'
FIGARO regarde et dit vivement.
Madame la Comtesse .'
s DZ A îî >• E.
Parlez bas.
FIGARO, vite.
Ah , Madame ! que le ciel vous amené à propos I Oii croyez-vous qu est Monseigneur .•*
Que m'importe un ingrat ? Dis-moi...