‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 54 sur 237 · B A R 1 HO LO · texte numérisé non relu

B A R 1 HO LO

Ma chère Rosine , un peu de cette eau spirituense.

ROSINE

Je ne veux rien de von.s ; laissez-moi. t '

BA RTH o LO.

Je conviens que j'ai montré trop de vivacité sur ce billet.

ROSINE

Il s'agit bien du billet. C'est votre façon de demander les choses qui est révoltante.

BARTHOLOjà geuoux.

Pardon: j'ai bientôt senti tous mes torts ; et tu rue vois à tes pieds prêt à les réparer.

ROSINE

Oui , pardon , lorsque tous croyez que cette lettre ne vient pas de mon cousin.

Qu'elle soit d'un autre ou de lui , je ne veux aucun éclaircissement.

ROSINE , lui présentant la lettre.

Vous voyez qu'avec de bonnes façons on obtient tout de moi. Lisez-la.

BARTHOIiO.

Cet honnête procédé dissiperoit mes soupçons , si j'étois assez malheureux pour en conserver.

ROSINE

Lisez-la donc, monsieur.

BARTHOLO se retire.

A Dieu ne plaise que je te fasse une pareille in-

j ure .'

ROSINE

Vous me contrariez de la refuser.

BARTHOLO

Reçois , en réparation , cette marque de ma parfaite confiance. Je vais voir la p:îuvre Marceline , .que ce Figaro a, je ne sais pourquoi , saignée du pied : n'y viens-lu pas aus.si ?

J'y monterai dans un moment-

EARTHOLO.

Puisq^ue la paix est faite , mignonne, donne-moi ta main. Si tu pouvois m'aimer, ah ! comme tu serojs heureuse !

ROSINE, b .lissant les veux.

Si vous pouviez me plaire , ah ! comme je vous tfimeroisi

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