‹ vres choisies de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 8 sur 237 · LE C 05IT F · texte numérisé non relu

LE C 05IT F

Dans les hôpitaux de l'armée ?

FIGARO

Non : dans les har;is d'Andalousie.

LE c O 51 T £ , riant.

Beau début ! > "

FIGARO

Le poste n'étoit p;is mauvais ; parcequ'ayant le district des pansements et des drOjjues , je vendois oavent aux hommes de bonnes ^médecines de cheval...

Qui tuoient les sujets du roi ?

Ah! ah! il n'y a point de remède universel.; mais qui n'ont pas laissé de guérir quelquefois des Galiciens ., des Catalans , des Auvergnats.

LE COMTE

Pourquoi donc Fas-tu quitté ?

FIGARO

Quitté.' C'est bien lui-même ; on m'a desserAi auprès des puissances :

L'Envie aux doigts crochus , au teint pâle et livide. ..

LE CO M TE

Oh , grâce ! grâce, ami! Est-ce que tu fais aussi des vers ? .le t"ai vu là griffonnant sur ton genou , et chantant dès le matin.

FIGARO

Voilà précisément la cause de mon malhenr, Excellence. Quand on a rapporté au nuoistre que je faisois, je puis dire assez joliîneTit, des bouquets à Cloris , que j'envoyois des énigmes aux journaux , qu'il couroit des madrigaux de ma façon ; en uu mot , quand on a su que j'étois imprimé tout vif, il a pris la chose an tragique , et m'a fait ôter mon

; emploi , sous prétexte que l'amour des lettres est

l incompatible a^vec les f ft'aires.

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