‹ vres choisies de BeaumarchaisChapitre 10 sur 200 · ACTE I, SCENE I. g · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE I. g

Teconnoissance! Celte luiisique u'esl-elle pas plus piquante, plus variée?

MÉr. Ac F 1 L s, ni('coii1cnt.

Piquante , variée , délicieuse^ C'est le Leau Saint- Alban qui vous l'a choisie à Paris.

PAULINE

Et toujours Saint-Alban .'' vous êtes bien étrange! Yotre souverain bonheur seroit que personne ue m'aimât.

MÉI.AC FILS.

Je ne serai donc jamais heureux.

Vous voudriez... qu'on ne pût me souffrir.

ÏMÉI.AO FILS.

Je ne désire point l'impossible.

PAULINE, gaieiiioiit.

Hé! il ne faudrc ut pas trop vous presser pour TOUS le^faire avouer ingénument.

MÉLAC FILS

Non ; mais il est assez simj)le que je uaime point Tin homme cpii afiicbe des sentiments ponr vous.

PAULINE

Pour le venger de cet humeur, vous accompagnerez sa favorite.

MÉLAC FILS

Oh ! non. ( il pose le violun sur une chaise.) PAULINE.

Vous mt refusez.''

MÉLAC FIL s.

J'aime mieux demander pardon de tout ce que j'ai

illt. ; Il se met à genoux. )

PAULINE

Et moi je le veux.

C'est une tyrannie.

lo LES DEUX AMIS.

PAULINE^ plaisantant.

Oljéissez , ou jç ne vous appelle plus mon frère. MÉlac fils, d'un air hv[iorrite , en se rrlevanl . Sijce nom vous déplaît , vous avez an autre moyea de m'y faire renoncer.

PAUI, l.\£. i;

Et c'est?

MÉLAC FILS

De m'en permettre un plus doux.

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