M A D A SI E MURER
où le prendre.''
EUGÉNIE
Mou cousin dit qu'il est à Londres,
MADAME MURER
Mais il ne sait pas que nous y sommes.
EUGÉNIE, Laissant les jeux.
Milord Clarendon ne jiourroit-il pas... ?
MADAME MURER, d'uii ton de'daigneux.
Le cher lord! Ah, oui. Si monsieur lui fait la gf.ice d'accepter ses services.
LE BARON, lui rendant fou air.
Ma loi , ce seioit ma dernière ressource. Donne-
i8o EUCtENIE.
moi la lettre , Kurjénie. ( il lit Ijas. ) Diable ! (il lit iimt haut.) «Quand il ne réussiroit pas à le jierdj-e , ■' avertissez sir Charles d'être toujours sur ses gar- « des ; le colonel a la réputation de se défaire des
« gens par toutes sortes de voies > Bon ; cela ne
peut pas être ; un ofiîcier...
MADAME MURER
Cet événement me ramené à ce que je vous disois tantôt, monsieur : si , au lieu de destiner votre Hlle à un vieux militaire sans fortune, vous trouviez bon que l'on eût pour elle des vues plus relevées. Les protections aujourdhui...
LE B A R 0 îî.
Nous V voilà encore. Ma sœur, une bonne fois pour toutes , alîn de n'y jamais revenir, vous aimez les lords, les gens de haut parage , et moi je les déteste. Ma lille m'est trop chère pour la sacrifier à votre vanité et la rendre malheureuse.
MADAME MURER
Et pourquoi malheureuse.-*
Est-ce que je ne connois pas vos petits grands seigneurs .'' Voyez-les dans les unions même les plus égales pour la fortune : une fille est uiariée aujourd'hui , trahie demain , abandonnée dans quatre jours; rinlldélifté, l'oubli,).! galanlerie ouverte , les ex( es les plus condamnables ne sont qu'un jeu pour eux. Mientôt le désordre de la conduite entraîne celui des affaires; les fortunes se dissipent , les terres s'engagent , se vendent ; encore, la perte diS biens est-elle souvent le moindre des maux qu'ils font partager à leurs malheureuses compagnes.
Mais quel rapport ce tableau, faux ou vrai, a-t-il à l'objet que nous traitons ? Yous faites le procès k