I. E BARON
,En quel lieu loge-t-il .''
LE c A r I T A I \ E .
Ma foi , je n'en nais rien ; mais je lui ai faîi jmomettre de me venir voir. J'arrangerni son affaire ; j'ai quelque crédit, comme vous savez.
MADAME MURER, didaigiictiscmeiit.
La seule chose dont nous ayons besoin ,cst justement celle que monsieur ignore.
I, E C A P ITA I NE
Mais, madame, je n'ai pas pu le prendre à la gorge pour lui faire déclarer sa demeure ; et , pu lisant tont-à-rhenre le billet du baron, je croyois de bonne foi le rencontrer ici.
MADAME M U R E R
Cela est d"autant plus malheureux . que . dans le besoin oii il est d'un protecteni-, nous en avons nu qui peut l)eaucoup auprès du ministre.
Ob ! ce pay.s-ci est tout plein de gens qui fout profession de pouvoir plus qu'ils ne peuvent réellement. Quel est-il ? ,1e vous dirai bientôt...
MADAME MURER, déJuigueuscincnt .
Ce n'est que le comte Clareudon.
LE CAPITAINE
Le neveu de milord duc ?
MADAME MURER
Pas davant.nge.
I, E CAPITAINE
Je, le crois. Son oncle l'idolâtre : il est fort de mes amis. Je me charge , si vous voulez..,
i36 EUGENIE.
MADAME MURER, d'un air vain.
Il me fait aussi l'bonaeur d'être un peu des miens.
C'est lui qui nous loge.
LE r, A r I T A I N E ,
Vous avez raison. Je legarilois eu entrant.... Mais ce valet a détourné mon attention.... Eh, parbleu ! c'est un liomuie à lui. .le disois Lieu... .le reconuois tout ceci. Nous avons fait quelquefois de jolis soupers dans ce salon : c'est, comme il l'appelle à la française, sa petite maison.
MADAME MURER, fiérciueilt.
Petite maison , monsieur .^