ACTE II, SCENE XII
I, E CAPITAINE
Le plus grand mariage d'Angleterre : la fîUe du 0 mte de Winchester : un gouvernement que le roi daune au jeune lord en présent de noces. Mais c'est une oliose publique et que tout Londres sait. EUGÉNIE, à part.
Dieux ! où me cacher .'*
.Te vais gager qu'il n'y a pas un mot de vrai à tout cela.
LE CAPITAINE
Quoi ! sérieusement ? Dès que madame nie les faits , je n'ai plus rien à dire.
LE BARON
Il est vrai , capitaine , qu'il s en est beaucoup défendu tantôt.
LE CAPITAINE
Mais moi qui passa ma vie avec son oncle , moi qu'on a consulté sur tout : ce sera comme il vous plaira, au reste. Ainsi donc les livrées faites, les carrosses et les diamants achetés , l'hôtel meublé , les articles sisraés , sont autant de chimères ?
EUGENIE, a part.
Ah , malheureuse !
LE BARON
Mais , ra.i sœur, cela me paroît assez positif : qu'avez-vous à répoudre ?
MADAME MURER
Qtie monsieur a rêvé tout ce qu'il dit. Parce que je sais de très bonne j)art, moi, que le Comte a d'autres engagements.
LE CAPITAINE
Ab ! oui. Quelque illustre infortunée dont il aura ajoutéla conquèlcàla liste nombreusede sesbonnes fortunes. Nous connoissons J'hopime. Je me souviens effectivement d'avoir entendu dire qu'un goût pro-
iSS EUGENIE.
vincial l'avoît tenu quelque temps éloigné de la capitale.
MADi.M£ MCRER, déilaigneusemcnt.
Un goût provincial ?
LE BAROTî, riant.
Quelque jeune innocente à qui il aura fait faire des découTertes, et dont il s'est amusé, apparemment ?
LE CAPITAINE
Voilà tout.